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Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Energie » La France obtient l’ITER : un pari technologique risqué et coûteux
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La France obtient l’ITER : un pari technologique risqué et coûteux

ITER, le Réacteur Thermonucléaire Expérimental International, a pour but de permettre à l’humanité de s’approcher du modèle de production d’énergie du soleil, durant la seconde moitié du XXIe siècle. Ce qui peut paraître simple sur le papier nécessite une technologique ultra-complexe qui se heurte à 2 obstacles importants et aujourd’hui sans réponse. La fusion a besoin de tritium, un élément très rare qui devra, en pratique, être fabriqué à partir des neutrons émis par le réacteur, mais ce procédé n’a jamais été testé et ne le sera pas sur ITER. La 2e difficulté découle de la 1re, à savoir que l’on ne connaît pas de matériaux capables de résister au bombardement de neutrons dû à la fusion, ici encore le réacteur expérimental n’apportera pas de réponse. En outre, selon Greenpeace, pour démarrer ITER il faudra disposer de 500 MW, soit environ la moitié de la capacité d’une centrale nucléaire, tandis que son fonctionnement réclamera près de 120 MW.

Le coût de construction d’ITER, à Cadarache en France, est estimé à 4,570 milliards d’euros. Dans le cadre d’une construction avec les 6 parties pressenties, l’Europe assumerait un maximum de 50 % du budget, soit 2,285 milliards d’euros, dont 1,828 milliard à la charge du budget communautaire. La France, pays hôte, mettrait pour sa part largement la main au portefeuille avec plus de 900 millions d’euros. Au final, en intégrant le coût de l’exploitation le budget total avoisine 10 milliards d’euros sur 35 ans.

Economiquement l’addition pourrait être encore plus lourde pour l’Europe, puisque le Japon, pour avoir retiré sa candidature, a obtenu de belles compensations. Ainsi, l’Europe couvrira 50 % des coûts de construction du réacteur tandis que le Japon n’en financera que 10 %, obtiendra le poste de secrétaire général du projet, fournira 20 % des effectifs et hébergera des laboratoires de recherche liés à ITER. Autres concessions, le budget de ITER inclurait des travaux du site japonais de fusion nucléaire de Naka et le futur réacteur ‘ITER 2′ serait implanté au Japon, mais toujours avec un financement provenant pour moitié de l’Union européenne !

Enfin, le doute est permis en ce qui concerne la participation américaine : 10 % du coût, soit environ 1,12 milliard de dollars à investir d’ici à 2013. Une commission du Congrès vient en effet de déclarer dans un rapport que soutenir ITER aux dépens d’autres projets de recherche américains sur la fusion était ‘déraisonnable, inacceptable, et peu clairvoyant’, et que les Etats-Unis ‘avaient besoin de maintenir des programmes domestiques de recherche très solides et de garder des installations susceptibles de former la nouvelle génération de chercheurs et d’ingénieurs en fusion nucléaire.’

Pour le reste, le financement repose sur des pays qui ne sont pas les plus réputés pour tenir leurs engagements, à savoir la Chine, la Corée du Sud et la Russie.

Côté environnement, la fusion nucléaire pose des problèmes équivalents à l’énergie nucléaire actuelle, à savoir une production de déchets radioactifs, des risques d’accidents et de prolifération. Pour le Japonais Masatoshi Koshiba, prix Nobel de physique 2002, ‘Les 2 kg de tritium qui circuleront dans ITER pourraient tuer deux millions de personnes’.

Ce projet va mobiliser de nombreuses compétences et des milliards d’euros à l’heure où l’enjeu se situe dans une rapide réduction de nos émissions de gaz à effet de serre et la nécessaire évolution de notre mode de vie pour faire face au réchauffement climatique, que quasiment plus aucun chercheur ne conteste.

Pascal Farcy

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