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L’UE veut avancer vers l’hydrogène

Suite aux conclusions d’un rapport qu’elle a financé, l’Union Européenne souhaite s’engager dans le développement de la technologie des piles à combustible et de l’hydrogène. Il est vrai, qu’en apparence, les conclusions de l’étude sont séduisantes : « l’hydrogène pourrait permettre de réduire la consommation de pétrole dans les transports routiers de 40 % d’ici à 2050 ». Au-delà de cette annonce, c’est une véritable feuille de route qui est proposée afin de parvenir à une utilisation à grande échelle de l’hydrogène. Ainsi, les projections à mi-parcours, tablent sur 16 millions de véhicules à hydrogène en circulation dans l’Union à l’horizon 2030, correspondant à un investissement cumulé de 60 milliards d’euros pour la mise en place des infrastructures nécessaires.

Outre l’aspect transition énergétique, le projet insiste sur le fait que l’Europe pourrait ainsi prendre « la tête du marché mondial des technologies de l’hydrogène », à condition que les mesures adéquates soient prises dès maintenant. La première d’entre elles devant être l’approbation par les Etats membres d’un partenariat de recherche entre secteurs public et privé d’un montant de 940 millions d’euros, l’UE s’engageant financièrement à hauteur de 470 millions d’euros, prélevés sur son budget de recherche des six prochaines années. La phase de recherche doit lever les nombreux obstacles techniques de la mise en œuvre de cette technologie, les difficultés existant à tous les niveaux de la chaîne : production, stockage, transport, distribution et réserve dans les véhicules.

Comparé à l’essence, l’hydrogène est très énergétique : un kg d’hydrogène peut libérer trois fois plus d’énergie qu’un kg d’essence. Par contre, l’hydrogène est très léger et nécessite une très forte compression ; pour avoir une capacité énergétique d’un litre d’essence il faut comprimé à 700 bars 4,6 litres d’hydrogène. D’où les difficultés de stockage, transport, distribution et réserve dans les véhicules.

Une autre difficulté, et non la moindre, se situe au niveau de la production ; l’hydrogène est très abondant sur Terre, mais cet élément n’existe pratiquement pas à l’état natif et nécessite donc d’être produit à partir d’autres sources énergétiques. De ce fait, l’utilisation en masse de l’hydrogène a plutôt tendance à déplacer la problématique énergétique qu’à la solutionner.

Actuellement, la production de l’hydrogène s’effectue essentiellement via deux procédés : soit par craquage du gaz naturel, soit par électrolyse. Dans les deux cas le besoin énergétique est très important, en gaz ou en électricité. Ainsi, pour arriver à un carburant propre, et permettre à un conducteur de véhicule à hydrogène de se targuer d’avoir un comportement respectueux de l’environnement, ce sont des m3 de gaz qui sont utilisés ou bien généralement des tonnes de charbon qui sont brûlées pour produire de l’électricité. La production d’hydrogène à partir de sources renouvelables telles que l’éolien est encore aujourd’hui plus que symbolique, il faut beaucoup d’éoliennes pour arriver à des quantités d’hydrogène significatives.

Alors en 2050, 40 % d’hydrogène dans les transports, mais combien de centrales à charbon, combien de centrales nucléaires seront-elles nécessaires pour les produire ?

Michel Sage

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 04 mars 2008 à 12:00

3131 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 1999
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Commentaires
patou
4 mars 2008 - 0 h 00 min

excellent article , j’adhère complètement .


jo
5 mars 2008 - 0 h 00 min

Tout est dans la façon de poser la question. Pour produire 1 kg d’hydrogène il faut combien de kg d’hydrogène? L’hydrogène produit donne-t’il un rapport négatif ou positif par rapport à l’hydrogène qu’il peut produire? Si le rapport est négatif, alors c’est une impasse, si le rapport est positif, cela ouvre des portes. Et quand une porte est ouverte il suffit d’oser faire le pas…


Géotvt
10 mars 2008 - 0 h 00 min

En phase industrialisée, la production d’hydrogène comprimé se situerait entre 0,5 et 0,6 € l’équivalent litre d’essence.
Alors peut-on encore être sceptique aujourd’hui ?
De toutes façons, outre l’éthanol de 2ème génération à partir des résidus, notre panel de choix est réduit :
* Batteries améliorées
* Air surcomprimé
* Hydrogène

Gardons ces 3 éléments en concurrence… et planète la planète pourra enfin respirer et la pauvreté aussi.

