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Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Energie » Première : l’impact visuel concourt à l’annulation d’un permis éolien
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Première : l’impact visuel concourt à l’annulation d’un permis éolien

Le permis de construire d’un parc éolien de 8 éoliennes d’une puissance de 1,5 mégawatt (MW) pour 126 m de hauteur chacune, a été annulé début novembre par le tribunal administratif de Lyon pour, entre autres, des raisons esthétiques. Si l’annulation du permis de construire d’un parc éolien n’est pas une première, en revanche l’argumentaire, qui repose en partie sur des raisons esthétiques, l’est et pourrait ouvrir la porte à la remise en cause de nombreux permis.

Situé dans le département de l’Ain, le site pressentit pour l’installation de cette ferme éolienne ne bénéficie d’aucun classement quant à son caractère patrimonial et/ou naturel. Ainsi, après les conclusions favorables de l’enquête publique, qui couvre les communes d’implantation et celles situées en périphérie, une étude d’impact environnemental sans plus de souci (à l’exception du constat d’une ‘légère perte d’habitat pour la faune’) et l’accord de la commission départementale des sites et paysages (par 10 voix contre 3), le préfet de l’Ain a accepté le 20 mars 2006 le permis de construire présenté par la société Erelis Enel (1) pour implanter 6 éoliennes sur une ligne de crête située sur le territoire des communes de Prémillieu, Virieu-le-Grand et Armix.

Mais alors que rien ne semblait plus s’opposer à l’implantation du parc éolien, dit de la forêt de la Ravière, et qu’une convention avait été signée entre Erelis Enel, l’ONCFS (Office National de Chasse et de la Faune Sauvage) et la FRAPNA (la fédération de protection de la nature de la région), pour compenser la perte des 5 000 m2 de pelouse ouverte par l’ouverture de 25 000 m2 de milieux similaires, la commune de Thezillieu et M. et Mme Catherine ont alors engagé une action en justice visant à l’annulation du permis de construire.

C’est sur cette requête, en date du 19 mai 2006, que le tribunal administratif de Lyon s’est prononcé le 4 novembre dernier, en donnant satisfaction aux requérants.

En premier lieu, le juge a remis en cause l’étude d’impact, laquelle avait été effectuée sur la base d’un projet sensiblement différent : 6 éoliennes de 2 MW, au lieu de 8 de 1,5 MW dans le permis accepté. Or, si le projet initial était présenté comme ‘l’implantation idéale du point de vue paysager’, la seule justification de l’extension tenait à la volonté ‘d’arriver à un projet cohérent du point de vue technico-économique’, avec un potentiel de ‘production annuelle qui passerait ainsi de 22 à 24 MGW’. Ce premier motif, selon Arnaud Gossement de France Nature Environnement, serait à rapprocher du principe d’inversion de la charge de la preuve. Cette notion, souhaitée par les associations environnementales et en cours d’ajout à la législation nationale par l’intermédiaire du projet de loi Grenelle 1, prévoit que les décisions publiques susceptibles d’avoir une incidence environnementale significative doivent apporter la preuve qu’une décision alternative moins préjudiciable à l’environnement est impossible à un coût raisonnable.

En deuxième lieu, le tribunal s’est appuyé sur l’article R. 111-21 qui précise, entre autres, qu’un permis de construire peut être refusé lorsqu’il y a atteinte au caractère ou à l’intérêt des paysages naturels. En la matière, le juge a souligné que le site retenu se trouvait en limite d’un ‘paysage rural remarquable et dans un environnement de très grande qualité’. Par ailleurs, relevant l’implantation en ligne de crête, l’alignement des 8 éoliennes exercerait une ‘domination sur le paysage naturel, particulièrement forte’.

