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Le financement du charbon se porte bien

Consommation mondiale de charbon

Pour la France, l’ère de la production et de la consommation du charbon s’est terminée il y a plusieurs décennies, notamment avec la mise en place du parc nucléaire. En 2013, la part du charbon dans la production d’électricité a été de 3,6 % soit 19,8 TWh. Au niveau global la consommation du pays a été divisée par quatre en une cinquantaine d’années pour atteindre 12 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep) en 2013, soit 0,3 % de la consommation mondiale.

Par contre, au niveau de l’ensemble de la planète la situation est totalement inverse, avec une consommation de charbon qui est passée de 1 400 Mtep en 1965 à près de 4 000 Mtep en 2013. Les trois pays les plus consommateurs étant la Chine avec 50,3 % de la consommation mondiale suivie par les États-Unis 12 % et l’Inde 8,5 %.

Mais si la France n’est plus un acteur mondial dans le domaine de la consommation / production de charbon, elle est dans le domaine financier, via son système bancaire, un des acteurs non négligeable de ce secteur industriel. La fédération des Amis de la Terre (1) a publié au mois d’octobre 2014 un rapport intitulé « Charbon : l’argent sale des banques françaises ». Ce rapport est tiré d’une étude internationale menée par BankTrack qui rappelle que le charbon est la plus grande source d’émission de CO2 d’origine humaine et représente 44 % des émissions dues aux combustibles fossiles (charbon, gaz et pétrole). L’étude internationale s’est penchée sur plus de la moitié de l’activité de l’industrie minière du charbon et de la production d’électricité à partir du charbon. Cela a permis de dénombrer, pour la période 2005 – avril 2014, 2 283 opérations financières d’un montant cumulé de 373 milliards d’euros.

Au niveau de cette activité financière, les banques françaises occupent une bonne place et, selon les auteurs de l’étude, sur la période étudiée, ce sont plus de 30 milliards d’euros qui ont été alloués au secteur du charbon. Sur la période 2005-2013, la France, via ses banques, se classe en quatrième position des pays financeurs de l’activité charbonnière mondiale. Hormis ce financement par les banques, c’est aussi une grande hypocrisie que veut dénoncer les Amis de la Terre, comme par exemple  : « La BNP Paribas déclare ainsi, dans son rapport de 2013, avoir accordé 6,5 milliards d’euros de crédits au secteur des énergies renouvelables fin 2013, mais se garde bien de divulguer à combien s’élève son soutien aux énergies fossiles ».

1 – Créée en 1970, la fédération des Amis de la Terre a participé à la fondation du mouvement écologiste français et à la formation du premier réseau écologiste mondial Friends of the Earth International, présent dans 77 pays et réunissant 2 millions de membres sur les cinq continents.

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Michel (voir la biographie)
le 06 novembre 2014 à 07:00

95 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 1999
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Commentaires
justin
13 novembre 2014 - 8 h 12 min

votre information est très intéressante. Pour ne pas emballer le système climatique, il faudrait laisser sous terre TOUT le charbon. Sinon la quantité de CO2 émise va définitivement faire basculer le climat.(voir site Manicore). Mais celà voudrait dire : récession pour les EU, fin de croissance pour la chine et l’inde, chômage pour les pays liés dont nous, fin des profits faciles à deux chiffres pour les actionnaires. Et pas possible de se retrancher derrière « c’est leur faute à ces trois gros du charbon », « nous avec notre nucléaire zéro CO2, on respecte les objectifs », nos banques avec notre argent les aident à exploser les quotas. Vraiment dérangeant votre article.


jnt00
13 novembre 2014 - 9 h 53 min

Il est bon de rappeler quelle sont les origines de la fédération des Amis de la Terre et le nucléaire zéro CO2. À l’époque, Monsieur Brice Lalonde, directeur des Amis de la Terre en France et futur ministre de l’Environnement de François Mitterrand, en 1989, était le partenaire parisien de Coudert Frères, cabinet juridique allié à la famille Rockfeller. C’est par l’intermédiaire de la Fondation Atlantic Richfield, Anderson et sa compagnie Atlantic Richfield Oil financèrent, à hauteur de plusieurs millions de dollars, des organisations pour contester la concurrence de l’énergie nucléaire. C’est par exemple « les Amis de la Terre », un groupe qui fut doté à l’époque de 200 000 dollars. Les Amis de la Terre avaient des «amis» très hauts placés à Londres et à Washington. Mais, c’est surtout grâce à l’Institut Aspen (qu’ Anderson présidait) qui diffusa la nouvelle idéologie des « limites de la croissance » dans les milieux dirigeants européens et nord américains. Dans les années soixante-dix, cet institut fut l’une des principales sources pour financer les campagnes antinucléaires à travers diverses ONG, dont Greenpeace. Parmi les administrateurs de l’Institut Aspen, les plus connus figuraient Robert Mac Namara et d’autres administrateurs soigneusement sélectionnés, parmi lesquels on compte : le banquier de Wall Street Russel Peterson de la Lehman Brothers Kuhn Loeb Inc. ; mais aussi jack G. Clarke, membre du conseil d’administration d’Exxon ; Jerry Mac Afee de la Gulf Oil et George C. Mac Ghee, directeur de Mobil Oil, ancien officiel du département d’État présent en 1954 lors de la rencontre fondatrice du groupe de Bilderberg. Parmi les initiateurs de l’Institut Aspen, on trouve également la comtesse Marion Doenhoff, éditrice hambourgeoise de Die Zeit et John J. Mac Cloy, ex-président de la Chase Manhattan Bank, qui fut Haut commissaire de l’Allemagne d’après-guerre.



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