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Dossiers énergie : le gouvernement reprend la main

Hydraulic engineering

Le cap est donné : sur les 34 plans pour la Nouvelle France Industrielle, 10 concernent la transition énergétique. Dans les domaines de la production et de la distribution d’électricité, en particulier, l’Etat a récemment multiplié les prises de parole. Faut-il y voir une volonté forte de reprendre en main le secteur de l’énergie, ou au contraire une série de coups médiatiques ? Tour d’horizon.

La ministre de l’Energie contre l’augmentation des prix de l’électricité

Le Conseil d’Etat a pris la décision d’imposer aux clients des offres d’électricité à tarif réglementé une hausse rétroactive de 5,7% de ces tarifs pour l’année 2012. Cette décision, qui a vocation à couvrir l’augmentation des coûts de maintenance du parc de centrales nucléaires après Fukushima, a suscité les vives critiques de Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie. Selon elle, cette « décision regrettable » est en décalage avec la volonté du gouvernement de restreindre la hausse rétroactive à 2%. La ministre a par la suite annoncé une réforme à venir du mode de calcul de la hausse du prix de l’électricité, ce qui devrait permettre au gouvernement de mener sa politique énergétique sans la voir contrariée sur une « base juridique » ou par des « textes administratifs ». L’objectif affiché est de restreindre la hausse du prix de l’électricité à l’inflation, dans l’optique de protéger le pouvoir d’achat des consommateurs.

Parmi les représentants de la filière, les déclarations de Ségolène Royal ont donné lieu à une vague de réactions sceptiques. L’ANODE1, saluant la « décision logique » du Conseil d’Etat, a souligné que les charges liées au renforcement de la sûreté du parc nucléaire devaient être soldées au plus vite afin d’éviter que cette dette ne s’accumule, car elle devra de toute façon être payée un jour. L’Union française de l’électricité (UFE) a de son côté mis en garde contre une « repolitisation » des tarifs, qui risquerait de nuire à l’ouverture du marché de l’énergie par la fixation de prix artificiellement bas qui entraverait la concurrence.

La rénovation des centrales nucléaires, ainsi que le développement des énergies renouvelables et des réseaux de transport et de distribution, a lancé les prix de l’électricité dans une ascension qui devrait totaliser +30% entre 2012 et 2017 selon la CRE. N’en déplaise à Mme Royal, cette évolution semble inévitable, à moins de réviser la loi de sorte à répercuter les surcoûts non plus sur le prix de l’énergie mais via… une nouvelle taxe créée pour l’occasion.

La réduction de la part du nucléaire, contre les intérêts d’EDF

Dans l’optique d’une réduction de la part du nucléaire à 50% à l’horizon 2025, le fournisseur historique EDF défend depuis longtemps le scénario d’une augmentation soutenue de la demande en électricité, qui provoquerait une baisse mécanique du nucléaire dans le mix énergétique français. Ce principe justifierait la prolongation de la durée d’exploitation du parc de 40 à 60 ans, sans la construction de nouvelles centrales.

Ce scénario a été invalidé récemment par les nouvelles prévisions du gouvernement, qui table sur 0,4% de croissance de la demande d’électricité en moyenne chaque année. Ce niveau de croissance, que la Direction générale de l’énergie et du climat du gouvernement qualifie de « relativement modéré », peut être en partie attribué à l’instauration de normes thermiques qui auront vocation à réduire progressivement la consommation des ménages à des fins de chauffage. Le chauffage constitue aujourd’hui 55% de la consommation moyenne d’une maison. Si l’on rapporte cette faible croissance à une réduction à 50% du nucléaire en 2025, cela devrait conduire, selon l’administration, à « un non-besoin d’une vingtaine de réacteurs ». Sur cette base, l’administration a préconisé la mise à l’arrêt de réacteurs selon un calendrier étalé dans le temps. Le gouvernement devrait en tenir compte dans ses discussions avec EDF, qui se déroulent selon les deux parties de manière « pragmatique ».

La promotion de partenariats public-privé

La ministre de l’Energie a assisté récemment, en Poitou-Charentes, au lancement du chantier du parc photovoltaïque de Thouars, qui présente notamment la particularité d’être financé à la fois par le public et le privé. Cette alliance public-privé devrait permettre la modération des tarifs d’achat de l’énergie produite sur le long terme, allégeant ainsi l’effort financier des consommateurs.

La présence de la ministre à cet événement n’est pas anodine, puisqu’elle participe de la volonté de l’Etat d’augmenter ses participations dans les installations de production d’énergie, qu’elles soient en cours de construction ou déjà en place. Dans le cadre du renouvellement de 25% des 400 barrages hydrauliques français d’ici 2023, le gouvernement souhaite promouvoir le modèle des sociétés d’économie mixtes (SEM), des structures dont le capital est public de 50% à 85%. Les concessions, qui appartiennent aujourd’hui pour la plupart à EDF, vont bien être remises en vente, mais l’Etat juge qu’elles doivent échapper à la règle de la pure concurrence. En imposant son contrôle sur les barrages, l’Etat entend ainsi préserver l’équilibre écologique des vallées et les conditions de distribution d’électricité.

Le décret sur l’électricité, « secteur stratégique »

La volonté du gouvernement d’un contrôle accru s’étend à l’économie internationale pour prendre l’aspect du patriotisme économique. Par une extension d’un décret de 2005, le gouvernement a décidé d’ajouter cinq nouveaux secteurs à sa liste des secteurs dits « stratégiques ». Un groupe étranger, s’il souhaite prendre des parts dans le capital d’une entreprise française appartenant à un secteur stratégique, doit d’abord obtenir la validation du ministre de l’Economie. C’était le cas des secteurs de l’armement, des biotechnologies, de la sécurité, et désormais de la production d’électricité et de gaz.