A la vue de cette argumentation, Carl Enckell, l’avocat de la commune de Thezillieu, relève que l’argumentaire avancé ne repose pas seulement sur des éléments juridiques, en procédant à ‘un examen particulièrement rigoureux de l’impact paysager du projet (proche d’un bilan coût avantage)’. Un précédent qui pourrait faire jurisprudence si Enel Erelis ne fait pas appel de cette décision.

A l’heure où Jean-Louis Borloo, le ministre de l’écologie, vient de présenter 50 mesures pour promouvoir les énergies renouvelables, qui font la part belle au solaire…, ce jugement apparaît comme un coup supplémentaire porté au secteur de l’éolien en France.

Pascal Farcy
1- Enel Erelis, numéro 2 en Italie, est l’opérateur éolien français du groupe énergétique Enel, un des premiers producteurs d’électricité au niveau européen. A la tête de plus de 700 MW éoliens, installés pour l’essentiel en Europe et sur le continent américain, Enel œuvre actuellement au développement de 1 500 MW supplémentaires.

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commentaires sur cet article - Univers Nature

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Commentaires
patou
29 novembre 2008 - 0 h 00 min

C’est bizarre comme ceux qui s’insurgent contre l’aspect esthétique des éoliennes , trouvent beau ou rassurant les silouhettes des incinérateurs ,des pylones HT , des centrales nucléaires ,des antennes en tout genres….
Cela va dans le sens des autorités qui frènent des 4 fers pour les énergies renouvelables .


serilynpayne
29 novembre 2008 - 0 h 00 min

on a déjà les pilônes, les lignes …etc.. si on peut éviter les éoliennes….


jlg47
30 novembre 2008 - 0 h 00 min

C’est évidement le principe général des opposants de toute nature. Par principe, ce qui est nouveau dérange, surtout si je le vois tous les jours.
Encore une fois, un juge à rejugé et annulé des décisions d’élus. La justice applique donc ses propres lois au lieu de respecter d’appliquer les lois de la république et les décisions du peuple qui les payes. C’est inacceptable.
Au nom de l’esthétique, interdira-t-on demain à certains de sortir de chez eux?
Le bilan carbone de la production électrique en Europe est en progression grâce au écologistes allemands qui ont fait fermer les centrales nucléaire au profit des centrales au charbon et, pire, à la lignite.
Certains français sont aussi co…mplices de cette dégradation. Les éoliennes ne sont après tout que les nouveaux moulins à vents qui ont fait le charme de nos campagnes avant l’électrification générale.


jpj
30 novembre 2008 - 0 h 00 min

Curieux que l’on refuse les parcs d’éoliennes, mais on développe un réseau THT avec des pylônes qui ne sont pas plus esthétiques et des champs magnétiques qui peuvent avoir une influence sur la santé!
Alors qu’un parc d’éoliennes permet une alimentation locale par des lignes souterraines en MT (20kV)
Le seul problème étant la non garantie de disponibilité de cette source.
Mais cela varie fortement selon les sites.
Pour ma part cela devrait être le seul critère d’autorisation


Michel
30 novembre 2008 - 0 h 00 min

je ne comprends pas pourquoi on ne propose pas une contre-partie sur la facture EDF (ou tout autre producteur d’électricité) inversement proportionnelle à la distance habitation / éolienne, par exemple : 10% de remise pour une distance inf à 100m, 5% pour une distance inf à 500m.
Je suis sûr qu »il y aurait moins de détracteurs aux projets éoliens


clodius58
30 novembre 2008 - 0 h 00 min

Bizarre tout de même.Lorsqu’il s’agit de lotissements hideux qui défigurent les paysages dévorent nos prairies et nos espaces naturels – s’étalent à perte de vue,des autoroutes inutiles il n’y a jamais de recours devant les tribunaux administratifs.Les promoteurs immobiliers et sociétés d’autoroutes ont bien entendu d’autres arguments qui séduisent nos élus.


