Votre inscription à la newsletter a bien été prise en compte.

cliquez ici pour telecharger votre Stop Pub numérique

Fermer
Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Energie » Pétrole cher : ce n’est que le début
Vous avez aimé cet article ? Aidez nous en
partageant sur
X
L'éco-photo de la semaine
© 2015 Normand Primeau Fine Art Photography. All rights reserved.

  Recevez chaque semaine l'ACTUALITE
  d'Univers Nature par email

   150 280 abonnés
   des Actualités depuis 1999
   un STOP PUB numérique offert
   5 journalistes


La vidéo de la semaine


Chiffre Clé
· Le chiffre du moment : 42 millions de tonnes … ·
C’est le « chiffre » du moment, ou plus précisément, selon le dernier [...] Lire la suite ...

> Voir tous les chiffres clés

Articles les plus lus
  1. LES BÉNÉFICES ÉCOLOGIQUE DU CANNABIS
  2. Laurent Wauquiez s’en va en guerre contre la nature
  3. Les voyages en camping-car sont-ils écolos ?
  4. Des aigles contre des drones
  5. Expositions des enfants aux substances toxiques


Focus Sur
post-tweeter-440x220
Devenir BIOTONOME avec BIOCOOP.

Le dossier du mois
pollution-air-chine-morts
La pollution atmosphérique n’est pas un problème récent, cependant ses conséquences réelles et les conditions qui la rendent plus dangereuse sont au centre des recherches scientifiques. En effet, aujourd’hui la pollution de l’air tue plus de personnes que le SIDA, la malaria, le cancer du sein ou encore la tuberculose. Désormais, les ennemis de la santé publique sont principalement les particules fines. Si nous évaluons [...] Lire la suite ...

Archives depuis 1999






Pétrole cher : ce n’est que le début

La banque canadienne CIBC vient de publier un rapport mettant en lumière les difficultés que devrait rencontrer la production mondiale de pétrole à suivre la demande au cours des cinq prochaines années.

D’après ce document, le premier facteur de déséquilibre est le taux d’épuisement des champs pétrolifères en exploitation, qui a franchi le seuil des 4 % l’an. Cette situation ampute la production annuelle de pétrole d’environ quatre millions de barils par jour. Cela signifie, qu’avant de produire plus, pour suivre la demande croissante, il faut que les nouvelles installations compensent la baisse. Jeff Rubin, économiste en chef chez ‘Marchés mondiaux CIBC’ résume ainsi la situation : « Il faut courir plus vite pour faire du surplace ».

CIBC a étudié près de 200 nouveaux projets de production pétrolière devant entrer en fonction entre 2008 et 2012, et la règle qui prédomine est que les calendriers de production étaient généralement trop optimistes. Globalement, les opérations s’avèrent plus coûteuses et techniquement plus exigeantes. A titre d’exemple Jeff Rubin indique que « les retards au Venezuela et au Canada amputeront de plus de 700 000 barils par jour les prévisions antérieures visant la production de 2012 ». Plus le temps passe et plus l’extraction du pétrole devient laborieuse. L’étude indique que, depuis 2005, les augmentations de production sont liées à des gisements en eau profonde ou à des sables bitumineux ; la production « conventionnelle » apparaissant bloquée au niveau de 2005 à 67 millions de barils par jour.

Autre facteur de tension du marché : la forte augmentation de la consommation dans les pays producteurs ainsi que dans ceux aux économies en transition. Des pays comme la Chine, l’Inde, la Russie et ceux de l’OPEP (1) affichent des taux de croissance de consommation en hydrocarbure supérieurs à 6 % par an. Dans l’ensemble de ces pays, les gouvernements ont, pour l’instant, fait le choix de subventionner fortement les prix à la pompe pour leur population ; ceci ayant pour effet de rendre la consommation moins sensible aux augmentations des prix du marché mondial.

Globalement, CIBC estime que la production peinera à augmenter de trois millions de barils par jour d’ici à 2012, ce qui est très inférieur aux projections de l’Agence internationale de l’énergie qui tablent sur une croissance de dix millions par jour. Au niveau du marché, l’impact de cette situation devrait, selon l’étude, amener le cours du baril de pétrole vers les 150 dollars à l’horizon 2012. Ce prix de 150 dollars ne tenant pas compte d’événements géopolitiques qui pourraient déstabiliser le marché plus brutalement.

Cette nouvelle étude, semble conforter la thèse de l’EWG qui estime que le pic de la production mondiale de pétrole a été atteint en 2006.

Michel Sage
1- OPEP : L’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole a été créée en 1960 afin de coordonner les politiques de ses Etats membres pour leur assurer une stabilité des prix pétroliers. Elle se compose de : l’Iran, l’Irak, l’Arabie Saoudite, le Koweït, le Venezuela, l’Angola, l’Algérie, le Nigeria, l’Indonésie, la Libye, le Qatar et les Emirats Arabes Unis. En 2006 l’OPEP représentait « officiellement » 75 % des réserves mondiales déclarées de pétrole et 43 % de la production.

>> Réagissez sur cet article avec votre compte Facebook

commentaires sur cet article - Univers Nature

PARTAGER / ENVOYER PAR E-MAIL


Commentaires
JJT
21 janvier 2008 - 0 h 00 min

Le paradoxe de ce pétrole cher c’est qu’il n’est pas vraiment cher. A 100 $ le baril il est encore à un prix dérisoire. Ne pas oublier que c’est une denrée précieuse et non renouvelable. Mais l’augmentation du prix aura des conséquences intéressantes en remettant en cause les utilisations les plus contestables notamment le brûlage du pétrole pour chauffer les maisons !

JJT



Partager sur
S'inscrire à la newsletter
Commenter cet article    
14

Votre nom : Votre adresse mail :
Votre message :  
 




à lire aussi
     
Flux RSS