Le seul impératif sera de ne produire ces vecteurs qu’avec du renouvelable.


pol
13 mars 2008 - 0 h 00 min

je ne sais pas trop si c’est le vrai débat….. actuellement les choses sont plus dans la volonté de se passer de pétrole pour les transports….. le cout énergétique et environnemental etant a priori secondaire…..
remplacer le pétrole a tout prix pour pouvoir continuer a vendre des voitures…..


cuicui
13 mars 2008 - 0 h 00 min

Remarque très pertinente de JO qui pose bien la question ( en fait la seule qui vaille ) sur la rentabilité définitive de l’hydrogène.
Sans être septique on peut demander des garanties.


PP
16 mars 2008 - 0 h 00 min

A noter : pas d’hydrogène à l’état natif, sous-entendu que l’hydrogène est associé à d’autre atomes dans la nature. Par exemple, 2 atomes d’hydrogène et un atome d’oxygène donnent une molécule d’eau. L’eau pure (H2O) est également introuvable à l’état naturel mais on peut s’en approcher. On peut donc par électrolyse de l’eau (H2O) produire d’un côté de l’hydrogène (H2) et de l’autre de l’oxygène (O2) avec de part et d’autre quelques déchets provenant des impuretés. Si maintenant je range bien ces deux gaz, chacun dans sa musette (ne pas mélanger, c’est explosif), j’obtiens un stock en very mauvais franglish, soit une réserve d’hydrogène. On peut aussi laisser filer la réserve d’oxygène dans le réservoir atmosphérique, ce n’est pas perdu et même euphorisant.
On a parlé électrolyse ? Electro comme électricité et lyse comme destruction. Pour la destruction c’est vu on a su détruire l’eau au paragraphe précédent, mais pour l’électricité ? C’est simple, on pourrait : détruire de l’atome (centrale nucléaire), de l’hydrocarbure (centrale thermique), du cours d’eau (centrale hydraulique et son barrage en eau morte) ou bien le cours des vents (éolienne). Dans les deux premiers cas, on le sait maintenant, les déchets posent de gros problèmes quoi qu’en disent les monopoles du nucléaire et du pétrole. Dans le troisième cas, et bien, faudrait peut-être pas tout demander à l’eau, mon être n’est-il pas constitué de 70% de flotte ? Toi aussi, c’est bon, on va pouvoir s’entendre. Reste l’éolienne avec le problème de vents intermittents et précaires. Oui, mais on a parlé de réserve d’hydrogène. Au fait une réserve c’est quoi sinon une espèce de grenier. Je récolte mon grain (hydrogène) quand il est mûr (le vent souffle) et je le consomme selon mon besoin jusqu’à la prochaine récolte (le vent se relève). Bien beau tout ça, mais l’hydrogène se prépare avec quelle recette si il faut le bouffer ? Simple, la pile à combustible, tu lui files d’un côté l’hydrogène, de l’autre l’oxygène (de l’air peut suffire), elle te recrache de l’eau et de l’électricité. C’est ainsi que même sans vent ma centrale éolienne à pile à combustible me fournit de l’électricité en permanence, un peu comme mon paysan, mon meunier et mon boulanger me fournissent le pain. On pourrait en rêver, mais c’est loin d’être gagné pour plein de raisons qui n’en sont pas car ne relevant pas des sciences mais de l’omniscience des pouvoirs marchands ou politiques (ces derniers ne dépendant que de la volonté voulue des peuples). Le développement de la pile à combustible est amplement freiné par des brevets pris par de grands groupes et la recherche en ce domaine est essentiellement privée. On peut comprendre l’intérêt économique de la question, mais quel est le rapport de cette économie conçue par et pour quelques-uns, avec les arts et les sciences qui sont le patrimoine acquis par le peuple de cette planète ?
Le peuple a besoin d’entretenir en son sein un bon niveau en arts et sciences (les Grecs de l’antiquité, pratiquants inégalés de la démocratie, ne faisait pas la différence entre art, artisanat et science). Si vous connaissez un gosse un peu curieux, qui n’est pas pressé ou même sans qualités particulières, volez le temps nécessaire à une visite du Palais de la Découverte à Paris, on en sort pas indemne et ça urge.



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