Votre inscription à la newsletter a bien été prise en compte.

cliquez ici pour telecharger votre Stop Pub numérique

Fermer
Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Climat » L’épée de Damoclès de la fonte du permafrost
Vous avez aimé cet article ? Aidez nous en
partageant sur
X
L'éco-photo de la semaine
© 2015 Normand Primeau Fine Art Photography. All rights reserved.

  Recevez chaque semaine l'ACTUALITE
  d'Univers Nature par email

   150 280 abonnés
   des Actualités depuis 1999
   un STOP PUB numérique offert
   5 journalistes


La vidéo de la semaine


Chiffre Clé
· Le chiffre du moment : 42 millions de tonnes … ·
C’est le « chiffre » du moment, ou plus précisément, selon le dernier [...] Lire la suite ...

> Voir tous les chiffres clés

Articles les plus lus
  1. Réduire l’impact environnemental des chats en ...
  2. Améliorer l’isolation de son logement par la ...
  3. La voiture électrique : pas totalement ...
  4. La filière éolienne de plus en plus puissante ...
  5. LES BÉNÉFICES ÉCOLOGIQUE DU CANNABIS


Focus Sur
post-tweeter-440x220
Devenir BIOTONOME avec BIOCOOP.

Le dossier du mois
pollution-air-chine-morts
La pollution atmosphérique n’est pas un problème récent, cependant ses conséquences réelles et les conditions qui la rendent plus dangereuse sont au centre des recherches scientifiques. En effet, aujourd’hui la pollution de l’air tue plus de personnes que le SIDA, la malaria, le cancer du sein ou encore la tuberculose. Désormais, les ennemis de la santé publique sont principalement les particules fines. Si nous évaluons [...] Lire la suite ...

Archives depuis 1999






L’épée de Damoclès de la fonte du permafrost

41% des américains pensent que la gravité du changement climatique est exagérée, et pourtant, aux USA, la presse scientifique ne lésine pas sur l’information et ne prend pas de pincette pour annoncer le pire. En témoigne l’éditorial du New Scientist paru fin mars et titré « la fonte de l’Arctique est une menace pour l’humanité ». Cet article, que l’association Sauvons le Climat a relayé en France, démarre par la stupeur de la scientifique Katey Walter de l’Université d’Alaska à son retour d’une mission sur le terrain. Cette biogéochimiste, spécialiste du cycle de carbone en Arctique, a constaté que « le permafrost (1) est en train de fondre rapidement partout en Arctique, que des lacs se forment et que du méthane s’en dégage ». La chercheuse note que les lacs de Sibérie sont cinq fois plus importants que lors des mesures effectuées en 2006, une accélération de la fonte sans précédent, dira-t-elle, et qui laisse présager de graves conséquences à l’échelle globale.

Depuis quelques années déjà, le dégel rapide de l’Arctique inquiète. D’après le PNUE (programme des Nations Unis pour l’environnement), les glaces de l’océan arctique ont perdu 40 % de leur volume durant les quatre dernières décennies. En septembre 2007, ce recul faisait la une de la presse alors qu’un passage Nord-Ouest s’était ouvert à la navigation, marquant très symboliquement les effets visibles du changement climatique. On notait d’ailleurs cette année-là un record de rétrécissement de la surface en glace depuis le début des mesures par satellite il y a 30 ans.

Des milliards de tonne de carbone stockées dans le permafrost

L’Arctique est la zone du globe qui se réchauffe le plus rapidement. L’élévation des températures y serait de l’ordre de 2,5 °C alors que la moyenne planétaire est de 0,7°C. Or, la fonte des glaces que ce réchauffement provoque n’est pas seulement un problème pour les ours polaires, comme le fait remarquer le correspondant du New Scientist, le dégel du permafrost dans l’hémisphère nord a des implications beaucoup plus globales sur le climat. Dans les régions du pôle nord, plus de 1600 milliards de tonnes de carbone seraient stockées dans les sols gelés (revue Bioscience, 2008). Le dégazage provoqué par la fonte et l’activité biologique stimulée, laisse craindre un important relarguage de carbone dans l’atmosphère, notamment sous forme de méthane (CH4), un gaz dont l’effet de serre est considéré comme 23 à 28 fois plus puissant que celui du CO2 en l’espace d’un siècle.

Depuis le début de l’ère industrielle, la concentration méthane dans l’atmosphère s’est élevée de 150 % et, après une stabilisation observée au début des années 2000, le méthane est à nouveau à la hausse depuis 2007. La fonte des glaces est une des premières hypothèses avancées pour expliquer cette nouvelle augmentation. Le New Scientist reprend alors les estimations de Edward Schuur de l’Université de Floride qui annonce que 100 milliards de tonnes de carbone pourraient être relâchées du permafrost lors du prochain siècle. Si cela se produisait sous forme de méthane, l’effet serait équivalent à 270 ans d’émission de CO2, soit un véritable emballement du processus climatique. D’après le scientifique, le dégel du permafrost est « une bombe à retardement ».

Elisabeth Leciak
1- Le permafrost est un sol perpétuellement gelé, on le nomme pergélisol en français.

>> Réagissez sur cet article avec votre compte Facebook

commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 24 avril 2009 à 12:00

3131 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 1999
PARTAGER / ENVOYER PAR E-MAIL


Commentaires
Daquin
24 avril 2009 - 0 h 00 min

Vous écrivez :
« méthane (CH4), un gaz dont l’effet de serre est considéré comme 23 à 28 fois plus puissant que celui du CO2 en l’espace d’un siècle. »
Mais ce coefficient d’équivalence a été calculé pour une échéance de 100 ans, alors que nous n’avons qu’une vingtaine d’années pour éviter un emballement irréversible de la machine climatique. Sur des échéances de quelques années, le potentiel de réchauffement global du méthane est plus proche de 100 fois celui du CO2. On trouve tous les détails sur le site de « Global Chance » qui a levé ce lièvre :
http://www.global-chance.org/spip.php?article83



Partager sur
S'inscrire à la newsletter
Commenter cet article    
91

Votre nom : Votre adresse mail :
Votre message :  
 




à lire aussi
     
Flux RSS