Votre inscription à la newsletter a bien été prise en compte.

cliquez ici pour telecharger votre Stop Pub numérique

Fermer
Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Energie » L’étiquette énergétique pour les appareils électroménagers fait fausse route
Vous avez aimé cet article ? Aidez nous en
partageant sur
X
L'éco-photo de la semaine
© 2015 Normand Primeau Fine Art Photography. All rights reserved.

  Recevez chaque semaine l'ACTUALITE
  d'Univers Nature par email

   150 280 abonnés
   des Actualités depuis 1999
   un STOP PUB numérique offert
   5 journalistes


La vidéo de la semaine


Chiffre Clé
· Le chiffre du moment : 42 millions de tonnes … ·
C’est le « chiffre » du moment, ou plus précisément, selon le dernier [...] Lire la suite ...

> Voir tous les chiffres clés

Articles les plus lus
  1. Réduire l’impact environnemental des chats en ...
  2. Améliorer l’isolation de son logement par la ...
  3. La voiture électrique : pas totalement ...
  4. La filière éolienne de plus en plus puissante ...
  5. Inondation et pesticides : qu’en est-il ?


Focus Sur
post-tweeter-440x220
Devenir BIOTONOME avec BIOCOOP.

Le dossier du mois
pollution-air-chine-morts
La pollution atmosphérique n’est pas un problème récent, cependant ses conséquences réelles et les conditions qui la rendent plus dangereuse sont au centre des recherches scientifiques. En effet, aujourd’hui la pollution de l’air tue plus de personnes que le SIDA, la malaria, le cancer du sein ou encore la tuberculose. Désormais, les ennemis de la santé publique sont principalement les particules fines. Si nous évaluons [...] Lire la suite ...

Archives depuis 1999






L’étiquette énergétique pour les appareils électroménagers fait fausse route

Obligatoire sur les ampoules, les réfrigérateurs, les congélateurs, les lave-linge, les lave-vaisselle et les sèche-linge, l’étiquette énergétique (1) permet au consommateur de connaître et de comparer les performances énergétiques à l’usage des multiples appareils électroménagers. Outre les économies substantielles promises au futur propriétaire, le dispositif se pare d’une dimension écologique en prônant la lutte contre le gaspillage d’énergie. Ainsi, sur le site Internet de la direction régionale de l’ADEME (2) de Poitou-Charentes, le bien fondé de l’étiquette énergétique est mis en avant, permettant de choisir « l’équipement le plus performant et donc de maîtriser la facture d’électricité », ou encore d’acquérir un « matériel économique (classe A) qui permet de diviser de 2 à 4 la consommation de certains équipements ».

Toutefois, bien que vertueuse en théorie, cette garantie à l’achat est loin de faire ses preuves dans la pratique. En témoigne l’enquête réalisée par l’association de défense des consommateurs UFC – Que Choisir, dont les résultats nationaux ont récemment été communiqués. A des fins d’investigation, l’UFC (3) s’est rendue dans 1 464 magasins répartis sur l’ensemble du territoire afin d’y relever les prix en rayon et la classe énergétique de tous les modèles appartenant à un type précis de réfrigérateur-congélateur et de sèche-linge. Ces deux catégories d’appareils représenteraient, en effet, à eux seuls 50% de la consommation d’électricité spécifique (4). En tout, 7 395 modèles ont été passés au crible, révélant plusieurs constats peu réconfortants pour le consommateur.

D’une part, d’après l’UFC, l’étiquetage énergétique est désormais « obsolète ». En effet, bien que les appareils des classes les plus mauvaises aient disparu des rayons, ces classes figurent toujours sur l’étiquette. Aussi, le consommateur est-il loin d’acheter un équipement si vertueux en choisissant la classe A, l’échelonnage initial n’ayant plus de réelle validité.

En outre, les appareils réputés comme les plus performants se font rares dans les rayons des distributeurs. D’après Que Choisir, seuls 5 % des réfrigérateurs seraient de classe A++, la plus économe. De plus, quand bien même l’économie d’énergie est au rendez-vous, elle s’avère hors de prix. L’enquête a ainsi noté que les prix augmentent avec le degré d’efficacité énergétique, d’où un surcoût non négligeable entre deux classes. Pour les réfrigérateurs, on relève en moyenne un excédent de 85 € supplémentaires pour accéder à la classe A+, et de 282 € pour l’accès à la classe A++. En matière de sèche-linge, le surplus s’élève à 220 € pour accéder à la classe B et à 532 € supplémentaires pour la classe A, la moins énergivore.

Comble de l’ironie, l’argument selon lequel le surcoût à l’achat serait compensé par l’allègement de la facture électrique lors de l’utilisation s’avère tout aussi fallacieux. Dans les faits, d’après les calculs effectués par l’UFC, dans le cas du le réfrigérateur-congélateur, le surcoût de 85 € pour accéder à la classe A+ n’est amorti qu’au bout de 10 ans alors que le surcoût pour accéder à la classe A++ n’est, quant à lui, jamais compensé.

Considérant que les défis écologiques ne peuvent se relever au détriment des consommateurs, Que Choisir oppose le « payer moins pour consommer mieux » au « payer plus pour consommer moins ». Pour y parvenir, l’association propose deux solutions. La première consiste à réactualiser l’étiquetage énergétique pour assurer l’adéquation de son échelle à la réalité des produits commercialisés. Elle souligne également la nécessité de généraliser la mise en place de ce dispositif à l’ensemble des appareils électriques domestiques (TV, ordinateur, fer à repasser…). Second levier d’action, elle prône l’extension du système de bonus-malus, déjà appliqué au secteur automobile, aux appareils électroménagers.

Cécile Cassier
1- L’étiquette énergétique indique le niveau d’efficacité énergétique des équipements. Par niveau d’efficacité énergétique, on entend leur niveau de consommation comparé à celui d’appareils similaires disponibles sur le marché. Elle s’échelonne de la catégorie A, la plus économe, à la catégorie G, la plus énergivore. Il existe également des appareils classés A+ (lave-linge, réfrigérateurs, congélateurs) et A++ (réfrigérateurs et congélateurs) dont les performances sont vantées comme les plus optimales.

2- Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie.

3- Union Fédérale des Consommateurs.

4- L’électricité spécifique désigne l’électricité consommée pour l’éclairage, l’électroménager et l’audiovisuel (hors chauffage, eau chaude et cuisson).

>> Réagissez sur cet article avec votre compte Facebook

commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 27 mai 2010 à 12:00

3131 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 1999
PARTAGER / ENVOYER PAR E-MAIL


Partager sur
S'inscrire à la newsletter
Commenter cet article    
66

Votre nom : Votre adresse mail :
Votre message :  
 




à lire aussi
     
Flux RSS