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Au cours de la dernière décennie, lEurope a connu des vagues de chaleur estivale intenses, à linstar de lépisode de canicule de 2003. Si ces événements se répètent, ils restent très difficiles à anticiper. Toutefois, une récente étude franco-suisse (1) a établi un lien entre les précipitations survenant pendant le printemps et lhiver, et la fréquence des jours très chauds durant lété suivant. Selon les chercheurs, dans les régions sud-est de lEurope du moins, un hiver et un printemps pluvieux protègent de lapparition de fortes chaleurs estivales. A linverse, une sécheresse ou des pluies limitées favorisent leur apparition.
La circulation atmosphérique (cyclonique et anticyclonique) est également à prendre en compte dans la prévisibilité des fortes chaleurs. Dans des conditions anticycloniques et après un épisode important de sécheresse, lénergie solaire est restituée par la surface terrestre sous forme de chaleur sensible (2), doù une intensification de la sécheresse. A linverse, après un ou plusieurs mois pluvieux, cette énergie est utilisée en grande partie pour lévaporation de lhumidité des sols et la transpiration des plantes. Ce second scénario limite fortement laugmentation des températures. Même après un printemps sec, de fortes précipitations en début dété peuvent préserver de températures élevées, comme ce fut probablement le cas en 2011.
1- Cette étude a réuni des chercheurs du LSCE1 (CNRS/CEA/UVSQ2) et de lEcole polytechnique fédérale de Zurich (ETH Zurich), avec la société ARIA Technologies.
2- La chaleur sensible concerne l’élévation ou la baisse de température d’un corps, sans changement de phase (source CNRS).
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