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A Auch, une usine de méthanisation en service

Usine de méthanisation à Auch. Photo : Naskeo

Usine de méthanisation à Auch. Photo : Naskeo

Rien ne se perd tout se transforme. Cet adage pourrait tout à fait convenir à un procédé énergétique qui valorise les déchets pour en faire du biogaz produisant de la chaleur et de l’électricité. Zoom sur une usine à Auch ; dans le Gers en région Miid-Pyrénées en service depuis début août.

40 000 tonnes de déchets valorisés par an
Mis en service cet été, le projet de cogénération d’électricité d’une capacité d’1,1 MW et de chaleur d’1,1 MW valorisera, à terme, plus de 40 000 tonnes de résidus organiques par an. De quoi alimenter en électricité l’équivalent de la consommation annuelle de 4 000 personnes, soit 16% des habitants de la ville d’Auch.

Le principe de la méthanisation repose sur un processus naturel biologique de dégradation de la matière organique chauffée dans une cuve à 37°C en l’absence d’oxygène. La méthanisation permet de produire à la fois du biogaz riche en méthane récupérable mais aussi des engrais renouvelables. Le biogaz ainsi obtenu est utilisé dans un moteur de cogénération, qui produit de la chaleur et de l’électricité. Fumiers, déchets de fruits et légumes, huiles, déchets verts, de nombreux types de résidus peuvent être méthanisés. A Auch, l’unité pourra traiter chaque année 20% de déchets agricoles et 80% de déchets issus d’industries agroalimentaires locales. L’électricité sera revendue à ErDF, tandis que la chaleur sera redirigée vers l’entreprise voisine Sud-Ouest Aliments. Autre bénéfice de cette technique : Les déchets produits lors de la méthanisation pourraient servir lors de l’épandage agricole.

Soutien publique pour la filière
A la suite du Grenelle de l’environnement, les énergies renouvelables deviennent un nouvel enjeu énergétique. L’objectif est aujourd’hui d’atteindre 23 % d’énergie renouvelable dans le mix énergétique de la France en 2020. Parmi les solutions, la méthanisation suscite de l’intérêt du fait de sa capacité à produire de l’énergie tout en réduisant les déchets. De plus, le biogaz est un gaz composé en moyenne de 65% de méthane et de 35% de dioxyde de carbone . Il est considéré comme une source d’énergie renouvelable issue de la biomasse qui permet une diminution des émissions de gaz à effet de serre par rapport aux énergies fossiles ou aux engrais chimiques.

Après avoir soutenu l’unité de Auch à hauteur de 100 000 euros (aux côtés de l’Union européenne (fonds Feder) et de l’Ademe), la région Midi-Pyrénées envisage notamment de construire une centaine d’unités d’ici 2020. Selon une étude réalisée pour la Région Midi-Pyrénées en 2012, le potentiel de production pour la région représente jusqu’à 2200 Gwh de biogaz par an soit l’équivalent d’1/4 de la consommation de gaz (résidentiel et tertiaire).

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Deborah (voir la biographie)
le 21 août 2013 à 06:00

73 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 2013
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Commentaires
Poswick Emmanuel
21 août 2013 - 22 h 20 min

Merci, très intéressant.
Quel est le coût total d’investissement et le coût de fonctionnement d’une telle unité?
Pourriez-vous communiquer une personne de contact en tant que responsable de projet?
Merci d’avance
Ir.Emmanuel Poswick


Mayon vert
21 août 2013 - 23 h 33 min

40000 tonnes de matière !?! C’est beaucoup non ?
A quelle distance va-t-on aller chercher tout ça ?
100 km comme dans le projet initial ? A moins qu’il y ait des avenants à combien ? 200 km ? Cela passe-t-il par enquête publique?


marinot
25 août 2013 - 15 h 35 min

Dans un souci de décentralisation des productions d’énergie, il faut aider et encourager les petites unités de méthanisation valorisant les ressources au plus prés de leur lieu d’apparition. En lien un bel exemple que vous connaissez peut être déjà.
http://www.youtube.com/watch?v=ynSNibF79Z0


association Terres & Rivières
28 août 2013 - 18 h 11 min

Hélas la méthanisation « infiniment mélangé », en fait une technique industrielle, n’est pas si propre que cela. Certes on produit de l’énergie mais le déchet restant,le digestat, pose un problème environnemental dont on ne parle pas. Particulièrement le digestat liquide qui acidifie les sols et favorise, comme le lisier, les lessivages vers les cours d’eau. De plus le système pousse à des cultures dédiées à l’énergie, non à l’alimentation. Il pousse à l’augmentation des prix de céréales comme il incite à l’augmentation des cheptels hors-sol (cercle vicieux). Je vous renvoie aux inquiétudes actuelles des allemands, très en avance sur nous, qui constatent, navrés, les effets collatéraux d’une méthode largement subventionnée au bénéfice d’une minorité et au détriment d’une majorité.
Seule la méthanisation à la ferme, par voie sèche, peut amener une gestion agronomique sérieuse, si elle est bien menée, ainsi qu’une amélioration financière des éleveurs sur paille.
cordialement
JJ


Marembert
28 août 2013 - 19 h 04 min

Et que fait-on du CO2 généré en même que le méthane. Est-il récupéré, transformé ? L’article n’en parle pas, le CO2 est un gaz aux multiples applications.


