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Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Energie » Si nécessaire, l’Europe assumera seule le réacteur thermonucléaire ITER !
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Si nécessaire, l’Europe assumera seule le réacteur thermonucléaire ITER !

ITER, le projet de réacteur thermonucléaire expérimental international, n’a toujours pas de site de construction, faute d’un accord entre les 6 pays qui doivent assurer son financement (Union européenne, Japon, Chine, Russie, Corée du Sud et Etats-Unis).

Depuis la dernière réunion (9 novembre) les rencontres et tractations se multiplient pour parvenir un accord sur le lieu de construction. Si les européens, les chinois et les russes souhaitent une implantation en France, les 3 autres pays se prononcent en faveur d’une implantation au Japon. La volonté européenne d’imposer la construction de ITER, sur son territoire, repose notamment sur l’expérience française en matière de nucléaire et sur la contribution que l’Europe apporte au projet.

Le coût de construction d’ITER, à Cadarache en France, est estimé à 4,570 milliards d’euros. Dans le cadre d’une construction avec les 6 parties pressenties, l’Europe assumerait un maximum de 50% du budget, soit 2,285 milliards d’euros, dont 1,828 milliards à la charge du budget communautaire. La France, pays hôte, mettrait pour sa part largement la main au portefeuille avec plus de 900 millions d’euros. Au final, en intégrant le coût de l’exploitation le budget total avoisine 10 milliards d’euros sur 35 ans.

A la veille de la réunion du 26 novembre, l’Europe fait monter la pression en laissant entendre qu’en l’absence de consensus, notamment avec le Japon, elle pourrait prendre en charge le dossier en engageant la construction d’ITER dans le cadre d’un partenariat aussi large que possible. Toutefois, officiellement l’Europe propose au Japon de bénéficier de conditions favorables reflétant sa contribution particulière au projet ITER. En outre, l’Union européenne pourrait contribuer à d’autres initiatives de recherche dans le domaine de la fusion, au Japon, pour compléter le projet ITER dans le cadre d’une approche élargie de la maîtrise de l’énergie de fusion.

Si ITER sera le 2ème plus grand projet de recherche international, après la station spatiale internationale, son objectif a pour but de permettre à l’humanité de s’approcher du modèle de production d’énergie du soleil. Néanmoins, la production d’énergie par fusion se heurte à 2 obstacles importants et aujourd’hui sans réponse. La fusion a besoin de tritium, un élément très rare qui devra, en pratique, être fabriqué à partir des neutrons émis par le réacteur, mais ce procédé n’a jamais été testé et ne le sera pas sur ITER. La 2ème difficulté découle de la 1ère, à savoir que l’on ne connaît pas de matériaux capables de résister au bombardement de neutrons dû à la fusion, ici encore le réacteur expérimental n’apportera pas de réponse.

En tant que projet de recherche, si ITER a de quoi soulever l’enthousiasme des scientifiques, concrètement il ne sera jamais en mesure de reproduire sur Terre l’énergie des étoiles, en n’expérimentant qu’une partie de la technologie nécessaire, d’où l’appel européen, en direction des japonais, pour compléter le projet ITER et se rapprocher un peu plus d’une source d’énergie quasi-illimitée.

Pascal Farcy

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