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Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Energie » Biocarburant : le bénéfice à l’usage est nul
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Biocarburant : le bénéfice à l’usage est nul

Présentés il y a un an comme une solution d’avenir, les biocarburants sont aujourd’hui de plus en plus décriés au fur et à mesure que les conditions de leur production apparaissent (concurrence avec les cultures à vocation alimentaire, déforestation pour acquisition de nouvelles terres, pratiques agricoles destructrices, etc.). En outre, leur bilan global demeure très incertain ; en effet après avoir présenté en 2002 une étude mettant en avant un fort bénéfice des agrocarburants, tant en matière de gaz à effet de serre que de rendement énergétique, l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) est appelée à revoir sa copie.

La première version, confiée au cabinet PricewaterhouseCoopers (PwC), a vu sa crédibilité mise en cause par un audit mené à la demande de l’ADEME et de l’IFP (Institut Français du Pétrole). La méthode de calcul serait inadaptée, en conduisant à affecter aux produits dérivés de la production de biocarburant des coûts énergétiques et environnementaux beaucoup plus importants que la réalité. Autrement dit, l’étude imputerait une partie non négligeable de l’impact de la production des biocarburants à la production d’aliments pour le bétail qui en découle, améliorant ainsi de façon notable le bilan des carburants d’origine végétale.


Dans l’attente d’une nouvelle étude déterminant réellement leur bilan environnemental et énergétique global, un éclairage vient d’être apporté quant à leur utilisation. Réalisée par l’Observatoire du Véhicule d’Entreprise (OVE), en collaboration avec l’Union Technique de l’Automobile, du Motocycle et du Cycle (UTAC), cette nouvelle étude permet de comparer les émissions de divers polluants des 4 familles de carburants disponibles sur le marché : essence/E85 (85 % d’Ethanol et 15 % d’essence sans plomb) et gasoil/biodiesel B30 (30 % d’ester de colza et 70 % de gasoil). En outre, les consommations de carburant sont évaluées pour un véhicule milieu de gamme, équipé tantôt d’un moteur essence flex-fuel, tantôt d’un moteur diesel.

Pour le véhicule flex-fuel, le test montre des résultats globalement équivalents pour les émissions de CO2 (1), NOx (2) et une combustion un peu plus complète de l’essence que de l’E85. Si pour les émissions de CO (3), l’E85 permet d’obtenir des émissions 2 fois moindres, à l’inverse, en matière de consommation l’E85 nécessite de passer plus régulièrement à la pompe avec une consommation 30 % plus élevée.

Pour la motorisation diesel, la comparaison d’un diesel ‘pur pétrole’ et du mélange B30 montre des résultats quasiment similaires sur tous les points avec un très léger avantage au diesel pur.
Pascal Farcy

En conclusion, même si cette étude est incomplète en n’évaluant pas, par exemple, les émissions très nocives de particules fines du diesel et du B30, elle montre qu’en terme de rejet de polluants les biocarburants n’apportent pratiquement aucun intérêt par rapport aux versions 100 % d’origine pétrolière, alors que dans le même temps leur production pose nombre de problèmes.

1- A faible dose, le dioxyde ce carbone est source de problème respiratoire et notamment un important facteur d’asthme.

2- Le dioxyde d’azote est un gaz irritant qui altère la respiration et favorise les crises chez les asthmatiques.

3- A faible dose, le monoxyde de carbone limite la capacité d’oxygénation des principaux organes et des muscles. Il est particulièrement nocif pour les fœtus.

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 06 mai 2008 à 12:00

3131 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 1999
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Commentaires
ouaibman
8 mai 2008 - 0 h 00 min

…à force de courir après le zéro pollution, on passe à côté de la meilleure au monde actuellement, la voiture à air !
…je vous encourage à réserver dès maintenant (sans acompte et sans obligation d’achat !) votre modèle très économique à 3 places, pour 3500 euros, la City car, qui fonctionne à l’air et à l’essence, et dont l’usine niçoise va lancer la production en 2009 enfin ! ( les premiers inscrits seront les premiers servis !)
Fonçez sur le site : mdi.lu
La seule pollution émise…sera d’augmenter les déchets nucléaires de nos centrales…en attendant l’hydrogène au même tarif…et sortir de cette prise d’otages de l’état et des pays de l’OPEP qui rationnent, taxent et étouffe la Terre de leurs produits destructeurs d’environnement !
Pour plus d’infos et de conseils, écrivez moi sur mon mail, merçi