CHANUR
3 septembre 2013 - 9 h 07 min

Quelque soit les défauts du principe, il faut y réfléchir en tant que solution alternative, à partir de là voyons ce qu’il peut remplacer.
Il y un terme interessant il s’agit de « co-génération » qu’il serait interessant de développer en particulier des chaudieres à co-génération (pour particulier) qui semblent l’avenir de la chaudiere individuelle


Eau-la-la
13 septembre 2013 - 10 h 59 min

Pendant la guerre (39-45), le processus de récupération du méthane produit par les vaches était déjà exploîté par des paysans astucieux. Ainsi, mon père allait chercher le lait, enfant, dans une ferme qui produisait son électricité ET chauffait son habitat fermier grâce au méthane de l’étable.
C’est ce type d’usage qu’il faudrait encourager, et non les initiatives polluantes à moyen terme. Car épandre du fumier, technique ancestrale, n’est pas comparable avec un épandage de déchets industriels. Avez-vous déjà senti ce qui sort d’une industrie de poulets de batterie, par ex. ? C’est tellement infâme qu’un lisier peut sembler plaisant en comparaison ! Et pourtant !
Ne pas polluer les eaux courantes ou stagnantes est aussi une urgence.
Mais bien souvent, les inconvénients s’effacent derrière quelques pots de vin…


Raphaël
15 septembre 2013 - 23 h 27 min

Etudiant français en Allemagne, je rédige actuellement un mémoire sur les biodéchets. Je ne dis pas détenir la vérité, je fais simplement part de ce que j’ai pu apprendre au cours de mes recherches.

@Mayon vert:
Avec 40.000 tonnes par an, on est certes dans la fourchette haute, mais les plus grandes installations peuvent traiter plus de 100.000 tonnes/a. Sur les 63 usines de méthanisation analysées dans le rapport (document en allemand, page 34), plus de 10 sont au dessus des 40.000 t/a.

Quant à la distance, un rayon de 100 km autour de l’usine me parait énorme. C’est vers 70 kms qu’on se poserait la question de la rentabilité d’une station « transbordement » (je ne connais que le terme allemand).

@association Terres & Rivières:
Contrairement à ce que vous affirmez, c’est bien l’installation de ce genre d’usine (à plus petite échelle) dans une ferme qui produit des digestats liquides. En effet, les déchets en entrée sont déjà liquides (lisiers). A leur sortie, les digestats sont « hygiénisés » (pasteurisés à 70° C) puis directement épandu sous forme liquide. Je ne connais pas la législation française mais, en Allemagne, l’épandage est soumis à des contrôles. Concrètement, ne pas dépasser certaines valeurs en mg/kg de métaux lourds, pH, nitrates etc. Beaucoup de ces usines allemandes font d’ailleurs partie d’une association certifiant le compost ou compost provenant de digestat, pour lequel les valeurs sont plus basses.
Dans les autres usines, les déchets en entrée sont divers (déchets organiques issus de ramassage séparé, déchets verts des communes, graisses issues de séparateurs à graisse, produits d’industries agroalimentaires, carcasses d’animaux) bref, la consistant varie de solide à pâteux et les digestats sont compostés en biocompost pouvant servir dans l’agriculture biologique. Dans le cas de ces usines non-agricoles comme celle d’Auch, les digestats sont probablement déshydratés et mis en maturation pour obtenir le compost stabilisé. Je vais dans le détail je sais …

@Marembert:
Le CO2 a pour effet négatif de réduire le pouvoir calorifique du biogaz et d’être corrosif pour les machines. Il est impérativement séparé du méthane (le gaz à pouvoir calorifique intéressant) quand le biogaz est brûlé. Plus en détail je ne sais pas, selon la méthode de séparation je pense qu’il est en général perdu dans les filtres. Il n’est pas brûlé, c’est déjà ca qui n’est pas rejeté dans l’atmosphère !

Source parmi d’autres: http://www.umweltdaten.de/publikationen/fpdf-k/k4324.pdf



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