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Développé par le groupe Soufflet, un nouveau concept de chaudière biomasse (1), fonctionnant à base de poussières de céréales, vient de voir le jour. Installé en septembre 2011 sur un site de Nogent-sur-Seine du même groupe, il a, depuis lors, fait ses preuves. Sur ce site dexpérimentation, deux malteries génèrent dimportantes quantités de poussières de céréales qui, auparavant mal valorisées, sont désormais utilisées sur place comme combustibles. Introduites dans la chaudière biomasse et brûlées à 1000 °C, elles chauffent leau qui va, à son tour, transmettre la chaleur via un système déchangeurs. Cette chaleur est alors employée en malterie pour la touraille, dernière étape du processus de maltage qui consiste à sécher le malt. Dune puissance de 6 MW, la chaudière utilise, à pleine puissance, 1,5 tonne de poussières par heure.
Avant linstallation de la chaudière biomasse, une chaudière fonctionnant au gaz naturel assurait cette étape. Daprès le groupe, avec 12 000 tonnes de poussières brûlées par an, la chaudière biomasse permet une réduction annuelle de 73 % du gaz naturel jusqualors consommé par les deux malteries. En outre, la valorisation des déchets à même le site permet également de faire léconomie de leur transport, contribuant, avec la réduction de la consommation de gaz naturel, à réduire les émissions de CO2. Fort de ce premier bilan positif, le concept sapprête à être étendu à dautres sites de production en France et en Europe de lEst.
1- Matière organique dorigine végétale ou animale.
Enfin ! S’il en était besoin, voilà la preuve que l’ingéniosité, lorsqu’elle est bien employée, peut aider notre planète. Voilà l’exemple que l’on peut réduire la consommation d’énergies fossiles, diminuer les transports, limiter les pollutions… Il suffisait d’y penser et, surtout, de le VOULOIR ! Si chacun faisait l’effort à son petit niveau…
Cette « bonne idée » n’est qu’une étape de plus dans la fuite en avant. Le gaz « économisé » sera en fait utilisé ailleurs et ainsi la consommation d’énergie totale peut continuer à croître tranquillement…
Par contre, la masse de matière organique brulée ne sera jamais dégradée par les micro-organisme ni recyclée dans le fonctionnement des sols et des écosystèmes qui l’ont produite…














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