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Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Energie » Avec le froid, la complexité de la production d’électricité se révèle
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Avec le froid, la complexité de la production d’électricité se révèle

Alors que le froid s’abat sur la majeure partie de la France, et que toutes les capacités de production d’électricité sont mobilisées pour répondre à une demande qui pourrait atteindre un pic de consommation supérieure à 80 000 MW (1), le réseau Sortir du nucléaire en profite pour dénoncer une fois de plus la forte orientation atomique de la France, et le manque de souplesse qui en découle.

Il est vrai qu’avec 77 % de sa production électrique assurée par 58 réacteurs nucléaires, la France a adopté un modèle énergétique spécifique, imposé par les grandes fluctuations d’une demande variant dans un rapport de 1 à 3 (été/hiver). En conséquence, si l’hexagone s’affiche la plupart du temps en exportateur d’électricité, pour répondre aux périodes de pics hivernaux il fait appel à ses proches voisins. Une demande d’autant plus nécessaire que dans un contexte de production nationale stagnante, le recours de plus en plus fréquent à l’électricité pour assurer le chauffage (convecteurs, pompes à chaleur, etc.), nécessite une savante gestion des pics de consommation. Or, la souplesse de production n’étant pas le point fort du nucléaire, les ressources en hydraulique sont monopolisées (environ 11 %), sans oublier le recours aux centrales thermiques (gaz, fuel, charbon) françaises et étrangères, au premier rang desquelles se trouvent les allemandes.

Au final, on se trouve dans le paradoxe où la France, à la tête d’une production électrique globalement peu émettrice de gaz à effet de serre, est dépendante de l’Allemagne, et de ses centrales thermiques au bilan CO2 catastrophique, pour passer les pics de consommation hivernaux. Par ailleurs, cette situation ne cesse de se dégrader, avec un ratio positif exportation/importation qui se réduit de plus en plus (environ 70 TWh en 2000, pour 56 en 2007). Avec l’Allemagne, ce ratio est même négatif depuis 5 ans, et se dégrade chaque année davantage (en 2007, la France a affiché un déficit d’échange énergétique de 8,2 TWh avec l’Allemagne).


Pour répondre à cette problématique, un lissage des pics fait partie des éléments de solutions (cf. dispositif EcoWatt en Bretagne), mais demeurera insuffisant tant que l’on ne tournera pas le dos à l’électricité pour se chauffer, sauf à accepter une augmentation des capacités thermiques de production d’électricité source de changement climatique avec leurs émissions de gaz à effet de serre…
Pascal Farcy

1- Le record date du 17 décembre 2007, avec un pic de consommation de 88 960 MW, selon Réseau de Transport de l’Electricité (RTE).

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commentaires sur cet article - Univers Nature

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Commentaires
jlg47
28 décembre 2008 - 0 h 00 min

Mais encore faut-il que les choix intelligents ne soient pas contrariés par des fanatiques qui ne proposent que la disparition de l’homme au nom de la nature.
Se sont d’ailleurs les mêmes qui sont contre le nucléaire et contre les énergies renouvelables au nom de l’esthétiques, d’un éventuel bruit, d’une hypothétique pollution radio électrique, d’un bilan carbonne virtuel, ….
Sauver la planète passe par le nucléaire car il faudra passer le pic de population du XXIe siècle avant d’avoir déployer d’autre technologies en quantité suffisante pour s’en passer.
Après, la décroissance de la population pourra peut-être donner raison aux ayatollah de la décroissance.


thylacine
28 décembre 2008 - 0 h 00 min

jlg47, si je comprends bien, les idées intelligentes sont les vôtres, et ceux qui en émettent de différentes sont des fanatiques et des ayatollahs! Un ayatollah en vaut bien un autre!
L’intérêt des idées différentes, aussi exotiques soient-elles, c’est qu’elles permettent la discussion et la réflexion… donc le progrès (le vrai, pas la fuite en avant technologique…), sauf entre fanatiques justement, qui préfèrent se taper dessus, à coup de bombes ou de mots, pour décider qui a raison (« jugement de Dieu? »).
Maintenant, dire « attendons un peu, c’est un mauvais moment à passer, tout ira mieux après » on entends ça depuis si longtemps… Ce n’est pas vraiment ce que j’appelle prendre son destin en main (« gérer »).
Tout cela dit sans haine, je vous le jure. J’étais « anti-nucléaire » étant jeune, je le suis encore dans une certaine mesure, mais je constate comme vous que le bilan du nucléaire est loin d’être totalement négatif. Cependant le problème monstrueux des déchets demeure, finalement beaucoup plus grave que celui des risques directs.


zorggy
28 décembre 2008 - 0 h 00 min

Je crois que chercher à « produire plus » devient une gageure ; sinon le problème serait déjà résolu, non ? Mais « produire moins » se heurte à la consommation réelle. Donc il serait judicieux de demander un effort à la population pour diminuer la consommation électrique, spécialement durant les périodes de pointe. Malheureusement, cette information est totalement absente dans notre système. Cela me semble pourtant une réaction de simple bon sens, même si elle paraît heurter certaines âmes sensibles qui ne peuvent imaginer restreindre leur train de vie.

