Votre inscription à la newsletter a bien été prise en compte.

cliquez ici pour telecharger votre Stop Pub numérique

Fermer
Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Climat » Réduire les gaz à effet de serre générés par le secteur des déchets
Vous avez aimé cet article ? Aidez nous en
partageant sur
X
L'éco-photo de la semaine
© 2015 Normand Primeau Fine Art Photography. All rights reserved.

  Recevez chaque semaine l'ACTUALITE
  d'Univers Nature par email

   150 280 abonnés
   des Actualités depuis 1999
   un STOP PUB numérique offert
   5 journalistes


La vidéo de la semaine


Chiffre Clé
· Le chiffre du moment : 42 millions de tonnes … ·
C’est le « chiffre » du moment, ou plus précisément, selon le dernier [...] Lire la suite ...

> Voir tous les chiffres clés

Articles les plus lus
  1. LES BÉNÉFICES ÉCOLOGIQUE DU CANNABIS
  2. Laurent Wauquiez s’en va en guerre contre la nature
  3. Les voyages en camping-car sont-ils écolos ?
  4. Des aigles contre des drones
  5. Expositions des enfants aux substances toxiques


Focus Sur
post-tweeter-440x220
Devenir BIOTONOME avec BIOCOOP.

Le dossier du mois
pollution-air-chine-morts
La pollution atmosphérique n’est pas un problème récent, cependant ses conséquences réelles et les conditions qui la rendent plus dangereuse sont au centre des recherches scientifiques. En effet, aujourd’hui la pollution de l’air tue plus de personnes que le SIDA, la malaria, le cancer du sein ou encore la tuberculose. Désormais, les ennemis de la santé publique sont principalement les particules fines. Si nous évaluons [...] Lire la suite ...

Archives depuis 1999






Réduire les gaz à effet de serre générés par le secteur des déchets

Ce n’est pas un fait nouveau, l’Europe voit son volume de déchets municipaux croître d’année en année. Selon un rapport de l’AEE (Agence Européenne pour l’Environnement) datant de janvier dernier, un citoyen européen produisait en moyenne 460 kg de déchets municipaux par an en 1995. En 2004, ce chiffre s’élevait à 520 kg. Et, si la tendance actuelle se maintient, il devrait atteindre les 680 kg en 2020, enregistrant une augmentation de près de 50 % en l’espace de 25 ans.

Si les déchets municipaux pèsent aussi lourds dans la balance, c’est qu’ils recouvrent l’intégralité des déchets dont l’élimination est légalement placée sous la responsabilité des communes. Ils incluent dès lors les ordures ménagères, souvent riches en emballage, les encombrants issus des ménages (appareils ménagers…), les déchets collectifs des communes (nettoiement des marchés, boues des stations d’épuration, espaces verts…) ainsi que les rejets industriels des artisans, commerçants et établissements divers.

Selon le mode d’élimination choisi, ils sont redirigés soit vers des centres de tri, de réemploi ou d’incinération, soit vers des décharges classiques. Bien qu’en diminution ces dernières années, ces dernières continuent à s’implanter comme en témoigne le projet de décharge d’Hirschland en Alsace soumis à polémique. Cette dernière option ne constitue pourtant pas une solution viable sur le long terme. D’une part, elle représente une menace constante de pollution pour le milieu environnant, notamment via la contamination des nappes phréatiques par le lixiviat (1) issu de la fermentation naturelle des déchets organiques. Mais le frein le plus évident à apposer à la généralisation de la décharge est bien entendu la problématique de l’espace disponible. L’AEE a ainsi calculé que si on étalait l’ensemble des déchets municipaux attendus en 2020 dans l’Union européenne, ils couvriraient une surface équivalente à celle du Luxembourg et ce, sur 30 cm d’épaisseur.

Si cette progression à la hausse est inquiétante en soi, elle l’est d’autant plus par la pression qu’elle exerce sur le réchauffement climatique. De par la diversité de ses activités (collecte, tri, revalorisation, stockage…), le secteur des déchets est en effet un fort émetteur de gaz à effet de serre, et tout particulièrement de méthane. On estime qu’à la fin des années 1980, les activités nécessitées par la gestion des déchets municipaux représentaient à l’échelle européenne environ 55 millions de tonnes d’équivalents de CO2/an.

Bien que confirmant la hausse future de la production des déchets municipaux, l’AEE se montre néanmoins optimiste. Selon elle, les émissions de gaz à effet de serre liées à la gestion de ces déchets devraient passer à 10 millions de tonnes d’équivalents de CO2/an d’ici 2020. Pour justifier cette alliance paradoxale entre intensification de la production d’un côté et diminution des émissions de gaz à effet de serre de l’autre, l’Agence s’en remet à une optimisation de la gestion des déchets.

Plébiscitant une « société axée sur le recyclage », la stratégie préconisée a en outre pour lignes directrices la restriction du volume des déchets biodégradables (épluchures de fruits et légumes…) mis en décharge au profit du compostage et de la revalorisation de la biomasse, la mise en valeur des déchets d’emballage et la récupération du méthane. Les opérations de recyclage et de valorisation devraient ainsi représenter 42 % de la gestion globale des déchets municipaux à l’horizon 2020, contre 36 % actuellement.

Mais alors que les centres de revalorisation des déchets sont de plus en plus mécanisés, il faudra également tenir compte du surplus de consommation énergétique induite notamment par l’incinération et le recyclage des déchets.

Si l’AEE a foi en l’optimisation de la gestion des déchets, elle admet cependant que les prévisions avancées au cours de cette étude reposent sur le présupposé que les investissements seront suffisants pour adapter la capacité de gestion à l’augmentation de la demande. Par ailleurs, il est évident que, sur le long terme, une gestion efficace ne saurait être suffisante pour compenser une production de déchets irraisonnée. Aussi, il revient à tout un chacun de modifier ses habitudes de consommation, en privilégiant par exemple les fruits en vrac ou des produits finaux économes en emballage.

Cécile Cassier
1- Le lixiviat est un mélange constitué des composés organiques, minéraux et chimiques issus des détritus entreposés sur le site de stockage. Sous la pression de l’eau de pluie, il pénètre le sol et contamine les nappes phréatiques et les rivières et cours d’eau avoisinants.

>> Réagissez sur cet article avec votre compte Facebook

commentaires sur cet article - Univers Nature

PARTAGER / ENVOYER PAR E-MAIL


Commentaires
fred
12 juin 2008 - 0 h 00 min

Bonjour,
Afin d’optimiser le recyclage et l’optimisation du traitement des déchets, je ne comprends pas pourquoi les centres de méthanisation ne sont pas davantage privilégiés. A Montpellier, un centre va ouvrir très prochainement et j’espère que cela fera école … Le tri est un bon levier pour « conscientiser » les citoyens même s’il surtout agir sur la réduction à la source.
Fred Certain



Partager sur
S'inscrire à la newsletter
Commenter cet article    
110

Votre nom : Votre adresse mail :
Votre message :  
 




à lire aussi
     
Flux RSS