claude reboul
30 novembre 2008 - 0 h 00 min

Holà holà ! Pas d’affolement. Si vous le permettez je vais essayer d’éclairer Patou, jlg47, Michel et Clodius58, sans forcément lancer une polémique de savoir qui a raison et qui a tort. Excusez-moi si je suis un peu long et que la lecture vous prends cinq minutes.
Dans ma région qui n’est pas très éloignée de la région incriminée qu’est l’Ain avec pour paysage les montagnes du Jura, la notre est la Montagne Bourbonnaise située entre Vichy et Roanne. Nous avons le même problème de parc éolien qui va être installé à flancs de montagne. Dans un premier temps, il y aura 8 éoliennes prévues pour l’année prochaine sur 3 communes. Puis sur une dizaine d’autres communes dans un futur très proche. Le parc éolien tablera en définitif entre 50 et 80 de ces engins. Je n’invente rien puisque une réunion d’information à eu lieu le 20 novembre de cette année avec le conseiller général du canton, promoteur du projet et un cabinet d’étude de faisabilité. Alors me direz-vous pourquoi nous sommes contre ce projet ?
D’abord, s’il y a eu deux réunions d’information où la population était conviée, c’était juste pour lui demander qu’elle aménagements elle souhaitait. Mais en aucun cas elle a été consultée pour savoir si elle était pour ou contre ce projet. Et si certains maires ont plongés en voyant les euros tombés dans l’escarcelle de la mairie, eux non plus n’ont pas consulté les citoyens de leur commune. Ce qui est bizarre, c’est que des citoyens lambdas, élus est c’est le cas chez nous, qui ne connaissaient rien de rien avant, d’un seul coup, sont intarissables positivement sur le sujet ou sur d’autres sujets, mais passons sur cet aspect partisan.
A propos de l’impact des éoliennes pour Michel qui parle de pourcentages rétribués en fonction de la distance. D’après des études de scientifiques patentés, la distance minimum préconisée dans un premier temps en attendant d’autres études plus poussées est de 1500 mètres. Car les pales des éoliennes génèrent en plus du bruit qui peut ne plus être audible à 500 m, des ultra-sons et des infrabasses qui ne sont pas audibles par l’oreille humaine. Par contre, elles ont des incidences sur le cerveau car c’est le corps qui les perçoit à votre dépend. Elles peuvent franchir plusieurs km sans qu’on s’en aperçoive.
Ensuite l’impacte visuel. Autant, notre collectif est d’accord à l’unanimité pour que les parcs d’éoliennes se situent dans les plaines de grandes cultures, comme la Beauce et ses immensités de blé, la Marne et la Haute Marne pour ses betteraves, le nord et ses pommes de terre, la Vendée et son maïs, ces endroits, sont de grands déserts verts, sans forêts où les villages sont distants de 10 km entre eux minimum.
Dans un paysage de montagne, l’impact est tout autre. La montagne est un paysage changeant dès qu’on déplace son regard. Elle est majestueuse et procure un calme intérieur à ceux qui la visionne. Si on y place une éolienne, la rotation des pales exerce un effet hypnotique et capte le regard en permanence. La rotation exerce également un effet stroboscopique du fait du décalage des pales blanches et de l’ombre foncée. Ce n’est pas moi qui invente tout ça.
Notre Montagne Bourbonnaise, avec ses nombreux gites, ses chemins de randonnées, sa petite station de ski, ses forêts, ses lacs, ses églises romanes du 11ème et 12ème siècle seraient sacrifiés par cette profusion d’engins tournoyants et bruyants. Alors que toute l’année un tourisme familial vient se déstresser de sa vie urbaine trépidante, vous croyez que dans le futur, ils reviendront arpenter le chemin de St Jacques de Compostelle ou le GR3 entre autre. De plus, depuis de nombreuses années, il y a un projet de classement en parc naturel de la Montagne Bourbonnaise mis a mal par les syndicats paysans et les sociétés de chasse.
En conclusion, nous autres nous ne sommes pas que les habitants ou les propriétaires de la montagne ou des paysages remarquables, nous ne sommes que les modestes gardiens pour les générations futures. Si les 20% de ruraux qui occupent 80% de la superficie du territoire ne défendent pas cette campagne, les 80% de gens des villes, irons où se ressourcer le corps et l’esprit ?
Cette décision du tribunal administratif, donne du baume au cœur à tous les défenseurs de la nature et de l’environnement.
Je vous salue tous amicalement.