Cette décision répond à un besoin ponctuel du gouvernement dans le dossier Alstom. Présent depuis le début dans la négociation qui mènera au rachat d’Alstom par l’américain General Electrics ou l’allemand Siemens, l’Etat n’y disposait pas de droit de décision contraignant depuis son retrait du capital d’Alstom en 2006. L’extension du décret le rend maître de facto de la décision finale concernant ce fleuron national.

On voit donc que le gouvernement, s’il semble avoir mis en place une communication tous azimuts concernant les dossiers de l’énergie, n’en oublie pas de mener des actions concrètes. Elles contribuent à une transition énergétique sous contrôle étroit de l’Etat, pour un budget maîtrisé.

 

 

 

 

1. Association nationale des opérateurs détaillants en énergie : l’association qui regroupe les principaux fournisseurs alternatifs d’énergie, fondée notamment par Direct Energie (consulter la liste des fournisseurs français)

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commentaires sur cet article - Univers Nature

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Commentaires
c. manie
24 mai 2014 - 19 h 03 min

En bref des declarations d’intention et au final… on augmente on augmente et on augmente Point !
NOUVELLE HAUSSE DES PRIX DE L’ELECTRICITE pour les consommateurs !
en plus des autres hausses ! on se moque de qui la hum ?


Bardets
24 mai 2014 - 19 h 41 min

Une transition énergétique,pour être réussie,a besoin au préalable d’une vraie transition dans les raisonnements éculés de nos politiques et nos industriels: Aprés l’incontestable  » doublement décennal de la consommation d’électricité  » qui s’est avéré faux Dieu merci,il s’agit à présent d’une  » demande soutenue »
tout aussi inévitable …
Tablons donc sur l’isolation du bâti ancien, la disparition progressive du CEI
- cette aberration technico économique- et les économies d’énergie dans tous les domaines, afin d’arrêter les unes après les autres ces vieilles centrales
rafistolées.( Même si, en France, il ne peut rien nous arriver ..bla , bla ..)Quant au PPP, quand sera t il enfin admis qu’il s’agit d’une arnaque..privée ?


AGO
24 mai 2014 - 20 h 31 min

Du brouillard devant les yeux… ou de la manipulation ?
Calculons s’il vous plait ! avec les chiffres 2012 dûment vérifiés :
Consommation électrique française 489 TWh, dont ex-nucléaire 365 TWh.

La croissance de la demande de 0.4%/an jusque 2025 monte le besoin à 515 TWh,
dont on ne demanderait au nucléaire que 182 TWh.
Reste donc à trouver une production de 333 TWh.
Or le non-nuc produit déjà 122 TWh, par hydro, thermique et renouvelables. On peut postuler hydro et thermique en croissance,
disons de 10% pour l’hydraulique (mais je ne vois pas où!), soit une augmentation de 5 TWh, et de 50% pour le thermique à gaz (bonjour le CO2!), soit une augmentation de 45 TWh.
Les renouvelables produisent déjà 6 TWh,

Il reste donc à créer 333-5-45-6 = 155 TWh de production par renouvelables…
avec par exemple 25% de solaire et 75% d’éolien (aujourd’hui 20 et 80),

il faut donc 116 TWh d’éolien, soit, avec 1800 h/an de fonctionnement (valeur observée),
4200 éoliennes de 5 MW ! (il en fonctionne moins de cent dans le monde!),

et 39 TWh de solaire, soit, avec 1500 h/an de fonctionnement (valeur observée) et 100 W/m2 (valeur observée en France),
260 000 000 m2 de panneaux ! (16 x 16 km…)

Cet extravagant équipement de production est proprement infaisable en 13 ans!

Et si vous ajoutez que tant les génératrices d’éoliennes que les panneaux photovoltaïques demandent des matières premières totalement importées (de Chine), soit les Terres rares pour les premières et Gallium/Indium pour les seconds,

Vous pouvez conclure que l’analyse du gouvernement est le fait d’incompétents, ou de cyniques mystificateurs, qui tentent de faire avaler une stratégie a priori simpliste et électoraliste: réduire le nucléaire à 50% en 2025 ! C’est une foutaise !


frederic
25 mai 2014 - 2 h 09 min

Bonjour,
l’explication de AGO me semble un peu simpliste.
le bois énergie représente déjà 90 Twh thermiques, il est simple et rapide de doubler cette production. Si ce doublement de production correspond au remplacement de chauffage électriques et à de la cogénération on est déjà pas loin des 155 TWh cités.
il reste encore le gros potentiel lié à la methanisation (un peu plus de 70 TWh)

la biomasse (que ce soit bois énergie ou biogaz) est une énergie très facilement stockable, qui, si elle est utilisée en cogénération produit de l’électricité exactement au moment des plus grosses pointes de consommation électrique.
Ces systèmes ne demandent pas d’importations massives de composants étrangers et correspondent pour une très grosse part à des emplois locaux
concernant le solaire les260 000 000 ne correspondent finalement qu’a moins de 5m² par habitant , au prix actuel du watt crete (0,9€, first solar annonce produire le watt crete à 0,7$) cela fait un cout en matériel de 450 € sur 13 ans soit 35 € par an et par habitant. Ce n’est pas négligeable, mais ce n’est pas non plus insurmontable.( je considère dans ce calcul de coin de table, que les coûts autres que les panneaux sont compensés par la production d’électricité)
si à cela on ajoute un développement accéléré de l’eolien cet objectif semble tout à fait tenable.
fred


patrick
25 mai 2014 - 6 h 03 min

je suis entièrement d’accord avec AGO. Frederic ne semble pas bien maitriser certains aspects, et avance quelques arguments pseudo écologiques. Il faut savoir que l’utilisation massive du bois augmente le taux de CO2 dans l’atmosphère, ainsi que celui des particules. quant au solaire, 90% des panneaux produits sont chinois, chaque kW de solaire nécessite une énergie phénoménale à la fabrication (émission de C02 10 fois supérieure / kW au kW produit par une centrale nucléaire) , sachant que l’énergie chinoise est en grande partie issue des centrales à charbon.. pas très écolo tout ça.

bref, l’énergie la plus écolo ( sur le plan des émissions de CO2 et particules) reste aujourd’hui le nucléaire, avec 300 ans de réserve d’uranium dans le monde, dont une partie des mines est exploitée par AREVA..

par ailleurs, tout ce qui est éolienne utilise aujourd’hui des aimants permanents composés de terres rares ( voir http://www.actu-environnement.com/ae/news/interview-christian-hocquard-terres-rares-applications-environnementales-impact-chine-10352.php4 ) : conclusion, prix des aimants qui « explosent », procédés de fabrication très polluants, encore pas très écolo tout ça..

