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Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Energie » Cette semaine, on a  »joué » à se faire peur dans le nucléaire français
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Cette semaine, on a  »joué » à se faire peur dans le nucléaire français

On en sait désormais un peu plus sur le problème qui a conduit à l’arrêt en urgence de la centrale nucléaire de Cruas, en Ardèche, dans la nuit de lundi à mardi dernier. S’il s’agit bien d’un afflux massif de débris de végétaux, charriés par le Rhône, qui ont obturé la prise d’eau qui alimentait le circuit de refroidissement du réacteur numéro 4 de la centrale nucléaire EDF, l’analyse menée par l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) révèle en fait que cet incident a constitué une première en France.

En effet, lorsqu’après avoir arrêté le réacteur, EDF a voulu basculer son système de refroidissement sur l’autre voie d’alimentation en eau, il a été constaté que celle-ci était également défaillante pour les mêmes raisons, ce qui constitue une première en France selon L’IRSN. En conséquence, à défaut de cette voie de secours, c’est à la réserve d’eau du circuit de refroidissement des piscines (du réacteur et d’entreposage des combustibles usés) à laquelle il a été fait appel comme source froide d’ultime recours. Or, dans ce cas les possibilités de refroidissement sont par définition très limitées, puisque l’on travaille en cycle fermé avec un volume de liquide restreint en lieu et place de pompage dans le fleuve Rhône. Aussi, dans le même temps, une course contre la montre se déroulait en pleine nuit pour nettoyer les prises d’eau, le dispositif de filtration et les échangeurs de refroidissement, pour récupérer les pleines capacités de refroidissement du réacteur.

Autrement dit, on peut légitiment penser que l’on s’est fait peur à la centrale nucléaire de Cruas, cette semaine, montrant une fois de plus qu’un empilement de phénomènes pas exceptionnels peut mettre dans le rouge la mécanique la mieux huilée … Un empilement d’autant plus inacceptable que, rappelons-le, ce n’est pas la première fois que des voies de prise d’eau sont obturées dans cette centrale.

Comme le note le réseau ‘Sortir du nucléaire’, ‘… comment accepter que la sûreté de millions de citoyens tienne à la possibilité de déboucher des prises d’eau dans le Rhône et ce en pleine nuit ?’. Et le réseau d’ajouter ‘Bien sûr, on nous répondra que, une fois encore, cette situation anormale s’est bien terminée. Mais rien ne permet d’assurer que la chance sera toujours au rendez-vous …’.

Pascal Farcy

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 05 décembre 2009 à 12:00

3131 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 1999
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Commentaires
sentinelle
5 décembre 2009 - 0 h 00 min

Pour comprendre les dérives de l’industrie nucléaire .
Témoignage EDF TRICASTIN / CRUAS
Condition de travail / santé des salariés
lien vers http://mazonecontrolee.blogspot.com/
@+
cordialement
faites passer l’info


brutus38
6 décembre 2009 - 0 h 00 min

Cet incident fait peur en effet ! démontrerait-il hélas que les concepteurs n’ont pas réalisé une ANALYSE DES RISQUES (avec cotation du risque selon un barême GRAVITÉ/FRÉQUENCE)???, ce qui ce fait couramment, entre autre OBlIGATOIREMENT dans l’industrie automobile AVANT les différentes phases d’industrialisation (avant-projet, prototypes échantillons initiaux, démarrage en pré-série, série). Ci c’est le cas on est vraiment peu SÉRIEUX dans le nucléaire !!!!! et quand on pense que certains refusent l’éolien pour un tas de prétextes qu’on peut débouter un par un ! Pendant ce temps EDF et tous ceux qui sont impliqués à fond dans le TOUT nucléaire se frottent les mains…


efflamm
7 décembre 2009 - 0 h 00 min

Cet incident montre au contraire que beaucoup de choses ont été pensées, et pas n’importe comment. Il y a un système de refroidissement ! Des gens on donc imaginé : celui ci tombe en panne, que fait-on ? On met un deuxième système indépendant ! Si celui-ci tombe aussi en panne, que fait-on ? C’était prévu, on prend l’eau de la piscine. Et depuis le départ, on agit pour trouver la raison de la première panne, et de la deuxième.
Certes, il ne faut plus maintenant que des branches viennent boucher les arrivées d’eau et agir en conséquence. Mais les procédures de sécurité ont montré jusqu’à aujourd’hui leur efficacité pour éviter un accident.
Ces propos n’empêchent évidemment pas de développer au maximum les énergies renouvelables.


Mra
7 décembre 2009 - 0 h 00 min

les AMDEC dont vous parlez n’ont qu’un inconvénient: les cases se mettent au vert en grugeant les coefficients. Une AMDEC poussée à bout est tellement facilement « falsifiable » d’un point de vue sécurité dès lors que ceux qui valident ne regardent que les profits matériels court terme. Ainsi, il faut se souvenir que les analyses de risques ainsi formalisés et depuis lors largement utilisés, en particulier dans l’automobile mais aussi dans l’aéronautique et je n’en doute pas dans le nucléaire… sont d’origine militaire et américaine. Faut-il développer un thèse sur le capitalisme derrière cette explication?


Mra
7 décembre 2009 - 0 h 00 min

malgré tout efflamm, je m’étonne que les dégrilloirs* du petit rhône (voir SIAH) semblent plus efficaces et plus surveillés que ceux alimentant une centrale nucléaire…
je cherche du boulot, je veux bien prendre la responsabilité de surveiller l’état de canaux d’alimentation d’un système de refroidissement!

*certains sont automatiques et gérables à distances, pour une centrale nucléaire, s’agirait-il de simples « bouches d’égout »?



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