lino
30 novembre 2008 - 0 h 00 min

Quoi de plus subjectif que le beau ou le laid ?
J’habite près d’un site éolien (700m) et elles ne me dérangent pas plus que ça. J’irais jusqu’à dire que j’aime les regarder. Selon la direction du vent et l’heure de la journée elles présentent rarement le même visage.
Tant qu’aux nuisances elles sont plus dans la tête de ceux qui ont décider de les haïr un peu comme certains haïssent leur voisin au point que la vue du dit voisin leur gâche la journée. Pour certains le temps apaise pour d’autres (et je les plaint) le temps passant, la haine grandit parfois jusqu’à l’obsession….
Je suis bien sur qu’il y a eu quelques cas comme ça à Millau
Ce qui me rends je plus triste finalement c’est que l’éolien est renouvelable par excellence ce qui en fait UN PASSAGE OBLIGE vers les énergies du futur, mais ce qu’il reste de pétrole d’uranium ou de gaz ne laissera pas facilement la main…


bozo
30 novembre 2008 - 0 h 00 min

Tiens je suis sur internet ; on parle de voiture propre (électrique). Je gaspille le poins possible. Je limite au maximum le gaspillage d’électricité, mais aussi des autres énergies (au boulot, au lieu d’aller chez nos clients/fournisseurs à l’étranger régulièrement, on fait des visio-conférences). Et malgré tout nos efforts quotidiens, ce besoin en énergie va toujours croitre.
Et en même temps on veut laisser à nos enfant une Terre la plus saine possible ! Sacré dilemme !

Les allemands ont banni et diabolisé le nucléaire. Dommage. Certes nous sommes embêtés par les déchets, il y a une solution à trouver, je nomme le nucléaire ennemie public numéro 2.
Pour moi, l’ennemie numéro 1, ce sont les centrales à charbon, qui sont un désastre pour nos paysages, pour surtout pour notre air.

Alors les énergies renouvelables…
C’est bien de toujours être CONTRE. Mais face à ce besoin en électricité, être contre ne suffit pas. Il faut des propositions.
Je constate dans les réactions précédentes que soit vous être contre, soit vous voulez « chez les autres », et si possible en Beauce. Bravo !
Nous sommes tous CONTRE le barrage de la Rance, qui a transformé l’écosystème ;
Nous sommes tous CONTRE les barrages de montagne, qui détruisent des villages ;
Nous sommes tous CONTRE les éoliennes qui changent notre paysage….
Et les panneaux solaire… Une fois installé c’est propre et gratuit, mais la fabrication à grande échelle, c’est quoi le bilan énergétique ? Et le recyclage des panneaux des anciens ?

C’est quoi la Beauce ? Allez-y un peu voir ! Ce fut jadis une plaine immense, un horizon infini, des cultures à perte de vue (on y dit que celui qui monte sur un tabouret voit la mer). Ce n’est pas forcément joli je vous l’accorde. Mais aujourd’hui c’est quoi ? C’est une monstrueuse toile d’araignée gigantesque, un fabuleux maillage de fils de pylônes, quelque soit la direction où vous regardez. En en bordure de cette Beauce, des centrales nucléaires (Chinon, St Laurent des Eaux, Gien). Et il y a des parcs éoliens ! Aussi !