Je préconise ,que, lorsque dans 30 ans, les énergies renouvelables seront bien au point ( photovoltaique, non plus basé sur du silicium mais des multicouches d’oxyde métallique, des éoliennes ou hydroliennes utilisant des aimants « propres » et pas chers), il sera toujours temps d’investir à fond dans ces équipements.

A court terme, le seul principe intéressant qui pourrait être déployé, serait l’installation d’unités de méthanisation ( biomasse de 2ème génération, déchets végétaux), en se prémunissant des fuites de méthane ( gaz à très fort effet de serre), cependant cela sera bien loin de remplacer les TW manquants lié au programme utopique de désengagement des centrales nucléaires.

pour votre info ( nique la ségolène et les écolos), l’usine AREVA au tricastin, change de procédé d’enrichissement de l’uranium : ils ne consommeront plus que 50 MWh, contre 2500 MWh aujourd’hui : cela signifie que la population va récupérer l’énergie de 3 réacteurs ( centrale EDF du tricastin), ce qui compense largement la perte de Fessenheim ( 1800 MWh).
pat


Bernard
25 mai 2014 - 8 h 30 min

Je reconnais que ces démonstrations sont très brillantes. Moi, je n’y connais pas grand-chose, mais il me semble que les progrès techniques n’ont pas été pris en compte, dont certains sont déjà dans les cartons. Je pense qu’avec ces progrès techniques, on peut attendre des nouvelles sources d’énergie un rendement de 25% supérieur, certains de ces progrès sont réalisés par des Français d’ailleurs. Patience, comme en informatique, c’est l’amortissement des recherches qui commande.


JCB
25 mai 2014 - 10 h 09 min

J’abonde à 200% les propos de AGO!

Cette sentence de Michel Audiard s’applique très bien à « Pyralène Royal » et à son équipe d’incompétents :
« La co…rie à c’point là, moi j’dis : ça d’vient gênant! »

En ce qui concerne les éoliennes et leurs prétendues vertus « miraculeuses » au niveau énergétique, je vous invite à télécharger ce diaporama montrant quelques « aventures » vécues par des éoliennes!
http://cjoint.com/?CLFpvyA1AVe (510 ko)

Toujours à propos des éoliennes, saviez-vous que :
- la puissance délivrée diminue lorsque la température diminue, ceci parce que les périodes de grands froids coïncident souvent avec une situation anticyclonique où les vents sont faibles.
- en Allemagne, pour acheminer l’énergie produite par les champs d’éoliennes implantées au nord du pays, il faut construire 3500 km de ligne à HT en plus des 35000 km existants. Cela coûtera 32 milliards d’euros!
Et pour pallier les défaillances des vents, on est amené à construire une ligne HT de 500 km à courant continu entre la Norvège et l’Allemagne (1,8 milliard d’euros!)
- Par temps de gel il lest interdit de s’approcher à moins de 300 m de petites éoliennes et moins de 1 km de grandes éoliennes car des blocs de glace peuvent se détacher des pales!
Dans les zones exposées à la population, on est amené à .. CHAUFFER les pales pour éviter ce risque. (d’où une chute vertigineuse du rendement de l’installation!)
- on a découvert que les turbulences occasionnées par les éoliennes pouvaient brouiller les radars militaires, civils et météorologiques à moins de 20 km des sites! Dans la zone arrière des éoliennes, des pertes de détection d’avions ou de navires ont été constatées jusqu’à 70 km!
- en Californie, on a recensé plus de 3000 aigles royaux tués par les éoliennes.
- toujours aux USA, on a recensé actuellement 14000 éoliennes en train de rouiller!
- En Europe, l’éolien ne subsiste que sous la perfusion d’aides massives alors qu’il ne peut absolument plus prétendre au statut de technique nouvelle dont il faut aider le lancement depuis une bonne dizaine d’années.
Par contre, pour les propriétaires, l’éolien est une opération particulièrement rentable. Grâce à la loi, ils vendent toute leur électricité à EDF au prix subventionné de 8,2 c€/kWh alors que le prix du marché tourne autour de 4 à 5 c€/kWh. Mais il n’a toujours pas la moindre perspective de rentabilité intrinsèque.

En France, le facteur de charge (rapport entre la production effective et la production maximale théorique) d’une éolienne varie entre 20% et 24%.
Je vais être optimiste en majorant à 25% (et cela simplifiera les calculs).
Si pour « lisser » cette production capricieuse, afin de disposer 24h/24 de la même puissance électrique, on fait appel à des batteries d’accumulateurs ou mieux à des piles à combustible (hydrogène) pour stocker l’électricité, il faudra tenir compte des différents RENDEMENTS :
- Le rendement de l’électrolyse de l’eau atteint dans les meilleurs cas 70%.
- Le rendement des piles à combustible atteint dans les meilleurs cas 60%.
Donc on ne récupérera, sous forme électrique, que 42% de ce qu’on aura stocké.
Si on veut garantir 24h/24 une puissance Pu constante aux utilisateurs, avec ce rendement de 42% et un facteur de charge de 25%, la puissance effective sera seulement de 1/8 de celle produite par l’éolienne à sa pleine charge.

