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Energie renouvelable : l’hydrolienne se jette à l’eau

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Après plusieurs semaines d’attente amarrée au quai de Brest, la première des deux nouvelles hydroliennes destinées au parc de démonstration d’EDF Energies Nouvelles a finalement appareillé vendredi 15 janvier dernier à destination du site de Paimpol-Bréhat. Une étape décisive dans l’installation de la première ferme hydrolienne à l’échelle internationale, et qui permettra d’apprécier dès 2016 les débuts prometteurs d’un nouveau savoir-faire industriel français.

Double connexion à Paimpol-Bréhat, une première mondiale

Le constructeur DCNS, associé au groupe EDF dans le cadre du projet de Paimpol, va finalement pouvoir profiter de conditions météorologiques favorables et de coefficients de marée peu élevés, pour positionner l’engin sur le fond, à une profondeur qui se situe entre 35 et 40 m. Une opération toujours délicate au regard des dimensions de la machine (300 tonnes pour l’hydrolienne de 16 m de diamètre et 900 tonnes pour son socle) qui validera le début d’une nouvelle phase de production avant la fin de l’hiver. Cette hydrolienne devrait en effet être rejointe d’ici le mois de mars prochain par un second prototype faisant ainsi du site expérimental de Paimpol la première ferme hydrolienne en activité à l’échelle internationale.

« Avant la fin de l’hiver 2015-2016, les deux machines seront connectées, ce qui constituera une première mondiale », affirme le constructeur. Cette première phase d’expérimentation servira à terme au projet « Normandie Hydro », destiné à exploiter sept hydroliennes posées dans le Raz Blanchard, au large du Cotentin. Pour ce projet, EDF EN et DCNS ont été lauréats le 2 décembre 2014 de l’appel à manifestation d’Intérêt (AMI) de l’ADEME.

De son côte l’hydrolienne Sabella, première hydrolienne raccordée au réseau électrique d’Ouessant en France, a passé en décembre dernier le cap de 10 mégawatt/heure de production. Elle est aujourd’hui testée dans différentes conditions dans le cadre du programme d’essais mis en œuvre au cours de son année de démonstration, avec l’appui du Bureau Veritas et de l’Ifremer.

La création d’une nouvelle filière industrielle française

L’ensemble de ces programmes de développement vise à démontrer la performance énergétique et économique des hydroliennes, et signe une étape décisive vers la création d’une nouvelle filière industrielle française. La France dispose en effet d’atouts majeurs en la matière et pourrait à terme s’imposer comme une des grandes puissances mondiales en matière de production hydrolienne.

Avec un potentiel de production estimé à 2,5 GW (pour 12,5 GW à l’échelle européenne), l’Hexagone se positionne juste derrière le Royaume-Uni et encourage aujourd’hui le développement de cette énergie. Le gouvernement multiplie les appels à projets et s’est fixé pour objectif, l’installation de 50 MW de puissance d’ici à 2020, sur les 400 MW potentiels déjà identifiés par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe).

La promesse d’une énergie renouvelable stable

Il faut dire que les avantages de l’énergie hydrolienne laissent entrevoir des progrès certains dans la production d’énergie renouvelable en termes de coût et de rendement, et séduisent, outre la France, de nombreux pays disposant de façades maritimes et de forts courants marins (plus de 3 m/s). Le Royaume-Uni bien sûr, mais également l’Australie, la Corée du Sud, le Canada ou la Norvège disposent aujourd’hui de ressources considérables et se tournent eux aussi vers le développement croissant de cette nouvelle énergie des mers à la fois stable et prévisible.

En pratique, l’énergie hydrolienne produit de l’électricité grâce aux courants marins en exploitant la force de l’eau, aussi bien en marée montante qu’en marée descendante, via une turbine réversible. Une technologie prometteuse au regard du faible coût environnemental (aucune émission de CO2), du fort rendement de ses installations (plus rentables que les éoliennes par exemple) et d’une production relativement constante.

Le potentiel mondial de l’énergie hydrolienne marine est évalué entre 75 et 100 GW, mais ne tient pas compte des autres pistes de développement de cette technologie. Exploitant tous les courants, l’énergie hydrolienne n’est pas l’apanage des océans ou des mers agitées, et présente également de fortes perspectives dans l’exploitation des courants fluviaux. Plusieurs sociétés comme Hydroquest ou Aqua Libre, ont produit en 2015 leurs premiers kilowattheures via des exploitations de petite taille certes, mais à la fois invisibles, locales et renouvelables.

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commentaires sur cet article - Univers Nature

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Commentaires
zygo
25 janvier 2016 - 10 h 44 min

Ma seule interrogation concerne la faune sous-marine, se fait-elle hacher par ces engins? Mais pour moi c’est beaucoup mieux que les éoliennes en mer. Quant aux fleuves, il me semble que ça n’a rien de très nouveau (moulins à eau, turbines de barrages etc).
Pour les autres énergies je ne comprends pas qu’on ne développe pas plus la géothermie (il me semble que c’est le Japon qui était le plus en pointe). J’avais été étonnée lors d’un reportage dans les îles éoliennes de voir que la tempête retardait la livraison de fuel pour le groupe électrogène d’une île volcan alors que toute la chaleur est disponible en-dessous. Est-ce un problème technique ou financier? Aucun commentaire n’a été fait sur ce point.


guy
27 janvier 2016 - 18 h 12 min

…les câbles ne sont pas posés au sol mais enfouis suffisamment profondément pour ne pas risquer de rencontre avec une ancre… <=== ce labourage du fond marin a-t-il des conséquences négatives ?


grosmagnon
27 janvier 2016 - 18 h 22 min

Vous faites un article sur les hydroliennes et vous mettez en exergue une photo avec ses saloperies d’éoliennes qui n’ont rien à voir avec le sujet. Si je suis pour les hydroliennes, je lutte avec des milliers d’associations contre ces ventilateurs. Voir le site de la FED (Fédération Environnement Durable)


Jérôme
27 janvier 2016 - 22 h 36 min

Si leur installation dans les fleuves permet de supprimer les grands barrages qui ont par exemple détruit la totalité de la population de saumon de la Garonne en 2 ans, ce serait vraiment bien.


Dominique
28 janvier 2016 - 10 h 31 min

Plus de bon que de mauvais. Pas de dangers de blessures sur les animaux puisqu’il n’y a pas d’apport d’énergie de la part de l’appareil, les poissons peuvent passer entre les pales sans se blesser, (une hélice de bateau est dangereuse, pas les pales d’une hydrolienne); les champs magnétiques sont ‘dangereux’ a proximité immédiate, mais pas plus qu’une ligne à haute tension; la modification des courants marins donc du climat, c’est dérisoire, la mer est vaste ; l’installation des câbles, c’est une petite tranchée, une seule fois, qui aura vite disparu. Le problème est plus pour les pécheurs qui risquent d’y accrocher leurs filets, ou les ancres citées dans les commentaires, mais les sites sont signalés sur les cartes.
C’est toujours mieux qu’une centrale (à fuel, à charbon ou nucléaire) qui rejette une tas de déchets, et en plus ça ne se voit pas.


schmidt
29 janvier 2016 - 16 h 59 min

Voilà une énergie prometteuse, et bien sur tout a un impact à commencer par nous même et nos consommation d’énergie exponentielles. Commençons par l’économiser!



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