Votre inscription à la newsletter a bien été prise en compte.

cliquez ici pour telecharger votre Stop Pub numérique

Fermer
Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Energie » Le sous-sol kenyan, prometteur pour la géothermie
Vous avez aimé cet article ? Aidez nous en
partageant sur
X
L'éco-photo de la semaine
© 2015 Normand Primeau Fine Art Photography. All rights reserved.

  Recevez chaque semaine l'ACTUALITE
  d'Univers Nature par email

   150 280 abonnés
   des Actualités depuis 1999
   un STOP PUB numérique offert
   5 journalistes


La vidéo de la semaine


Chiffre Clé
· Le chiffre du moment : 42 millions de tonnes … ·
C’est le « chiffre » du moment, ou plus précisément, selon le dernier [...] Lire la suite ...

> Voir tous les chiffres clés

Articles les plus lus
  1. Réduire l’impact environnemental des chats en ...
  2. Améliorer l’isolation de son logement par la ...
  3. La voiture électrique : pas totalement ...
  4. La filière éolienne de plus en plus puissante ...
  5. LES BÉNÉFICES ÉCOLOGIQUE DU CANNABIS


Focus Sur
post-tweeter-440x220
Devenir BIOTONOME avec BIOCOOP.

Le dossier du mois
pollution-air-chine-morts
La pollution atmosphérique n’est pas un problème récent, cependant ses conséquences réelles et les conditions qui la rendent plus dangereuse sont au centre des recherches scientifiques. En effet, aujourd’hui la pollution de l’air tue plus de personnes que le SIDA, la malaria, le cancer du sein ou encore la tuberculose. Désormais, les ennemis de la santé publique sont principalement les particules fines. Si nous évaluons [...] Lire la suite ...

Archives depuis 1999






Le sous-sol kenyan, prometteur pour la géothermie

Au cours des trois dernières années, un projet financé par le FME (Fonds pour l’Environnement Mondial) a permis de tester au Kenya des techniques sismiques et de forage destinées à favoriser l’exploitation géothermique des sous-sols. Communiqués le 9 décembre dernier, les résultats ont surpassé les attentes du PNUE (1) et de la compagnie d’électricité kenyane KenGen, tous deux impliqués dans le projet. Ils ont en effet révélé la présence de puits de vapeur capables de générer environ 4 à 5 MW, l’un d’entre eux présentant même un potentiel remarquable de 8 MW. D’après les experts, au regard du coût de fonctionnement peu élevé d’une centrale géothermique, cela pourrait représenter une économie allant jusqu’à 75 millions de dollars pour le promoteur d’une installation de 70 MW.

Photo ci-contre – Potentiels géothermiques du Sud-Est de l’Afrique

Parmi les sites prometteurs identifiés, on retrouve sans surprise la ville kenyane de Naivasha, située à environ une heure de voiture de la capitale Nairobi. Naivasha a déjà accueilli plusieurs centrales fonctionnant à la géothermie, dont une de 45 MW « ayant opéré pendant près d’un quart de siècle » et une autre, entrée en service en 2000, d’une capacité de 70 MW. Pourtant, les puits actuellement exploités à Naivasha ne génèrent qu’environ 2 MW chacun. C’est de la volonté d’optimiser ce potentiel qu’est né le projet soutenu conjointement par le FEM (2) et le PNUE. En identifiant avec exactitude les sites les plus prometteurs et en améliorant les techniques de forage et d’exploitation, celui-ci espère faire de la géothermie une source d’alimentation énergétique majeure du Kenya ainsi que d’autres pays jalonnant le Grand Rift africain (3), dotés de capacités similaires. Selon le directeur exécutif du PNUE, Achim Steiner, il y aurait « au moins 4 000 MW d’électricité prêts à être récoltés le long du Rift ».

Considéré comme le pionnier africain en matière de mise en valeur géothermique, le Kenya ambitionne de produire 1 200 MW grâce à la géothermie d’ici 2015. A l’heure actuelle, sa demande en électricité est estimée à environ 1 000 MW et dépend principalement des centrales hydroélectriques, lesquelles ont pâti ces dernières années de précipitations déficitaires.