P.ex. avec une « grosse » éolienne de 8 GW (celles qui longent l’autoroute A10 au nord d’Orléans sont des 2 GW), on ne disposera donc que de 1 GW et il faudra stocker pendant 6h (1/4 du temps) 7 x 6 = 42GWh.
La densité énergétique de l’hydrogène étant égale dans les meilleurs cas à 33,3 kWh/kg, il faudra donc stocker l’équivalent de 1261000 kg d’H2 (presque 1300 tonnes!), ce qui occupera dans les meilleurs cas (par utilisation d’hydrure de magnésium) un volume de 12000 m3, soit le volume d’un réservoir cylindrique de 20 m de haut et de 28 m de diamètre!
TOTALEMENT IRRÉALISTE!

Et si devant cet écueil on décide alors de pallier les défaillances de production des éoliennes par des centrales à cycle combiné gaz (CCG), on va être confronté à une émission considérable de CO2 due à la combustion du gaz (CH4)!

P.ex., si ce gouvernement décide d’arrêter, uniquement pour des raisons politiques, la centrale nucléaire de Fessenheim, qui produit actuellement 12 TWh par an (2 tranches de 900 MW à la puissance maximale 6600 h par an), il faudra produire cette énergie (dont 1/3 revient à des opérateurs suisses et allemands qui ont financé la construction de la centrale à la même hauteur) par un « mix » d’éoliennes et CCG.
Le coût moyen de l’électricité produite par ce mix tourne aux alentours de 110 €/MWh (en étant optimiste sur le prix du gaz), alors que celui de l’électricité produite par Fessenheim est de 30 €/MWh (le coût du MWH calculé par la Cour des Comptes est de 34 €/Mwh, les 4 € d’écart étant la provision aux amortissements, qui n’existe plus dans le cas de Fessenheim).
Soit un différentiel de 80 €/MWh, soit 1 MILLIARD D’EUROS PAR AN de surcoût!
Dans une période où l’on cherche à faire partout des économies, il y a mieux que ce gigantesque GASPILLAGE!

DE PLUS cet arrêt aura des conséquences néfastes au niveau POLLUTION.

Il faut savoir que la centrale de Fessenheim ne génère actuellement que 60000 tonnes de CO2 « ACV » par an.
NB: « ACV » = analyse du cycle de vie, qui est la somme :
- des émissions de CO2 dues à la production « in situ » de l’électricité (nulles dans le cas des centrales nucléaires)
- des émissions de CO2 produites en amont et en aval (acheminement du combustible, transport, distribution, recyclage éventuel).

Par contre, si on remplace les réacteurs de Fessenheim par éoliennes + CCG , cela va produire massivement du CO2, car 1 GWh « gaz » produit environ 456 tonnes de CO2 « ACV ».
Donc les 12 TWh annuels (produits pour moitié par les CCG, ce qui est une hypothèse optimiste) vont produire 2,74 millions de tonnes de CO2, soit 46 fois plus!

Pour fixer les idées, on a émis en France en 2012 343 millions de tonnes de CO2.
L’arrêt de FSHM provoquerait donc à lui seul une augmentation de 0,8 % de la quantité de CO2.
Et si le gouvernement persiste à vouloir réduire la production nucléaire de 75 à 50% (et remplacée par des énergies renouvelables+CCG), p.ex. en arrêtant les 4 tranches de Bugey (CP0) et les 14 tranches de Tricastin, Gravelines et Dampierre (CP1), soit 16260 MW, production remplacé par des ENR+CCG, cela se traduirait par une augmentation globale du taux de CO2 en France de 8,2%!

Mais les énarques qui gravitent dans ces ministères sont bien trop incompétents pour effectuer ces calculs basiques qui relèvent du simple bon sens …


blot
25 mai 2014 - 11 h 18 min

devant ce fatras ;à qui faire confiance
peut etre cela vient de non prise de décisions depuis 30ans
etre reelu empeche de prendre des décisions
edf ou pas c est une societe ,maintenant privée ,son but est de produire de l electricite (peut etre qu il y a une solution n en déplaise à nos chers politiciens…)1 allemand 1 Français 1 anglais 1 italien (comité des sages) élus ( n en déplaise à m sarkosy qui voulait que le vote europeen soit fait par le sénat)pourraient faire avancer les choses à long therme


YonneSolaire
25 mai 2014 - 12 h 43 min

Tout à fait d’accord avec Frederic : 5m2 par hab ca ne fait que 20m2 par maison de 4 hab, soitle fameux 3kWc…Si on considère que des maisons et des habitants (apparts) ne peuvent pas beneficier du PV, il reste les grands toits qui a eux seuls suffisent, même sans aucune maison !
Pour AGO : Sur les terre rares c’est totalement faux avec le PV !
Gallium et Indium ne sont utilisés que dans les technologies Couches minces CIS et CIGS qui sont ultra minoritraires sur le marché : 1 ou 2 %, les 90% étant du cristallin à ne pas confondre avec les couches minces justement !) fait avec du silicium très abondant sur la croute terrestre partout ! Et pas qu’en Chine !!! Même les modules First Solar Américain posé par EDF-EN majoritairement pour les centrales au sol sont fait en Tellurure de Cadmium (un autre Couche Mince qui n’utilise pas de métaux rares !) Vraiment le gros cliché habituel qu’on entend des gens qui ne maitrisent pas le marché du PV et font l’amalgame des différentes technologies solaires !! ah oui, vous avez entendu parler des Centrales solaires à concentration (qui chauffent des sels le jour et fonctionne aussi la nuit !) ?? Nevada One ca vous parle ? Areva solar en construit une en Inde et sur la bassin méditerannéen y en a plusieurs en projet dont une presque finie au Maroc…et l’Europe en profitera aussi…par échanges sur le réseau… Le scénario NegaWatts est pourtant bien dispo en détail sur le net ! Vous devriez vous renseigner un peu plus !
Les allemands ont comme carte de route 80% d’ENR en 2060 ! Quand en France on prendra ce genre de direction, alors oui ce sera possible…En attendant entre les politiques lechecul et arrosés/corrompus au nuke (article dans libération très clair suite à une longue enquête de greempeace sur les liens des politiques avec le nuke…) et les gens qui racontent n’importe quoi sans savoir sauce mère michu, on est pas sorti des emmerdes et les prix vont flamber avec le nuke ! Et pourvu que ce ne soit que les prix et pas nos cellules !!!