Yves LUBRANIECKI
10 mai 2008 - 0 h 00 min

Bonjour,
Le message, signé Pascal Ferry « Biocarburants, le bénéfice à l’usage est nul », qui fait un amalgame catastrophiste entre les différents agrocarburants en allant jusqu’à laisser entendre qu’ils n’apportent rien par rapport au pétrole est tendancieux et s’apparente davantage à de la désinformation qu’à de l’information.
Je pense qu’il aurait mieux valu ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain en mettant ainsi tous les agrocarburants sur un pied d’égalité.
Surtout il aurait été plus honnête d’ajouter que le seul agrocarburant qui vaille est l’huile végétale non modifiée utilisée dans un moteur adapté et bien réglé. Toutes les études convergent pour reconnaître à cette filière (que l’on appelle l’huile végétale pure (HVP)) des résultats très positifs, tant en matière de rejet de gaz à effet de serre (essentiellement de CO2), qu’en matière de pollution immédiate (CO, NOX, imbrûlés, etc.).
Par ailleurs, l’huile ne contient pas ou ne contient que d’infimes quantités de la plupart des cochonneries contenues dans le pétrole (soufre, benzène, terpène,etc) et, donc, si elles ne sont pas à l’entrée, elles ne sont pas à la sortie.
Enfin, les particules, pour la même raison et parce que la combustion de l’HVP est bien meilleure, sont beaucoup moins toxiques que celles émises par un diesel fonctionnant au gazole.
Le second message signé « Ouebman » est, quant à lui, une fantaisie pure et simple. Il en va de la voiture à air comprimé comme de la voiture électrique ou de la voiture à hydrogène, ces belles techniques sont intéressantes pour sortir la pollution des villes, mais elles ne présente ni plus ni moins d’intérêt que la façon dont on produit l’air comprimé, l’électricité ou l’hydrogène. S’ils sont produits avec un procédé polluant, ils sont polluants. Si on utilise de l’huile végétale bio pour les fabriquer, c’est très coûteux et peu polluant. En tout cas cela ne renvoie que peu de gaz à effet de serre.
Dire autre chose est une pure fantaisie.
Bien à vous.
YL.


philrich123
11 mai 2008 - 0 h 00 min

Effectivement beaucoup d’articles publiés sur ce site « ont des œillères » pour ne parler que d’un point très précis sans voir plus loin…
Néanmoins il me paraît autant utopique d’utiliser de l’HVP (Huile Végétale Pure) que de l’air comprimé. Même si l’HVP présente des rejets moins nocifs, je pense que la production d’1 KWh par une centrale nucléaire est bien moins polluante que la production d’1 KWh par de l’HVP. Arrêtons de penser à un point précis, raisonnons globalement, sur la ressource énergétique.


freedom21
11 mai 2008 - 0 h 00 min

Ce n’est pas pour rien que les biocarburants (tous!) sont appelés né crocarburants!!! J’invite tous les internautes à pousser leur curiosité sur les sites concernant ce sujet. La véritable solution c’est de restreindre l’usage de nos chères automobiles, mais ceci demande du courage.


