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Nouvelle mise en garde de l’Agence Internationale de l’Energie

Comme tous les ans, à la même époque, l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) (1) vient de rendre public son rapport sur les perspectives énergétiques et sur ses recommandations pour les vingt-cinq prochaines années. Globalement il se situe dans la continuité de celui de 2006 : l’urgence de l’action devenant un peu plus urgente et les sommes devant être investies, pour éviter un désordre énergétique et une explosion des émissions de gaz à effet de serre, devenant un peu plus conséquentes.

Ce rapport met l’accent sur la profonde transformation actuelle du système énergétique mondial, transformation due en grande partie à la forte croissance de la Chine et de l’Inde. L’AIE décline l’évolution de la consommation via deux scénarios : le scénario de référence correspondant au fait que « les gouvernements du monde entier ne renoncent pas à leurs politiques actuelles » et un scénario alternatif basé sur l’hypothèse que « les politiques que les gouvernements du monde envisagent aujourd’hui étaient mises en œuvre ».

Le scénario de référence prévoit que les besoins énergétiques mondiaux augmenteront de 55 % entre 2005 et 2030 (soit une croissance moyenne annuelle de 1,8 %), les énergies fossiles (gaz, pétrole et charbon) restant très largement prédominantes en couvrant 84 % des nouveaux besoins énergétiques. D’après l’AIE, la demande en pétrole se situerait en 2030 autour de 116 millions de barils par jour (Mb/j) soit une augmentation de 37 % par rapport à 2006. Dans ce scénario, les pays en développement participeraient à hauteur de 74 % à l’accroissement de la consommation mondiale d’énergie dont près de la moitié serait imputable à la Chine et à l’Inde. Une des conséquences directes de cette croissance énergétique serait l’augmentation sur la période de 57 % des émissions de gaz à effet de serre.

Dans le scénario alternatif, la croissance des besoins énergétique passe à 1,3 % par an au lieu de 1,8 % entraînant une consommation de pétrole voisine de 102 Mb/j en 2030. Les émissions de gaz à effet de serre se situant à 27 % au-dessus de celles de 2005.

Il est à noter que l’AIE considère, contrairement à d’autres spécialistes du secteur énergétique, que les ressources pétrolières restent encore suffisantes pour alimenter la demande mondiale jusqu’en 2030.

D’un point de vue financier, le rapport précise que, pour répondre à la demande énergétique des 25 prochaines années, un investissement de 22 000 milliards de dollars sera nécessaire dans les infrastructures de production et de distribution (c’est 2 000 milliards de plus que le chiffre avancé dans le rapport 2006 et 6 000 milliards de plus que celui du rapport 2005).

D’un point de vue « influence sur le climat », les deux scénarios de l’AIE ne sont pas réjouissants, le scénario alternatif (le plus faible en augmentation de concentration de gaz à effet de serre) conduirait à un seuil d’environ 550 parties par million de la concentration atmosphérique de gaz à effet de serre en équivalents CO2. Cette valeur, selon le GIEC (2), devrait correspondre à une élévation moyenne de la température de la surface du globe de 3 degrés Celsius par rapport à l’ère préindustrielle ; soit 0,6 degré au-dessus de la valeur considérée comme celle de l’emballement climatique.

Michel Sage
1- L’Agence Internationale de l’Énergie est un organe autonome institué en novembre 1974 dans le cadre de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) afin de mettre en œuvre un programme international de l’énergie. Les pays membres sont : Allemagne, Australie, Autriche, Belgique, Canada, Danemark, Espagne, États-Unis, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Japon, Luxembourg, Norvège, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Portugal, République de Corée, République Tchèque, Royaume-Uni, Suède, Suisse et Turquie. Il est envisagé que la Pologne et la République Slovaque deviennent membres en 2007-2008. La Commission Européenne participe également aux travaux de l’AIE.

2- C’est en 1988 que l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) ont créé le GIEC (Groupe Intergouvernemental d’Experts sur l’évolution du Climat) pour une évaluation impartiale des informations internationales scientifiques, techniques et socio-économiques sur l’évolution du climat. Ce groupe publie un rapport complet tous les 6 ans, qui tient lieu de référence pour les scientifiques et les décideurs du monde entier.

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 20 novembre 2007 à 12:00

3131 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 1999
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Commentaires
christophe1007
25 novembre 2007 - 0 h 00 min

Je n’ai retenu qu’une chose:
Dans le scénario optimiste, en 2030, on dépassera de 0.6°C le seuil de température d’emballement du réchauffement climatique.
Il faut sonner le tocsin et détruire dés aujourd’hui les centrales thermiques au gaz ou au charbon. Il faut plastiquer les chantiers de construction! Il y en a partout dans le monde.
La France construit 10 fois plus de centrales aux combustibles fossiles que nucléaire.


vintemp
25 novembre 2007 - 0 h 00 min

entre les déclarations des gouvernements et les actes c’est le grand écart.a ce poser la question si ces hommes ont des enfants.
même si j’essaye d’être optimiste l’avenir me parais bien sombre.la lenteur des décideurs politique ont du mal a prendre en compte l’inertie des gaz à effet de serre.



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