frederic
25 mai 2014 - 14 h 55 min

bonjour,
@JCB

« En ce qui concerne les éoliennes et leurs prétendues vertus « miraculeuses » au niveau énergétique, je vous invite à télécharger ce diaporama montrant quelques « aventures » vécues par des éoliennes!
http://cjoint.com/?CLFpvyA1AVe (510 ko) »
tout le monde sait que les accidents peuvent arriver, je trouve cependant heureux que personne , à ma connaissance, n’ait l’indécence de faire ce type de diaporama sur les accidents de centrales nucléaires.

« - en Allemagne, pour acheminer l’énergie produite par les champs d’éoliennes implantées au nord du pays, il faut construire 3500 km de ligne à HT en plus des 35000 km existants. Cela coûtera 32 milliards d’euros! »
on peut en conclure que les allemands sont beaucoup plus performants que nous, les 163 km de ligne nécessaires pour relier l’EPR de Flamanville coûtent la bagatelle de 343 millions d’euros

« Si pour « lisser » cette production capricieuse, afin de disposer 24h/24 de la même puissance électrique, on fait appel à des batteries d’accumulateurs ou mieux à des piles à combustible (hydrogène) pour stocker l’électricité, il faudra tenir compte des différents RENDEMENTS :… »
il suffit de regarder les courbes RTE pour s’apercevoir que la consommation n’est pas constante (elle est même très fortement variable et tout l’art du gestionaire réseau consiste à utiliser les bons moyens au bon moment)
si on prend le cas de l’eolien , il est considéré comme un production de base, cependant on sait à quelques % prés quelle sera sa production à plus de 24 heures d’avance. Il se substitue donc en priorité aux quelques centrales charbon ou fioul utilisées en production de base. l’eolien, tant que sa puissance ne depasse pas 30% de notre puissance installée n’a aucun besoin de stockage, il remplace juste des centrales charbon, fioul et nucléaire (qui ne peuvent cependant être supprimées, on se contente de ne pas les faire tourner)
Pour réussir à supprimer ces centrales , il faut en effet coupler à l’eolien d’autres moyens. Ces moyens, si on désire du tout renouvelable sont principalement la biomasse (bois energie et biogaz de préférence en cogénération)
Notre infrastructure gaz actuelle est tout à fait capable sans la moindre modification de stocker et de consommer le biogaz.
On dispose de plus de quelques centrales gaz performantes mises sous cocon à cause du faible prix actuel du charbon
pour memoire on a un potentiel de production de l’ordre de 70 TWh de biogaz
La simple valorisation des déchets verts dus à la tonte des bords de routes compenserai presque l’arrêt de fessenheim en produisant dans des centrales gaz une electricité de pointe beaucoup plus precieuse qu’une électricité de base
associer les avantages des diverses électricités renouvelable permet de dépasser les calculs basiques et de prendre en compte la réelle complexité du problème.


frederic
25 mai 2014 - 15 h 28 min

suite ….
toujours @JCB
« P.ex., si ce gouvernement décide d’arrêter, uniquement pour des raisons politiques, la centrale nucléaire de Fessenheim, qui produit actuellement 12 TWh par an (2 tranches de 900 MW à la puissance maximale 6600 h par an), il faudra produire cette énergie (dont 1/3 revient à des opérateurs suisses et allemands qui ont financé la construction de la centrale à la même hauteur) par un « mix » d’éoliennes et CCG.
Le coût moyen de l’électricité produite par ce mix tourne aux alentours de 110 €/MWh (en étant optimiste sur le prix du gaz), alors que celui de l’électricité produite par Fessenheim est de 30 €/MWh (le coût du MWH calculé par la Cour des Comptes est de 34 €/Mwh, les 4 € d’écart étant la provision aux amortissements, qui n’existe plus dans le cas de Fessenheim).
Soit un différentiel de 80 €/MWh, soit 1 MILLIARD D’EUROS PAR AN de surcoût!
Dans une période où l’on cherche à faire partout des économies, il y a mieux que ce gigantesque GASPILLAGE! »
NKM annoncait il y a quelques mois un cout de 70€ pour le MWh EPR. On sit maintenant que ce sera nettement supérieur, vraisemblablement entre 90 et 100 € du MWh.
Même si les promoteurs éoliens se goinfrent un peu (il faut bien le reconaitre) ils sortent quand même un MWh à 82 € pendant quelques années et beaucoup moins cher à la fin de la periode contractuelle.
On est déja quasiment sur alors qu’il n’est pas encore démarré et que de nouveaux surcouts peuvent encore se produire que le MWh EPR sera plus cher que le MWh éolien subventionné et on est tout à fait certain qu’il sera plus cher que le MWh non subventionné
c’est en effet un gachi colossal


