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Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Climat » La France fait face à une sécheresse précoce
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La France fait face à une sécheresse précoce

Un mois avant la date prévue, Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’écologie, a réuni, le 16 mai dernier, la Commission de suivi hydrologique ou « Comité Sécheresse », rassemblant les représentants de tous les usagers de l’eau (élus, membres des comités de bassins, experts). Cette réunion a permis de dresser un bilan précis de la situation de sécheresse précoce à laquelle la France est actuellement confrontée, inventoriant les niveaux de précipitations, des nappes  phréatiques et des cours d’eau, bassin par bassin.

Sur la majeure partie du territoire, les précipitations sont déficitaires par rapport aux normales saisonnières. En effet, en avril, les précipitations n’ont atteint que 29 % de la moyenne de référence établie sur la période 1971-2000. Le déficit dépasse même 75 % de la Somme à l’est de la Bretagne et au Bassin parisien, de la Vendée à la Gironde jusqu’au nord des Alpes, sur le littoral des Bouches-du-Rhône au Var, en Bourgogne, en Champagne et au sud de l’Alsace. Par ailleurs, les fortes chaleurs ont considérablement asséché les sols. Actuellement, les deux tiers des nappes ont un niveau inférieur à la normale.

En conséquence de quoi, au 16 mai 2011, 28 départements ont d’ores et déjà pris des arrêtés de limitation ou de suspension des usages de l’eau. Or, cette situation devrait encore perdurer, les météorologistes prévoyant pour les deux semaines à venir un temps sec et chaud, voire très chaud. Le ministère de l’écologie a annoncé que la pluviométrie des prochaines semaines déterminerait les mesures à adopter pour chaque secteur concerné. Pour l’heure, deux nouveaux outils ont vu le jour. Ainsi, à partir du mois de juin prochain, les préfets devront enregistrer leurs arrêtés sécheresse dans un nouvel outil informatique appelé PROPLUVIA. Ce dernier permettra de visionner en temps réel la situation en cas de sécheresse à l’échelle infra-départementale, et non plus strictement départementale comme c’est le cas aujourd’hui. D’autre part, le ministère entend procéder à la clarification du dispositif à engager en cas de situation de crise, notamment via une circulaire adressée aux préfets reprenant les règles édictées depuis la sécheresse de 2003.

Estimant que ce type de phénomène risque de se reproduire à l’avenir, Nathalie Kosciusko-Morizet a souligné l’importance d’œuvrer à une diminution des consommations. Elle a ainsi fixé pour objectif une réduction de 20 % de la consommation d’eau d’ici 2020. A l’heure actuelle, l’industrie est le plus gros consommateur d’eau, rejetant dans le milieu naturel une grande partie de l’eau qu’elle prélève. Les prélèvements liés à l’agriculture, en forte hausse depuis les années 1980, commencent à se stabiliser aujourd’hui. Toutefois, leur impact est important dans la mesure où ils se concentrent sur une seule période de l’année, à savoir les trois mois d’été, où l’agriculture peut représenter jusqu’à 80 % de l’eau consommée.  

Dans le secteur agricole, l’amélioration du matériel d’irrigation, le changement de pratiques, le choix de cultures moins consommatrices d’eau sont autant de mesures encouragées pour réduire la consommation en eau. Les collectivités peuvent également agir, notamment en améliorant la gestion des espaces verts (limiter les arrosages non indispensables etc.) et en limitant les fuites de leurs réseaux d’eau potable. Enfin, les particuliers doivent aussi repenser certains usages de l’eau, tels que le nettoyage des voitures et l’arrosage du jardin, et peuvent intervenir à leur échelle, par exemple en réduisant le débit de leurs robinets grâce à des mitigeurs. Limiter l’irrigation à « la bonne dose au bon moment » permet par endroit de diminuer la consommation de 30 %.

Cécile Cassier

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 17 mai 2011 à 12:00

3131 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 1999
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Commentaires
thylacine
19 mai 2011 - 0 h 00 min

Une nouvelle fois, on n’aborde qu’une partie du problème! La pénurie résulte d’un déficit des précipitations, certes, mais aussi d’une mauvaise alimentation des nappes par celles-ci à cause de l’imperméabilisation croissante des sols (agriculture « lourde », urbanisation, transports…) et du drainage généralisé des parcelles agricoles. Encore une fois on va pénaliser des particuliers qui ne sont pas les responsables principaux par des mesures d’interdiction et un impôt spécial. On va aussi probablement m’interdire d’arroser mon jardin, même si mon alimentation en dépend, mais mon voisin pourra continuer à prendre 3 douches par jour si ça lui chante… Pourquoi ne pas limiter la consommation des particuliers à un certain volume par habitant, libre à lui d’en faire l’usage qu’il souhaite? Voilà une mesure qui serait plus équitable, plus « responsabilisante, mais bien sûr, difficile à mettre en place…


gamar
19 mai 2011 - 0 h 00 min

Quand parlera-t-on de l’impact colossal de l’industrie nucléaire, dont les réacteurs seront bientôt menacés de fusion par la sécheresse) excessivement gourmande en eau et polluante; de celui des nanotechnologies?
Et bientôt de la destruction programmée de la maigre ressource en eau par l’exploration des gaz et huiles de schiste (roche mère)?


mavon
21 mai 2011 - 0 h 00 min

‘Limiter l’irrigation à la bonne dose, au bon moment’…. A quelle heure??? Etant donné que nous avons 2h d’avance par rapport à l’heure solaire moyenne de notre fuseau géographique, à 18h il est en réalité 16h, à 19h il est 17h etc…., le soleil est encore haut dans le ciel…..


eau-delà!
31 mai 2011 - 0 h 00 min

Et que dire des terrains de golf et autres résidences pour très très riches, qui échappent aux pénuries ?
- Au Magreb, déjà, des oasis manquent d’eau, mais on arrose des terrains de golfs pour touristes en zones quasi désertiques (seule consolation, ils s’ensablent naturellement…).-

Pour les autres, c’est en effet terrible, surtout pour ceux qui sont condamnés à faire abattre leur cheptel.

Quant à la culture la + demandeuse d’eau à la saison où il y en a le moins, c’est le maïs, mais rien n’est fait pour limiter cette incohérence. Le blé, lui, consomme autant d’eau, mais au début du printemps, non au coeur de l’été. Et chaque été, le maïs contribue au vidage des nappes phréatiques. Tout ça pour du maïs OGM, en prime !…

Et ceux qui font leur possible pour mettre de l’eau en réservoirs, on les prend pour des obsédés de l’écologie, et on envisage de leur faire payer l’eau de pluie !!!
On ne marche pas sur la tête, on y saute !



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