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Pister les anciennes exploitations d’uranium françaises

Combustible vital à l’industrie nucléaire, l’uranium a mobilisé de multiples surfaces en France à des fins d’exploitation. Plus ou moins volontairement laissés dans l’ombre, ils seraient au nombre de 210 sites, répartis sur 25 départements, dédiés aux activités d’exploration, de production, de traitement et de stockage du minerai selon la dernière mise à jour effectuée par l’IRSN (1). Sont exclus de cette liste les départements d’outre-mer du fait de l’absence d’activité minière uranifère dans ces zones. Aussi n’y a-t-il rien de surprenant à ce que le dossier consacré à l’uranium soit toujours d’actualité, et ce, malgré la fermeture en mai 2001 de la dernière mine d’uranium française.

Pour preuve, l’IRSN vient de mettre en ligne sur son site une base de données recensant, de la manière la plus exhaustive possible, les anciens sites miniers de la métropole. Accessible au grand public, elle propose pour chacun de ces sites un historique de son utilisation passée ainsi qu’un bilan de sa gestion actuelle. S’intéressant au présent comme au devenir de ces sites, ce nouvel outil fonctionne sur le principe d’une veille et fera l’objet de réactualisations régulières. Aussi, loin de n’être qu’un simple recensement, il soulève des questions cruciales, relatives notamment au réaménagement, au possible stockage de résidus ou encore au type de surveillance dont ces anciens sites miniers font l’objet.



Carte des implantations des sites de mines d’uranium en France


Résultat d’un travail de longue haleine, cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme MIMAUSA (2), lancé en 2003 par l’Institut sur demande du ministère de l’Ecologie. Celui-ci se décline en deux volets complémentaires, le premier s’orientant vers un « bilan de connaissances » dont le nouvel outil est la consécration. Plus technique, le second axe vise l’action à même le terrain et donne lieu à des investigations alimentant les données disponibles. Exemple s’il en faut, l’IRSN mène, depuis 2005, une expertise sur l’ancien site minier d’uranium de Saint-Pierre, situé au Nord du département du Cantal. Réalisée sur demande préfectorale et en collaboration avec la société AREVA NC, actuelle gestionnaire du site, celle-ci a notamment mis en évidence la présence de niveaux radiamétriques (3) élevés ainsi que « des concentrations significatives » d’uranium dans l’arrivée d’eaux desservant le plan d’eau communal basé au Sud du site. Bien que suspectées d’être étroitement liées aux activités minières passées, ces conclusions restent néanmoins tributaires du contexte géologique, la délimitation entre les concentrations naturellement contenues dans les sols et l’apport dû à la conversion historique minière du lieu étant délicate.

Loin d’appeler à une psychose, cet outil trouve sa légitimité dans son libre accès au tout public. Il satisfait ainsi au légitime droit de regard dont disposent les riverains sur leur lieu de vie et traduit l’obligation de transparence désormais imposée à l’industrie nucléaire.

Cécile Cassier

1- Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire.

2- Mémoire et impact des Mines d’urAniUm : Synthèse et Archives.

3- Les niveaux radiamétriques font référence à la mesure du rayonnement gamma des sols, lequel permet d’identifier les sites pollués.

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