Herve D
25 mai 2014 - 16 h 08 min

AGO a posé le problème correctement, et encore il a été optimiste sur les 25% pour l’éolien alors que c’est entre 20 et 22 pour les (meilleurs) sites actuels. Et l’offshore tant vanté pour avoir davantage de vent est pire encore en terme de coûts.
On voit clairement l’obsession tripale des écolos-PS à réduire le nuc à 50%; si plus tu meurs! Et les suiveurs lèche-bottes sans cerveau (sinon ils se rendraient compte qu’ils sont sur une pente glissante au bout de laquelle il y a la perte de la présidentielle 2017, on les aura prévenus).
Alors il est inutile de discutailler contre AGO, surtout en étalant l’incompétence patente de ceux qui mélangent KWh électrique et thermique, oublient les énormes problèmes insolvables de coûts explosifs et ceux, à bien plus court terme, de stabilité du réseau en butte à des fournitures puissantes et aléatoires et qui s’abritent derrière la « solution » de développer des hyper-réseaux de tranport.. : Un mot pour les tuer: Quand il n’y a pas de vent en Europe (voir les semaines calamiteuses de Nov-Décembre 2012) même un réseau infini ne sert de rien: En cas de situation anticyclonique durable fréquente (et ça couvre largement un continent et pas un petit hexagone..) alors il faut faire recours obligé aux centrales « normales » tant honnies (lignite, charbon, nucléaire): Et là ils découvriront cette « réalité » devant laquelle ils ferment idéologiquement les yeux, à savoir le retrait rapide et massif des CCG toutes neuves (-25% par an en Allemagne…) pour cause de rentabilité. Et on arrivera mécaniquement à des pannes géantes dès 2016-2017 qui ouvriront les yeux des…. électeurs.
En effet inutile de compter sur un éveil des idéologiquement bloqués, leur cerveau est fossilisé ou alors leur porte-feuille est trop bien rempli d’actions EnR.


Herve D
25 mai 2014 - 16 h 16 min

Encore un détail concernant le « coût » du nuc: En partant du chiffre osé de NKM de 70€ pour la première centrale, et en supposant que l’industrie ne fera aucun progrès de coût (alors que pour la vague 1980-1990 elle avait bien baissé les coûts au niveau de la série), personne n’est assez imbécile pour penser que nous aurions un parc exclusivement constitué au même moment d’EPR neufs. Voyez notre parc actuel, la moitié est amorti en capital (coût résiduel du MWh 8€) et le reste en cours d’amortissement annuel conduisant à 42€ tout compris. Cela fait un coût moyen de (70+8)/2 = 39€. Et chaque décennie de nouveaux remplacent les anciens retirés et le « mix » reste constant, ainsi que le 39€. On retrouve ce facteur en comparant la durée d’amortissement (25ans) à celle de la centrale (60ans).
Les éoliennes ne peuvent en dire autant car prévues en amortissement 25ans, les anglais voient les leurs à remplacer financièrement en 16ans onshore et 12ans offshore, sauf à dépenser des fortunes pour en faire maintenance parfaite et les conduire à 20ans, mais le surcoût ramené au MWh produit est de …41% (parc Barrow en Ecosse).
Bref la bougie s’impose pour dans 10ans.


bernard
26 mai 2014 - 10 h 10 min

Bonjour
Toutes ces réflexions démontrent à quel point le problème de l’énérgie et de sa production est en FRANCE source de conflit et quasi insolvable.
Le tout nucléaire promu par DE GAULE et ses équipes a été une aberration.
Toujours plus d’appareillage éléctrique dans les habitations , toujours plus, toujours plus , les industriels et les grandes multinationnales qui gérent les pays ont bien compris qu’en agissant sur la frustration des gens , on leur vendrait n’importe quoi.
Le tout éléctrique a de beaux jours devant lui.
Pour alimenter le débat (et je n’ai pas les compétences ni les chiffres des blogeurs plus haut ) voilà ce que je crois et les questions que je me pose:

La consommation de chauffage au fur et à mesure de l’application des nouvelles réglementations diminuera . ( actuellement c’est le plus gros poste de dépenses d’énergie dans les habitations)

La production d’eau chaude sera le poste le plus énérgivore.
Mais nous avons les CESI (chauffe eau solaire individuel).

Le cout actuel de KWH électrique , est-il au vrai prix ?
Le cout du démantèlement d’une centrale en fin de vie est-il répertorié dans ce prix.( je ne le crois pas)

Je n’avance aucun chiffre car je n’en ai pas ( et les chiffres ont leur fait dire ce que l’on veut , dans l’intéret que l’on compte défendre)), mais il est indéniable que nous allons vers une catastrophe économique /écologique / et sociale , si nous continuons à nous opposer tous ensembles .
Les politiques ( et je rejoint certains propos de blogueurs) n’ont trés souvent que des paroles et des actions électoralistes.
Si la politique avait le pouvoir de rendre la vie plus acceptable à des millions de gens , il n’y aurait aujourd’hui pas autant de gens sur la touche qui ne croient plus à rien.
C’est chaque individu qui doit se poser les bonnes questions sur ses consommations d’énergie.( a-t’on besoin ou envie ?)ce n’est pas la meme chose.
Au final, c’est toujours l’argent qui freine le consommateur , et non sa propre réflexion sur l’utilité de l’achat compulsif !!
Nous avons besoin d’éduquer nos enfants à l’environnement et aux autres .
Le cout de l’énergie dans le futur va augmenter exponentiellement .
Plus la peine de se battre stérilement sur la pertinence de tel ou telle source d’énergie, reprenons nous d’abord en main , posons nous les bonnes questions , et arrétons d’enrichir impunément tous ces industriels qui ne pensent qu’à notre carte bleue.


Pierre Energie
26 mai 2014 - 17 h 22 min

Eh bien, quel débat animé. c’est très intéressant.
Faire très attention à tout vos chiffres données sans toujours d’explication et sans donner les sources, cela est sources de confusion :)

Il faut toujours distinguer l’énergie primaire de la production brute d’électricité, de la production nette et de la consommation finale. On parle souvent en énergie primaire (source) et en énergie finale (mis à disposition chez le particulier EFelec=EP/2.58) voir en énergie utile (service rendu). En effet de grosses pertes se font sur le réseau et sur les rendements des centrales (thermiques, nucléaires ou autres).
D’un part ce ratio pourrait être revu à la baisse avec l’utilisation de sources de production électrique locales et d’autre part en améliorant les rendements des centrales et EnR.