Mais nous avons encore et toujours besoin d’électricité, si on veut demain (et je souhaite que ça vienne très vite) arrêter les centrales à charbon ; et si on veut après demain ralentir les centrales nucléaires… Il faudra bien les remplacer. Et les remplacer par du renouvelable.

Et qu’est ce qui est le moins destructeur d’environnement connu aujourd’hui ? Ah ben oui c’est moins romantique que des moulins à la Alphonse Daudet. Sans doute une centrale gaz, charbon ou nucléaire serait plus romantique ?
Alors que toutes les vallées menant à Grenoble sont irritantes pour la gorge, nauséabondes de chimie, et rendent l’atmosphère opaque, on refuse dans d’autres vallées des éoliennes qui « limitent la vue » ?

J’aspire à un monde propre, dans lequel chacun pourra respirer de l’air sain, tout en jouissant de tout notre confort moderne et nos appareils électriques. Et pour ça, il est la responsabilité de CHACUN, d’accepter sa part d’inconvénient, et ne pas toujours vouloir reporter chez les autres ce qui peut changer notre paysage.
Des éoliennes, ce ne sont « que » des moulins à vents, qui tournent, qui tournent encore, qui ne dégagent ni fumées ni odeurs, qui seront dans 50 ans nos points de repères, comme autrefois les moulins traditionnels, avec peut-être des petits nom (l’éolienne à Gérard, du puits, de la colline aux ânes, du cheval borgne…).

Je ne suis ni de Grenoble, ni de la Beauce, mais si on pouvait rendre les vallées montagnardes moins polluées, et si on pouvait passer le balai et aspirer toutes les toiles d’araignées de la Beauce…
J’aime la mer, j’adore la montagne, j’aime les randos en famille, j’aime tous les paysages de la France, chaque région de France est belle, et aucune ne mérite qu’on y installe, ou qu’on y laisse fonctionner des centrales à charbon, sous prétexte que c’est chez d’autres !
Et chacun de nous doit accepter une mouche dans son paysage, dans son horizon, pour permettre à nos enfants de vivre sainement.


MDKS
30 novembre 2008 - 0 h 00 min

jlg47 « Les éoliennes ne sont après tout que les nouveaux moulins à vents qui ont fait le charme de nos campagnes avant l’électrification générale  »
Je ne le pense pas. Les éoliennes sont des éléments du paysage de taile importante et qui ne doivent pas s’intégrer dans le paysage pour des raisons de sécurité. Ce qui n’était pas le cas des moulins de taille et de construction comparable à celle des habitations.
Par ailleurs éoliennes apportent une pollution visuelle à laquelle il est difficile de se soustraire. Je ne parle pas de l’esthétique des éoliennes qui barre la beauté des paysages et ce même dans les grandes plaines céréalières. Je parle d’une pollution visuelle supplémentaire qui vient du mouvement quasi perpétuel des éoliennes. Les yeux ont besoin d’horizons immobiles tout comme les oreilles ont besoin d’atmosphères silencieuses. Les éoliennes fatiguent comme fatiguent les gifs animés sur un site. Aucune étude n’a été faite en ce qui concerne l’impact de ce bruit visuel et perpétuel, sur les populations qui y sont soumises.


Linotte
1 décembre 2008 - 0 h 00 min

Les éoliennes à axe vertical ne constitueraient-elles pas une bonne alternative ? (une novice en la matière)


VPV
1 décembre 2008 - 0 h 00 min

C’est vrai que c’est tellement laid comparé aux gros pylones électriques tentaculaires qui passent au-dessus de nos têtes, bousillent la santé par leurs émissions électromagnétiques… franchissent les montagnes et défigurent les campagnes.

comme je dis souvent : faut arrêter d’être con.