Le nucléaire me semble une mauvaise réponse à un problème qui ne devrait pas exister. Pour l’instant nous faisons avec, mais il serait avisé de réfléchir au pourquoi de la situation actuelle et à une manière simple de revenir à une consommation réaliste de ce que la planète nous fournit. Ce serait une façon de devenir un peu plus adulte en gérant notre patrimoine et en le légant à nos enfants.


christophe1007
28 décembre 2008 - 0 h 00 min

Le problème, ce sont les pics de consommation. Il suffirait de généraliser les abonnements de type ‘EJP’ ou ‘TEMPO’. Les habitations ont en général une inertie thermique suffisante pour supporter des coupures de quelques heures. Il existe des radiateurs à accumulation faits pour cela. Il faut au plus vite construire de nouvelles centrales nucléaires pour faire face à l’augmentation régulière de la consommation, notamment pour les transports en commun(tramways, TGV, ferroutage…) et le rechargement(nocturne) des batteries des (futures) voitures.


fab
28 décembre 2008 - 0 h 00 min

Bjr
Si je comprends bien c est le nucléaire francais qui contribue a rallumer les centrales thermique allemandes qui polluent et contribuent au réchauffement climatique… en conclusion les pro nucléaire nous prennent pr des billes avec l’argument « pas de CO2 avec le nucléaire » !!


eau-delà!
28 décembre 2008 - 0 h 00 min

Le prix du litre de GPL,(< => gaz de ville pour la campagne, mais + cher),était il y a 5 ans < => au tarif du kw électrique.
Une alternative douce, donc, pour les jours où la chaudière à bois ne peut fonctionner (jours de ramonage, ou en cas de pb de santé, par ex.). Or,il a augmenté de 50%, et depuis le pic des tarifs du fuel et de l’essence à la pompe, c’est le seul qui n’est pas redescendu.
Et quand les salaires plafonnent, on fait donc le choix de l’électrique par défaut…
L’Etat est schizophrénique : il parle d’écologie pour suivre l’air du temps, mais incite à vivre de façon anti-écolo par ses politiques tarifaires tous azimuts.
Au milieu, on navigue à vue => on n’est pas rendu !…


yvesaubry
28 décembre 2008 - 0 h 00 min

Le moyen rapide et efficace pour diminuer sensiblement la consommation électrique est d’isoler les maisons et appartements. Rien qu’avec le coût de l’EPR, 1.000.000 de toit maisons pourraient être isolées. Et je ne parle pas des nouvelles maisons, construites avec la même isolation que les grottes de l’époque préhistorique. Et je ne parle pas des moyens à développer pour que chacun produise sa propre électricité.


sdine
29 décembre 2008 - 0 h 00 min

Encore une fois, la première solution est dans l’isolation y compris la surisolation des logements. Dans un 2e temps, les choix de chauffage doivent limiter le recours à l’électricité, ce qui suppose notamment de ne pas céder aux mirages des PAC. Personne ne demande de revenir au temps des hommes des cavernes pour se chauffer, et des solutions existent qui permettent d’avoir des maisons confortables avec des consommations énergétiques (très) faibles. Rappelons-le : la meilleure énergie est celle qu’on ne consomme pas.


musico
29 décembre 2008 - 0 h 00 min

Il y a d’autres moyens de se chauffer que l’élictricité. A croire que personne le sait !


vintemp
1 janvier 2009 - 0 h 00 min

Le problème actuelle c’est que le tout électrique est largement prôner.
je vais faire construire et se sera une maisons bas de gamme en chauffage électrique ce n’est pas un choix mais une obligation vu nos salaire.
Edf propose des crédit attractif pour l’installation de chauffa électrique.
Obliger les HLM d’isoler leurs batiments, favoriser une normes thermique supérieur à la rt2005.
réintroduire le système EJP,… de multiple possibilité existes mais celà ne rapportera pas aux actionnaires EDF!


MICRODOC
2 janvier 2009 - 0 h 00 min

J’habite à la campagne et dans un petit village ou il fait souvent en dessous de 0°c….
j’ai fait construire il y plus de 12 ans et les murs sont doublés de 10 cm de polystyrène, fenêtres double vitrage et Vmc.
J’ai progressivement retiré les quelques convecteurs classiques livrés d’origine car j’avais acheté un poèle à bois scandinave Godin.
J’ai également rajouté deux climatiseurs chaud/froid à pompe a chaleur le tout sur un tarif tempo.
Bonjour les manips avec les interrupteurs pour le chauffage de l’eau chaude en période rouge, on éteint tout ce qui consomme (sauf la lumière…), on crève de chaud dans le salon (35°C où il y a le poèle) et on se les gèle (12°C) dans les salles de bains et dans les chambres (pas dans la cuisine, on cuisine au gaz bouteille ne pas oublier d’en avoir une d’avance).
De plus on a de la fumée qui sort du poèle quand on le charge si on oublie d »éteindre la VMC ….. de la poussière (cendre des cèps des vignes arrachés récupérés dans les champs voisins) partout dans la maison, les tuiles sont couvertes par de la cendre et dès qu’il pleut, cela tache la façade en ruisselant dessus (donc il faut installer des gouttières et dommage pour les décos locales des maisons languedociennes).
Quand à l’inertie thermique de la maison, cela ne tient pas si toute la semaine est en « rouge tempo  » et que dehors il fait -12/15°c ( il m’est arrivé d’avoir -20°c).
Il faudrait installer un récupérateur de chaleur au dessus du poèle qui redistribue l’air chaud dans les chambres, couloirs et salle de bains. Un chauffe-eau solaire et une éolienne avec un local et les batteries pour stocker et tout cela coute des sous…. pas facile d’être bio et écolo, faut vraiment vouloir… Idem pour la bouffe , mais c’est un choix et une autre histoire.
mais je reste convaincu qu’EdF et GdF, l’eau, le crédit, les transports en commun, les infrastructures autoroutières tous cela devrait rester « service public »
Bonne année à tous



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