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Bois énergie, quand l’industrie compromet le local

Promu première énergie renouvelable en France à l’occasion du Grenelle de l’environnement, le bois est censé assurer 40 % des 20 millions de tonnes équivalent pétrole que doivent fournir les énergies renouvelables en 2020. Paradoxalement, malgré une ressource forestière chaque année plus importante, le bois énergie n’atteint pas les objectifs qui lui ont été assignés.

Il est vrai que dans un contexte où seulement 60 % de l’accroissement naturel de la forêt est récolté chaque année, on pourrait penser qu’il n’y a pas de problème de ressource. Pourtant ce n’est pas si simple. Cette ressource n’est pas intégralement dédiée à l’énergie. Depuis quelques années le secteur de la construction en bois gagne des parts de marché et, à l’heure du développement durable, il est logique que le matériau bois hexagonal y trouve un débouché. Mais au-delà de ce partage de la ressource forestière, c’est la structure foncière et les multiples services rendus par la forêt qui sont les plus problématiques.

L’ONF ne gère qu’une minorité des forêts françaises

La forêt couvre quelque 28 % du territoire, et 3,5 millions de propriétaires privés en possèdent 70 %, le plus souvent sur des parcelles très réduites, compliquant d’autant leur exploitation. Par ailleurs, les zones inexploitées se trouvent logiquement dans des zones moins accessibles, où la mécanisation des coupes s’avère plus compliquée, quand elle n’est pas impossible ou hors de prix.

Enfin, la forêt n’est pas un simple espace agricole dont il convient de gérer la production. C’est également une zone à partager avec nombre d’activités récréatives (promenade, sports, etc.), de chasse, sans oublier un refuge de biodiversité incontournable. Bref, autant d’activités peu compatibles avec des champs d’arbres comme le nécessiterait un secteur énergétique industriel reposant sur le bois.

A ce titre, il n’est pas étonnant de trouver quelques projets aberrants de centrales biomasses reposant sur du bois énergie importé ou s’appropriant l’intégralité de la ressource forestière locale à leur seule finalité.

Le combat mené actuellement par une poignée d’écologistes contre le projet d’implantation d’un vaste site industriel de la société Erscia (dans le Morvan, en forêt de Tronçais) est, à ce titre, très instructif. Prévoyant de cumuler une scierie industrielle, une centrale cogénération (production d’électricité à partir de bois) et un site de production de granulés de bois à destination d’une importante centrale biomasse belge, ce site pourrait bouleverser la gestion forestière locale, mais aussi une partie du tissu économique local. Outre le risque de déforestation, les opposants soulignent en effet la mort annoncée des activités locales reposant historiquement sur la forêt. En s’appropriant toute la ressource en bois disponible localement, le projet compromettra également fortement le devenir des petites centrales biomasses communales, sans même parler des particuliers qui se chauffent au bois et verront immanquablement le prix du stère s’envoler …

Pascal

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 13 février 2013 à 12:00

3131 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 1999
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Commentaires
philou
18 février 2013 - 0 h 00 min

Je félicite Pascal pour ce texte bien rédigé qui introduit des réalités de la forêt française. Ce n’est pas sûr que le stère s’envole en Morvan, car ça ne concerne pas les mêmes propriétaires et parcelles. Il pourrait exister aussi un article sur l’exportation des grumes de chène et hètre en chine, pour dénoncer cette filière assez scandaleuse : l’ONF se plaint des prix alors que le prix du chène a augnemté de + de 100% en 2011 et 2012, le hètre de 15%, pour partir vers la chine où ils sont transformés en parquets et revendus en france en tant que chène français, ce qui n’est pas faux ! La demande est plus forte que l’offre sans aucun garde fou pour nos forets !



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