musico
1 décembre 2008 - 0 h 00 min

Les éoliennes sont bien plus belles à voir qu’un enfant de Chernobyl, on n’a pas besoin de les cacher elles. (J’en ai 5 tout près de chez-moi, elles ne sont pas bruyantes)


claude reboul
2 décembre 2008 - 0 h 00 min

Hélas, il y en a qui n’ont rien compris a la règle du jeu. Ils pensent encore que ces énergies renouvelables comme l’éolien vont remplacer les centrales charbon, et comble de l’hypocrisie ; le nucléaire. Sachez jeunes gens, qu’on a prolongé de plusieurs dizaines d’années la durée maximum d’une centrale nucléaire avec tous les risques que cela suppose en matière d’usure des matériaux. Qu’ensuite, il va s’en construire de nouvelles soi-disantes plus performantes comme l’EPR. Alors, vous allez vous battre contre ces gros machins qui vont nous pêter à la gueule un de ces jours ? Nous avons besoin de plus en plus d’électricité vous dites ? Ne racontez pas des âneries et arrêtez de lire Gala ou Paris-Match et d’avaler les couleuvres de TF1. Nous avons beaucoup trop d’électricité puisque nous en exportons dans les pays de l’Europe jusqu’à 20% de notre production. Il y a encore 30 ans, personne ne critiquait les pylônes à haute tension. Dans 30 ans, vos petits enfants vous reprocherons d’avoir été des idiots en votre temps avec les éoliennes. Si dès à présent nous transformions tous nos éclairages avec des pavés de Leeds (80 Leeds ne consomment 2,5 watts), que sur chaque immeuble on y installe des éoliennes à axe vertical ainsi que des panneaux solaires pour le chauffage, l’eau chaude et l’électricité, de combien se réduirait la consommation totale dans le pays ? Pas loin de 50% peut être. Dans ma région de montagne, il y a de nombreux éleveurs. En hiver, les animaux sont parqués dans les étables. Dehors le tas de fumier prend des proportions gigantesques, il sera étalé dans les pâtures au printemps. Pourquoi on ne développe pas la méthanisation ? Sachant que le méthane qui s’échappe dans l’atmosphère et 7 fois plus polluant que le CO2 parce qu’il ronge tranquillement la couche d’ozone. Sachez qu’avec ce tas de fumier on peut en son cœur y récupérer sa chaleur (75° à 85° degré). Une fois épuré, on obtient un gaz équivalent au gaz naturel, ce qui permettrait de faire tourner des groupes électrogène, voir des véhicules sans compter les chaudières au gaz. Un tas de fumier, produit du méthane pendant les trois quarts de l’année. Dernière petite chose : vous n’avez peut-être pas lu « Les dossiers noirs de l’énergie verte » parut dans Sciences et Vie du mois de mars. Il y a un tableau entre autre sur le temps de production des différentes énergies sur un an. Je vous le livre : -solaire : 12% 44 jours – éolien : 25% 92 jours – hydroélectrique : 38% 139 jours – biomasse (méthanisation) : 75% 275 jours – nucléaire : 85% 312 jours. Sachez également, que lorsqu’il n’y a pas de vent, EDF inverse le processus sur quelques éoliennes pour nous faire croire qu’elles sont productives. Car une dynamo à qui on injecte de l’électricité, devient un moteur et un moteur que l’on fait tourner par un autre moyen que sa propre force, des pales d’éoliennes par exemple, devient une dynamo productrice d’électricité. Je dis ça pour les ceusses qui l’ignorent.
Et je conclurai pour ceux qui s’obstinent à vouloir des éoliennes partout, même dans les sites remarquables et touristiques, qu’au lieu d’être abonné à Univers Nature, s’empressent de lire Ici Paris, Voici, et de zappé sur la Star Ac ou Ko Lanta. M’en fou, j’ai jamais eu la télé de ma vie, je me contente de regarder des DVD ou de lire durant les longues soirées d’hiver ce qui me permet en plus de savoir ce qui s’y passe dans la petite lucarne. Mais aussi, j’ai le temps de me documenter sur les milliers de sites Web qui traites de ces sujets, ce que certains n’ont pas l’air de faire, hélas.
Je vous salue tous… même les innocents.