Yves LUBRANIECKI
12 mai 2008 - 0 h 00 min

Bonjour,
Merci d’avoir réagi à ce que j’ai écrit. Cependant…
1 – Pour « philrich123″, en l’état actuel de nos connaissances et à perte de vue, le nucléaire n’est pas en mesure de remplacer le pétrole dans les transports car les véhicules électriques sont très loin d’offrir les performances et surtout la souplesse d’utilisation du pétrole. Le seul et unique combustible liquide à même de le faire (avec un moteur diesel adapté et bien réglé) est l’huile végétale pure (HVP). Vous pouvez retourner ce dossier dans tous les sens comme je le fais depuis bientôt 20 ans, il n’y en a pas d’autre.
2 – Pour « freedom21″, avant d’être aussi péremptoire, vous devriez étudier plus soigneusement le dossier. Les agrocarburants politiciens (que certains appellent à juste titre les nécrocarburants) sont diamétralement l’inverse de l’HVP.
Dans le premier cas, des investisseurs très puissants ont compris qu’il y avait des montagnes de fric à gagner là. Ils ont massivement investi sans le moindre souci pour l’environnement (tout en disant le contraire) avec un seul but : rentabiliser leur investissement. Cela a pour corollaire la déforestation, la concurrence avec les cultures vivrières, le recours massif aux intrants chimiques et l’esclavage moderne.
La filière huile végétale pure est diamétralement l’inverse : les agriculteurs font normalement leur métier à échelle humaine pour satisfaire une demande locale en énergie, parfois la leur propre, on appelle cela l’autoconsommation agricole, avec les préoccupations à leur échelle en termes de culture, d’utilisation des sols et des intrants. En France, cela n’est pas forcément rentable, cela dépend du rapport entre le coût du fioul rouge détaxé et le prix de vente de l’huile produite (ou de la graine, s’ils n’ont pas de presse pour faire l’huile eux-mêmes). N’oublions pas que l’utilisation de l’HVP reste interdite sur la route en France.
En Afrique, je travaille sur des projets consistant à inciter les populations villageoises à produire, sur des terres qui ne sont généralement pas affectées à des cultures vivrières, des graines (notamment pourghère, mais ça peut être d’autres graines comme le palmier guinéen ou d’autres) qui sont pressées localement. L’huile est simplement décantée puis filtrée et utilisée telle quelle dans des groupes électrogènes diesel adaptés et bien réglés qui alimentent des pompes électriques. Ces dernières apportent l’eau qui permet d’élargir les surfaces des cultures vivrières.
A terme, la mécanisation agricole que ce système finira par permettre devrait donner la possibilité aux agriculteurs locaux de mettre sur le marché leur propre production de graines oléagineuses qui seront vendues de plus en plus loin. En multipliant ce genre de projet tout autour du monde (surtout le monde ensoleillé), on pourra approvisionner de plus en plus d’utilisateurs sans détruire la planète.
Ce mouvement démarre et, au lieu de le démolir sans le connaître, vous devriez faire ce que vous préconisez, à savoir lire ce qui est écrit sur cette question, notamment ce qu’écrit votre serviteur. Il suffit de taper mon nom. La bonne version est celle de novembre 2006.
Bien à vous.
YL.


diego
12 mai 2008 - 0 h 00 min

Les œillères ne sont pas forcément où on le pense, car mis à part l’article qui est le seul à faire une rapide mention de la concurrence avec les cultures alimentaires, ce serait bien d’arrêter de penser à ce qu’on met dans NOTRE réservoir quand la moitié de la planète crève de faim. C’est de très loin le principal problème des carburants végétaux.

Qu’il s’agisse d’huile pure ou de mélanges plus élaborés ne change rien, complètement d’accord avec Freedom21.


Yves LUBRANIECKI
14 mai 2008 - 0 h 00 min

Bonjour,
Je regrette vraiment que Diego n’ait pas pris une minute pour lire mon dernier message avant de réagir aussi abruptement.
Je l’engage à le faire, car, encore une fois, il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Il ne faut pas mettre tous les combustibles végétaux dans le même seau.
J’attire votre attention sur le fait que dans tous les cas de figure, pour produire des cultures vivrières, il faut beaucoup d’énergie et, en l’état actuel de nos connaissances et à perte de vue, la seule énergie disponible pour cultiver sur une grande échelle est le pétrole. Il faudra bien que l’on sorte de ce cercle vicieux, sinon, riches ou pauvres, nous n’aurons plus rien dans nos assiettes quand il n’y aura plus de pétrole et quand nous en serons à 500 PPMV de CO2 dans l’atmosphère et que le climat sera totalement fou.
Que préconisez-vous, mon Cher Diego ?
Vraiment, je crois que vous devriez faire l’effort de vous documenter sur la filière HVP et de réfléchir à l’avenir de nos enfants et des enfants des plus pauvres d’entre nous les Humains.
C’est urgent car il faudra des décennies pour mettre les choses en place. Tant qu’on continue à tout articuler autour du pétrole comme s’il était éternel, on ne démarre pas le changement pourtant de plus en plus urgemment nécessaire; chaque jour de plus en plus nécessaire partout.
Bien à vous.
YL.



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