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Du pétrole, du gaz et des baleines

Un projet gazier et pétrolier, Sakhalin II, développé dans l’extrême-orient russe menace la population de baleines grises du nord-ouest du Pacifique. Selon un rapport confié à des experts de l’IUCN, à la demande de l’exploitant Sakhalin Energy, la phase d’exploration a déjà nui à la population locale de baleines grises, estimée à une centaine d’individus dont une vingtaine de femelles en âge de se reproduire.

Les experts ont constaté que suite aux travaux d’exploration sismique qui se déroulaient en plein dans leur aire d’alimentation, les baleines se sont déplacées vers le sud, à la rencontre d’importants problèmes d’alimentation, une grande proportion d’individus étant observés dans un état de maigreur important (normalement ces cétacés passent près de 6 mois par an à se nourrir dans le secteur de Sakhalin).

Cette phase d’exploration étant achevée, le consortium doit maintenant réunir les 10 milliards de dollars nécessaires au financement des installations de production (plates-formes de forage, construction d’un pipeline,…). Cela ne devrait pas être très difficile, puisque des contrats seraient déjà signés pour 70 % de la production de GNL (gaz naturel liquéfié) prévue.

L’exploitation fait craindre le pire aux défenseurs des baleines, estimant qu’au terme du chantier (plus de 20 ans) ce groupe local de baleines grises aura été mené à l’extinction par des conditions de vie profondément modifiées.

Sur le papier la demande des écologistes ne semble pourtant pas insurmontable, puisque la plupart ne demandent pas l’arrêt du projet mais, à l’instar de l’association IFAW, un changement radical pour sauvegarder la population de baleines et l’environnement marin local. Ainsi, les associations insistent pour que la plate-forme pétrolière soit installée à au moins 12 miles nautiques au large de la côte de Sakhalin et que le pipeline passe au moins à 2 miles nautiques plus au sud de ce qui est prévu actuellement. Ces exigences ont hélas un coût, lequel apparaît visiblement dissuasif pour Sakhalin Energy, détenu à 55 % par Shell, 25 % par Mitsubishi et 20 % par la maison de commerce japonaise Mitsui.

Pour contre attaquer, le groupe rappelle qu’il a lancé un programme de protection de la baleine avec des exigences relatives à la communication et à la distance qui doit séparer les navires des cétacés lorsque ceux-ci sont repérés. Il est aussi prévu des trajectoires de vol et d’altitude minimale, tandis que sont prévus des contrôles rigoureux du déchargement en mer de la boue de forage et du bruit lors des activités de exploration sismique et du battage de pieux. Enfin, toujours selon l’exploitant, un navire est prêt à intervenir en cas de déversement accidentel.

Pascal Farcy

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