Ensuite les chiffres, en production nette: (sources RTE bilan électrique 2013: http://www.rte-france.com/uploads/Mediatheque_docs/vie_systeme/annuelles/Bilan_electrique/bilan_electrique_2013.PDF)
- 550.9 TWh produits soit 476 TWh consommé dont: 403.7 TWh nucléaire (73.3%), 75.7 TWh hydrolique (13.8%), 44.7 TWh centrales thermiques (8.1%), 15.9 TWh éolien (2.9%), 4.6TWh photovoltaique (0.8%) et 6.3 TWh autres EnR (1.1%)

Dans les EnR à développer pour la production d’électricité ou pour remplacer des postes consommateurs d’électricité:
- Eolien
- solaire photovoltaïque /thermo-electrique
– Bois de chauffage (pour remplacer les chauffage électrique)
- électricité issue du biogaz par cogénération
- Solaire thermique (en complément des ballons ECS électrique)
- Energie électrique issue de l’énergie maréemotrice et houlomotrice
- géothermie (pour remplacer les chauffage électrique)

Soyons flux, et essayons de voir le potentiel de chacun pour arriver à combler le manque si on passe à du 50% électrique nucléaire et non pas un calcul inutile du combien on doit mettre d’éolienne et de PV pour combler xxx TWh si on stop une partie du nucléaire.

Ensuite replacez le curseur sur la réalité: l’article parle de transition énergétique et sa partie électrique. Mais ne nous faisons pas berner par l’électrique, il ne représente que 22.4% des consommation d’énergie en France tout compris contre 44.9% de pétrole et 20.69% de gaz (source: chiffres clés de l’énergie, édition 2011, MEDDTL). et sur ces 22.4, environ 73.3% de nucléaire soit en tout 13.4% de nucléaire en france sur notre conso totale d’énergie tout confondu tandis que l’on importe 98.5% des 44.9% de pétrole en France.

Mais revenons à nos moutons et parlons de la consommation électrique.
En consommation électrique(attention, pas en production), nous sommes déjà à 20.7% d’EnR (source RTE encore) c’est super non? En plus, ca continue d’aller dans le bon sens.
Quand j’entends crier sur l’investissement en million ou en milliard pour développer le réseau électrique, notamment pour y intégrer les EnR, je ne comprends pas… c’est avec ces investissements que l’on créer un marché européen, que l’on optimise les productions et les variations de flux des EnR en fonction de la demande et que l’on diminue les pertes sur réseau (le fameux 2.58Ep=1Ef)
C’est notamment avec ce système d’Ep Ef que l’état nous parle en Ep, et arrive à des taux d’indépendance énergétique sympa grace au nucléaire (52.7% en 2012 en Ep: source SOeS bilan énergétique de la France pour 2012: http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/fileadmin/documents/Produits_editoriaux/Publications/References/2013/ref-bilan-energetique-de-la-france2012-ed2013v3.pdf)au lieu d’un réel taux autour des 30% seulement d’indépendance (source: moi meme :) ).

Bref, citez vos sources, parler avec des chiffres dont on peut vérifier l’exactitude pour ensuite mieux nous convaincre ou exprimer vos opinions.
Je pense qu’il est possible de diminuer la part du nucléaire dans notre conso électrique avec diverses solutions plus ou moins durables et plus ou moins polluantes mais comme dit plus haut, l’énergie la moins chere est celle que l’on ne consomme pas!


Xavier2
26 mai 2014 - 20 h 17 min

Quelques données plus précises et plus réalistes ici :

http://energeia.voila.net/renouv/electri_renouv_france_2025.htm

En 2025, il serait donc possible d’avoir 44% d’électricité renouvelable et seulement 46% d’électricité nucléaire, le complément de 10% étant comme aujourd’hui du fossile.

Pour cela, il suffit de retrouver un rythme de croissance raisonnable pour les énergies renouvelables, ce qui n’a pas été le cas depuis trois ans avec le sabotage réalisé par les gouvernements successifs.


Pierre Energie
27 mai 2014 - 10 h 33 min

Merci Xavier2 pour ces données précises.
Une evolution de +12%/an pour le solaire photovoltaïque et de +18%/an pour l’éolien est réalisable.
Je pense que l’on sous estime l’énergie marine avec déjà un projet en plusieurs tranches d’énergie marine en france, sous appel a projet déjà terminé, estimé à une puissance installée finale de 6 GW soit une production annuelle que j’estime dans les 12 TWh/an.
Pour comparaison, l’usine de la Drance (énergie maréemotrice) qui fonctionne depuis 1967, (ET OUI ca fait plus de 45ans…) pour une puissance installée de 240 MW fourni environ 500 GWh/an d’électricité.
Après bien sur on peut débattre du coût de ces installations, certes élevées aujourd’hui par rapport au prix du baril de pétrole à 105$ ou au prix du nucléaire français actuel (ou même le prix d’un EPR (sous estimé selon moi)) mais qui a au moins le bénéfice d’être une énergie renouvelables, inépuisable donc, non polluante, avec beaucoup de possibilités technologiques différentes:
Énergie marémotrice
Énergie des vagues(houlomotrice)
Énergie des courants(courants de marée et courants océaniques)
Énergie éolienne offshore flottante
Énergie Thermique desMers(ETM)
Énergie osmotique(exploitation du gradient de salinité)


Robert
27 mai 2014 - 12 h 06 min

Je veux juste dire à Frédéric qu’ il se trompe dans son calcul sur le prix des lignes électriques. Non, les Allemands ne sont pas plus performants que nous
32 000 000 000 : 3500 = 9 000 000 € le km
…343 000 000 : .163 = 2 000 000 € le km


TB52
27 mai 2014 - 12 h 09 min

Le parc photovoltaïque de Thouars présente notamment la particularité d’être financé à la fois par le public et le privé. Cette alliance public-privé devrait permettre la modération des tarifs d’achat de l’énergie produite sur le long terme, allégeant ainsi l’effort financier des consommateurs.