A la faveur d’un financement de près de 18 millions de dollars approuvé par le FEM, le PNUE et la Banque Mondiale dans le cadre du programme « Africa Rift Valley Geothermal Development Facility (ARGeo) » visant à soutenir le développement de la géothermie dans la vallée du Rift africain, d’autres pays devraient également bénéficier d’aides. S’étant déjà engagé à combattre les risques liés au forage à Djibouti, en Erythrée, au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie, le projet devrait commencer dès début 2009.

Bien que présentant des risques, aujourd’hui relativement maîtrisés, relatifs aux activités de forage, la géothermie s’impose comme une source d’énergie tout à la fois régulière, renouvelable et occasionnant très peu de rejets. Flexible, la chaleur extraite du sous-sol à plus ou moins grande profondeur peut être mise à profit pour le chauffage urbain, pour alimenter certains procédés industriels ou encore transformée en énergie électrique via un système de turbines.

Nulle surprise donc que les candidats à l’expansion géothermique affluent, à commencer par les îles Comores, la République Démocratique du Congo et le Rwanda.

Cécile Cassier

1- Programme des Nations Unies pour l’environnement

2- Fonds pour l’Environnement Mondial

3- Un rift est un phénomène écologique consistant en une zone de fracturation lithosphérique, souvent caractérisé par une activité volcanique soutenue. Le grand Rift ou vallée du Rift africain s’étend du Sud de le mer Rouge au Zambèze.

>> Réagissez sur cet article avec votre compte Facebook

commentaires sur cet article - Univers Nature

PARTAGER / ENVOYER PAR E-MAIL


Commentaires
logikécolo
8 janvier 2009 - 0 h 00 min

Pourquoi préférer la géothermie au photovoltaïque dans ce genre de pays. Qui pourrait m’éclairer à ce sujet???.


joëlle
9 janvier 2009 - 0 h 00 min

Je ne suis pas une spécialiste, mais à première vue je dirai que c’est parce que la technologie du photovoltaïque n’est pas encore très avancée et son rendement est plutôt faible. De plus, ça nécessite de grands espaces, l’entretien des panneaux, nettoyage de la poussière par exemple. Le production des panneaux est polluante et ils doivent être renouvelés au fur et à mesure que les avancées de la technologie augmente leur rendement pour pouvoir faire face à une demande accrue par exemple.
Je suis pour le photovoltaïque mais si on a le choix, autant employer quelque chose de plus performant et de moins polluant. Par contre, je ne comprend pas pourquoi tous ces autres pays baignés de soleil ne l’appliquent pas plus systématiquement au lieu de rester dépendants du pétrole. A commencer par le sud de la france, l’espagne, l’italie, ….


vestarepow
11 janvier 2009 - 0 h 00 min

Sur terre, l’énergie solaire moyenne en pleine exposition reçue par 1 m² de panneaux exposés en plein soleil est de 1 kW, alors que dans l’espace la constante solaire est de 1,367 kW/m². Malgré son nom la constante solaire n’est pas vraiment constante puisque l’activité solaire n’est pas elle-même constante.
Les pertes occasionnées lors de la traversée de l’atmosphère par la lumière est telle que l’énergie qui arrive au sol sur terre est plus faible et de l’ordre moyen de 1 kW/m² au midi vrai. C’est cette valeur qui est communément retenue pour les calculs. En laboratoire pour déterminer le rendement d’une cellule ou d’un panneau solaire, une source d’énergie solaire artificielle de 1 kW/m² est également utilisée. Au final, l’énergie qui arrive au sol dépend de l’inclinaison du soleil donc de l’épaisseur de l’atmosphère à traverser et de sa nébulosité.
Les cellules photovoltaïques produisent du courant continu à partir du rayonnement solaire, qui peut être utilisé pour alimenter un appareil ou recharger une batterie.

Une baisse des coûts de production a ensuite élargi le champ d’application de l’énergie photovoltaïque à la production d’électricité sur les réseaux électriques.

la multiplication de centrales photovoltaïques peut poser des problèmes de gestion du réseau. Pour cela, les systèmes de stockage d’électricité qui permettront de différer son utilisation au moment où l’on en a besoin restent à inventer. En effet, les batteries existantes ne sont pas adaptées (trop chères, trop polluantes, trop courte durée de vie).



Partager sur
S'inscrire à la newsletter
Commenter cet article    
173

Votre nom : Votre adresse mail :
Votre message :  
 




à lire aussi
     
Flux RSS