zoé
2 décembre 2008 - 0 h 00 min

Je suis scientifique, spécialiste des milieux naturels. Tout d’abord il est grotesque d’assimiler les opposants à l’éolien, à des pro-nucléaire. l’éolien n’est pas la seule « énergie renouvelable » et je dirais que dans les conditions où il se développe, c’est la pire arnaque et escroquerie qui ait jamais existé en se déguisant en « écologique ». Que faites-vous de la biomasse, de la géothermie, de l’aérothermie, du solaire ?

Quand on arrêtera de bétonner les sols au nom de l’écologie et de polluer l’atmosphère (par les à-coups des centrales thermiques qui pallient à l’intermittence des éoliennes pendant les 3 quarts du temps … eh oui et cela pollue 3 fois plus que sans éoliennes!), on aura fait un grand pas dans l’honnêteté intellectuelle.

Et je ne parle pas des nuisances sanitaires pour l’homme et pour les animaux avec le bruit et les infrasons.

Ceux qui nous balancent que l’éolien, c’est écolo, se comportent en criminels.


yopoy
2 décembre 2008 - 0 h 00 min

Mon boulot est d’évaluer l’impact des éoliennes sur la faune et la flore.
Je ne suis ni anti ni pro éolien.

As-t-on demandé à la population quand l’état a dépensé les millions du contribuable pour construire les premières centrales nucléaires et les lignes à haute tension?

L’implantation d’éoliennes est à étudier au cas par cas comme tout projet. Mais il ne faut pas non plus rigidifier et complexifier les procédures à l’encontre des énergies renouvelables, comme le fait notre gouvernement.

Si les informations concernant le nucléaire n’étaient plus censurées et que les populations étaient au courant du danger et des contraintes à très long terme du nucléaire, nous pourrions avoir un avis en considérant les autres énergies.

Comme le précisait un message précédent, NOUS SOMMES TOUJOURS CONTRE L’IMPLANTATION DE DUNE STRUCTURE QUI NOUS APPORTE PAS DE BENEFICES PERSONNELS.

Mais la question à l’heure actuelle est la suivante :
Préférons-nous dans notre commune des éoliennes, un centre d’enfouissement de déchets nucléaires, une centrale nucléaire…?


emlo
4 décembre 2008 - 0 h 00 min

Nous vivons dans un pays qui s’est petit à petit habitué aux conflits procéduriers,élément fondamental d’une société qui ne fonctionne pas bien en terme de démocratie et de tolérance.Il serait bon de ressituer ce qu’a été la politique énergétique française depuis presque un demi siècle.Fermeture et démantèlement des mines de charbon au profit du nucléaire, dans une totale opacité de la part des gouvernements successifs, du patronat et d’une grande partie des syndicats.Rejet total des énergies renouvelables et destruction des transports collectifs régionaux dans une France qui ne rêve que de bagnoles et d’expansion urbaine. Nous sommes donc dans une culture de la soumission et de la passivité.
Rien d’étonnant alors que chacun essaye de tirer la couverture à soi.Il n’y a plus d’envies ou de projets réellement collectifs car autrement nous assisterions actuellement à l’éclosion de milliers de projets favorables à la nécessaire décroissance de la permanente destruction de notre planète.Il s’agit donc d’un problème d’autonomie de pensée .Seul actuellement prévaut l’intérêt personnel immédiat.Dernier exemple en date, les élections prudhommales,tout le monde est pour et personne ne vote.Si la production d’énergie éolienne appartenait au peuple, celui-ci comprendrait vite son utilité car il serait tenu
de faire des choix utiles à l’avenir de ses propres enfants.


