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La Russie va vendre des centrales nucléaires flottantes

A l’heure où les besoins électriques de l’humanité battent record sur record, les industriels du secteur signent des contrats pour construire des centrales thermiques ou nucléaires un peu partout sur la planète. Néanmoins, à côté des pôles traditionnels de consommation (villes, industries, etc.), depuis quelques années des besoins importants apparaissent dans des régions isolées, loin des sites de production d’électricité (exploitations minières, villes nouvelles, etc.).

Dans ce contexte énergétique très tendu, la Russie travaille depuis le début des années 2000 sur le concept de centrale nucléaire flottante, pour une implantation à proximité des pôles de consommation déficitaires en énergie. Validé en novembre 2002, par le ministre russe de l’énergie atomique et de l’industrie, le projet est entré dans une phase active en 2007, pour devenir une réalité dès 2010 avec la construction d’une première unité.

Grâce à 2 réacteurs KLT-40S, la première centrale nucléaire flottante, installée sur une barge de 175 mètres de long, devrait délivrer une puissance électrique de 70 MW (à comparer aux 1 600 MW de l’EPR français, non flottant) et jusqu’à 150 Giga Kcal/h en production de chaleur. Alors que le coût de ce prototype, auquel participe la Chine, doit atteindre environ 270 millions d’euros, les versions de série pourraient être proposées à un tarif très concurrentiel : entre 135 et 170 millions d’euros. Outre l’électricité directement injectée sur le réseau local, la chaleur que produira la centrale servira à produire de l’eau douce à partir de la désalinisation de l’eau de mer par évaporation.

A côté de ce modèle, destiné uniquement à des implantations en bord de mer et ouvert à l’exportation (plusieurs pays d’Asie, du Maghreb et du Golfe Persique se sont déjà déclarés intéressés), un 2e prototype est également en cours de finalisation.

Faisant appel à 2 réacteurs moins puissants, les ABV-6M, cet autre type de centrale nucléaire flottante pourra être déplacé jusqu’à l’intérieur des terres via le réseau fluvial. D’une puissance unitaire de 18 MW, ces centrales sont destinées à assurer l’approvisionnement en électricité et en chaleur des localités non connectées au réseau global (les 2/3 du territoire russe ne sont pas couverts par un réseau électrique centralisé). Ces centrales devraient être mises en service entre 2013 et 2015, principalement en Russie où 30 de ces usines sont prévues dans un avenir proche, selon le ministère de l’énergie atomique et de l’industrie (1).

Malgré une puissance réduite, la dissémination de ces réacteurs nucléaires sur la planète n’est pas sans soulever de questions. Alors que pour Moscou, ‘Il s’agit d’un moyen sûr et sans risque de prolifération de répondre aux besoins énergétiques des zones les plus isolées, ou à l’énorme appétit des économies en pleine croissance’, Evgueni Simonov, un ex-inspecteur de la sécurité nucléaire à l’époque soviétique, considère que ‘Les réacteurs de ces centrales sont beaucoup plus dangereux que ceux de l’industrie atomique traditionnelle’. En effet, correspondant aux modèles utilisés sur certains brise-glace et sous-marins à propulsion nucléaire de l’ex URSS, de par leur conception ces ‘petits’ réacteurs sont considérés par plusieurs experts comme beaucoup plus difficiles à contrôler qu’un réacteur commercial classique, notamment en cas d’emballement de la réaction en chaîne. Alexandre Iablokov, le président du centre de politique écologique, note d’ailleurs que leur constructeur a lui-même remarqué qu’il fallait les modifier dans la perspective d’une utilisation non militaire, car ‘ils ne sont pas assez sûrs pour être utilisés à proximité d’une zone peuplée’.

Pascal Farcy
1- Les zones d’installations pressenties présentent toutes des perspectives de développement économique important (gisements miniers, industrie, etc.).

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 06 mars 2008 à 12:00

3131 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 1999
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Commentaires
smile17
9 mars 2008 - 0 h 00 min

avec ces centrales russes flottantes et baladeuses à souhait nous aurons un avenir « (ir)radieux !on peut esperer le même rendement en solaire ou en biomasse + cogénération électrique avec moteurs steerling !


JeanPhir
9 mars 2008 - 0 h 00 min

« A côté de ce modèle, destiné uniquement à des implantations en bord de mer et ouvert à l’exportation (plusieurs pays d’Asie, du Maghreb et du Golfe Persique se sont déjà déclarés intéressés),[...] ces ‘petits’ réacteurs sont considérés par plusieurs experts comme beaucoup plus difficiles à contrôler qu’un réacteur commercial classique, notamment en cas d’emballement de la réaction en chaîne. »

En clair, on va bientôt avoir de petits tchernobyls en Méditerranée ! Il faut absolument tuer dans l’oeuf ce genre d’implantation dans toutes les mers fermées car le moindre problème serait une catastrophe définitive pour l’environnement d’un grand nombre de pays riverain, et une interdiction définitive de la pêche, sans parler des baignade, etc. Une grande fermeté jusqu’à la menace d’action armée devrait même pouvoir être envisageable car même en cas de déclenchement ce serait infiniment moins grave qu’une polution, qui durerait plusieurs siècles.

Il faut absolument que des associations comme Greenpeace mette tout son poids dans « l’affaire ».



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