C’est FAUX : si les consommateurs ne payent pas sur le tarif, ils paieront par l’impôt. Curieux cette habitude française qui essaye de faire croire qu’avec des montages financiers on ne paye pas


frederic
27 mai 2014 - 22 h 52 min

bonsoir,
@ Robert, c’est exact je me suis trompé dans ce calcul.


frederic
27 mai 2014 - 23 h 22 min

Concernant le cout du nucléaire, la cour des comptes vient de sortir son dernier rapport
http://www.ccomptes.fr/content/download/68537/1858246/version/2/file/20140527_rapport_cout_production_electricite_nucleaire.pdf

un résumé rapide ici

http://www.journaldelenvironnement.net/article/nucleaire-une-energie-appelee-a-se-rencherir,46528?xtor=EPR-9

Le mythe du nucléaire particulièrement économique se trouve bien ecorné


rené
29 mai 2014 - 17 h 53 min

La discussion me parait un peu stérile!!!


frederic
31 mai 2014 - 13 h 57 min

bonjour,
@ rené
quand on a une discussion qui a une grande partie des arguments basés sur le prix du kWh nucléaire, la sortie du rapport de la cour des comptes concernant les coûts du nucléaire me semble quand même un élément important.
Surtout si ce rapport donne des chiffres très éloignés de ceux présentés dans cette discussion.
la cour des comptes n’est pas principalement composée d’ayatollahs verts et concernant le calcul des coûts ce ne sont quand même pas des débutants.


Maugis
31 mai 2014 - 17 h 58 min

Des solutions qui pourront d’ailleurs servir de modèle au reste du Monde, semblent aujourd’hui se dessiner pour une indépendance énergétique durable de l’ile de La Réunion et pour une maîtrise des prix de son énergie (carburant aussi bien qu’électricité).
Ce soleil diablement intermittent qui fait notre richesse va enfin pouvoir être utilisé massivement pour alimenter à 100 % ou presque, notre réseau électrique. Puisqu’il ne brille que le jour (mais combien fortement l’été), il fallait trouver une solution pour la nuit. Sur le papier, c’est aujourd’hui chose faite. Ce miracle nous ne le devons pas à une technique complexe ou révolutionnaire, mais au contraire ancienne et éprouvée. Il s’agit tout simplement d’exploiter intelligemment l’énergie hydraulique. Ce petit miracle d’efficacité, de rusticité et de sécurité se nomme STEP (Stockage d’Energie par Pompage). La station STEP représente le complément idéal de notre belle, généreuse mais intermittente énergie solaire. Sur le plan écologique et environnemental, elle représente même un fantastique progrès car elle doit permettre de libérer nos rivières de l’emprise de l’homme et de rendre à la Nature et aux poissons un milieu proche du milieu originel. En effet, contrairement à un barrage hydraulique classique, une station STEP fonctionne en circuit fermé. Composée de deux bassins, un en basse altitude, un autre en hauteur, la station n’est alimentée en eau qu’une seule fois, lors de sa mise en service. L’ouverture des vannes du bassin d’altitude permet de fournir de l’énergie la nuit. Le jour, aux heures les plus chaudes où l’énergie solaire est abondante mais peu utilisée, le surplus d’électricité produit par les panneaux solaires permet, par pompage, de renvoyer cette eau dans le bassin supérieur. Les véhicules électriques urbains pourront alors s’alimenter sur le réseau sans craindre d’augmenter notre consommation d’énergie fossile (il faut savoir qu’aujourd’hui cette dernière produit plus de 50% de notre électricité insulaire). Les véhicules électriques à grande autonomie équipés de la nouvelle pile à combustible pourront également être alimentés de manière écologique et durable puisque l’hydrogène utilisé par ces piles pourra également être produit par électrolyse de l’eau grâce à cette surproduction d’énergie solaire. De plus, comme les STEP, l’hydrogène est un bon moyen de stocker l’énergie et représente donc un stock de sécurité supplémentaire pour assurer l’alimentation de notre réseau électrique insulaire en cas de besoin.
On peut donc parfaitement affirmer aujourd’hui que La Réunion, si elle le souhaite, est en mesure d’accélérer sa transition énergétique. Elle pourrait ainsi atteindre les objectifs affichés de l’autonomie énergétique en 2030 pour l’électricité, mais également (et cela n’a jamais été affiché), pour quasiment tous ses carburants. Les prix de nos énergies insulaires, quand à eux, ne dépendront plus du marché mondial mais uniquement des durées d’amortissements des capitaux investis, et, bien entendu du régime fiscal qui sera appliqué à ces nouvelles énergies.

François MAUGIS – St. Denis de La Réunion
Président de l’association Energie Environnement
Tel: 0692121977 – http://assee.free.fr


Joel
1 juin 2014 - 11 h 03 min

Oui à Francis Maugis : excellent….J’ajoute que la voiture électrique tant décriée par un rapport de l’ADEME peut parfaitement prendre sa place dans le stockage de l’énergie (rechargement la journée, consommation partielle la nuit pour regarder la télé ou jouer sur l’ordi et s’éclairer). Une autre voie future sur le même principe que la STEP eau c’est la STEP avec un autre liquide qui permettrait de répondre à des conditions de hauteur faible…bon évidement j’oublie le mercure….mais pourquoi pas d’autres produits ou liquide à changement de phase court (liquide / gaz) qui remonterait non pas par pompage mais par réchauffement solaire dont le rendement de conversion solaire / énergie est meilleur



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