jackie
4 décembre 2008 - 0 h 00 min

Dans tous ces discours y aura-t-il quelqu’un pour me répondre quant au danger encouru par les oiseaux!
Un protecteur et soigneur d’oiseaux nous a bien dit que l’extrémité des pales tournaient à 250 km/h ; on ne retrouve pas les petits cadavres qui sont désintégrés mais les restes des gros oiseaux comme la cigogne, cormoran, corbeau etc…. sont éparpillés à plusieurs mètres du lieu d’impact.
Il ne faut pas négliger que les oiseaux migrateurs voyageant la nuit à l’aide des étoiles peuvent être perturbés par le clignotement des lampes de signalisation qui les attirent vers le danger des pales, pouvant tuer toute une colonie.
Alors tant qu’il n’y aura pas de protection autour de ces éoliennes dangereuses je voterai contre.Je ne comprends d’ailleurs pas que les associations de protection des oiseaux ne soient pas appelées à participer aux implantations.


vintemp
4 décembre 2008 - 0 h 00 min

question? a t’on posé la question aux citoyens lorsqu’on a implanté des centrales nucléaires.
les incinérateurs ou les pylones hautes tensions lorsqu’on nous impose des lotissement modernes.
L’éolien doit trouver sa place dans un mixtes énergétique renouvelable mais à qui profite de bloquer l’installation des énergie renouvelable?


claude reboul
7 décembre 2008 - 0 h 00 min

Y’en a encore qui polémiquent sur les éoliennes à vouloir les défendre coûte que coûte. Pour qu’elle raison vous croyez que les politiques laissent s’installer les écolos, les pas-contents, les va-t-en-guerre contre les moulins à vent… ?
Tout simplement parce qu’elles ne sont pas si écolo qu’on voudrait le croire. Il faut huit cent mètre cubes de béton pour fixer au sol une éoliennes de 2 mégawatts. Ce n’est pas fini ; et la route qu’il faut remblayer avec des dizaines de milliers de tonnes de blocs de pierres pour y faire passer des camions qui consomment 40 litres au cent pour amener les matériaux. C’est toujours pas fini ; et la dynamite qu’il va falloir pour creuser dans la montagne au risque de la fissurer et d’assécher les sources. Car les sources, pour les ignares, coulent en haut des montagnes. Ce qui revient à dire que la montagne est un immense réservoir qui se videra et n’aura plus jamais l’occasion de se remplir. Tout ça les spécialistes le savent. C’est pas fini ; et les dizaines d’engins Cater-Pilar, bulldozer…qui consomment 100 litres à l’heure et voir plus, pour faire cette route. Alors pour vous faire croire que dans notre beau pays, il règne la démocratie, on permet de s’élever contre et d’obtenir satisfaction. Mais le sort des éoliennes dans les endroits douteux et fâcheux, est plié par avance. Le premier EPR n’est même pas terminé que nos braves dirigeants nous causent du second. Mais comme vous voulez plus et encore plus de jus pour vos gadgets à la con, pauvres innocents que vous êtes vous l’aurez votre courant.
Vous pigez pas que l’humain dans sa grande intelligence est en train de se scratcher. La planète est complètement empoisonnée par le chimique, par les ondes électromagnétiques ou hertziennes, par nos poubelles, nos pisses et nos merdes. Déjà, votre sperme est de mauvaise qualité, bientôt, il ne vaudra plus rien et vous ne perpétuerez plus l’espèce. Moi c’est fait et à 64 piges j’observe votre déclin : cancer du colon, de la prostate, de l’utérus, du sein, maladies génétiques, cardio-vasculaires, obésité, virus. Tiens, « v’la choléra qui r’vient ». Aristide Bruant à écrit cette chanson en 1880. Ben le voilà en Afrique qui revient, et au grand galop. Alors de l’électricité, et encore plus d’électricité pour consommer encore plus et plus et finir en beauté.
Le dernier qui restera est prié de fermer la lumière en s’éteignant.
Gros Magnon vous souhaite : bonneu nuit les petits… la la lère.



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