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Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Energie » 500 000 personnes sous la menace d’un projet de barrage en Ethiopie
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500 000 personnes sous la menace d’un projet de barrage en Ethiopie

Avec une capacité de 1 870 MW et un mur de 240 mètres de haut, soit le plus haut d’Afrique, le projet de barrage Gilgel Gibe III s’impose comme l’investissement le plus important jamais réalisé en Ethiopie. Mais, la folie des grandeurs étant ce qu’elle est, il s’avère également être un non-sens total tant d’un point de vue humain qu’environnemental.

En effet, en créant un bassin de 150 km de long, ce gigantesque barrage hydroélectrique menace la survie de 500 000 personnes, établies dans le Sud de l’Ethiopie et le Nord du Kenya. Bloquant la partie Sud-Ouest du fleuve Omo, principale source du Lac Turkana, son installation déséquilibrera le fragile écosystème fluvial. S’en suivront de lourdes conséquences quant aux moyens de subsistance des populations autochtones, dépendant principalement de la pêcherie et de l’agriculture de décrue. Or, la destruction des pêcheries, l’inondation de terres agricoles et le déplacement de centaines de personnes vont accroître les risques de famines et de conflits dans une région déjà en lutte avec la sécheresse.

En outre, Gibe III détruira la basse vallée de l’Omo, site préhistorique de renommée mondiale, de même que l’écosystème du Lac Turkana, ces deux sites étant inscrits au patrimoine historique de l’UNESCO.

Pour Anne-Sophie Simpere, de l’ONG des Amis de la Terre : « Ce projet a été lancé sans étude d’impact préalable, en violation de la loi éthiopienne. Il viole aussi la Constitution éthiopienne et plusieurs Conventions internationales, notamment sur les droits des populations indigènes. La situation politique dans le pays ne permet pas aux populations de protester, et de toute façon, elles ne sont pas informées ou consultées. ». De fait, d’après l’organisation Survival International, le gouvernement éthiopien exercerait une forte répression et aurait déjà dissous 41 associations communautaires locales afin d’empêcher les autochtones d’organiser des réunions à propos du barrage.

Débutée en 2006, la construction du barrage est confiée, en l’absence d’appel d’offres, à la compagnie italienne Salini. Celle-ci s’était déjà chargée de la construction du barrage Gibe II dont une partie s’effondra seulement dix jours après sa mise en service en janvier dernier.

A l’heure actuelle, l’achèvement du barrage est prévu pour 2012. Toutefois, 1,4 milliard de dollars est encore nécessaire à l’accomplissement du projet. La Banque mondiale, la Banque européenne d’investissement et la Banque africaine de développement ont d’ores et déjà été sollicitées pour pourvoir à ce financement.

Pour stopper la machine déjà en marche, un collectif d’ONGs internationales (1) s’est constitué et appelle les institutions financières internationales à ne pas prendre part à cette réalisation. Il est également l’initiateur d’une pétition ouverte à tous les contestataires du projet, accessible en anglais sur un site Internet dédié (2).

Cécile Cassier
1- Ce collectif regroupe la coalition Counter Balance, Campana per la riforma della banca mondiale (CRBM), Friends of Lake Turkana, International Rivers et International Survival.

2- La pétition est accessible : http://stopgibe3.org

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commentaires sur cet article - Univers Nature

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Commentaires
C@t
25 mars 2010 - 0 h 00 min

C’est vrai, j’oubliais en Afrique, il n’y a pas de soleil, donc, ils ne peuvent pas compter dessus pour l’énergie solaire, comme il n’y a pas de sécheresse, et que l’eau coule à profusion, c’est pour ça qu’il font un barrage : LOGIQUE !!



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