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Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Climat » L’extension des zones humides influe sur le réchauffement climatique
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L’extension des zones humides influe sur le réchauffement climatique

Dans un contexte climatique toujours plus préoccupant, le méthane (CH4), l’un des plus puissants gaz à effet de serre avec le dioxyde de carbone (CO2), est placé sous haute surveillance. Cumulant sources d’émissions anthropiques et naturelles, sa teneur dans l’atmosphère s’était rapidement accélérée avec l’ouverture de l’ère industrielle.

Jusqu’à récemment, les scientifiques avaient mis l’accent sur le rôle de la fonte de certaines surfaces gelées dans l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre, alertant sur l’ampleur grandissante du phénomène. Le dégel du pergélisol (1) libère le méthane emprisonné là, depuis la constitution du sous-sol. Ce constat inquiétant concerne désormais de nombreuses parties du monde, à l’image de la région subarctique de la Sibérie occidentale qui a commencé à fondre il y a 6 à 7 ans.

Poursuivant leurs investigations destinées à mieux cerner les mécanismes influant sur l’intensification de l’effet de serre, les chercheurs du CNRS et les experts scientifiques du programme de forage EPICA ont analysé deux forages réalisés cette fois-ci en Antarctique. Leurs travaux ont alors révélé que les teneurs en méthane avaient doublé entre –18 000 ans (dernier maximum glaciaire) et –11 500 ans (début de la période chaude).

S’interrogeant sur les causes de cette variabilité naturelle (2), les climatologues ont découvert que près de la moitié de cette augmentation est due à l’extension des zones marécageuses tropicales. De par leur eau stagnante, ces régions sont effectivement propices à la formation de méthane.

Ce constat concerne également les marécages et tourbières boréales (correspondant aux hautes latitudes de l’hémisphère Nord) dont les émissions de CH4, inexistantes lors de la période glaciaire, ont connu un essor important au cours de cette transition climatique majeure.

Autre surprise mais à interpréter dans le bon sens du terme, l’étude a démontré que, contrairement à ce que l’on pensait, les rejets de méthane attribués aux feux de végétation seraient restés relativement constants durant la période de transition glaciaire-interglaciaire.

Ces révélations illustrent l’incertitude qui règne encore aujourd’hui sur les bouleversements du climat tant passés que présents, ainsi que la difficulté à prédire ceux à venir.

Cécile Cassier
1- Le pergélisol (ou permafrost en anglais) désigne un sous-sol gelé en permanence, hiver comme été. Utilisé comme indicateur du changement climatique, on le trouve dans des sols abritant des composés organiques (terres, roches…).

2- On parle de variabilité naturelle en raison de l’échelle temporelle, celle-ci débutant à une époque reculée où les activités humaines étaient inexistantes.

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commentaires sur cet article - Univers Nature

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Commentaires
marseille42
20 avril 2008 - 0 h 00 min

Certes, on ne connaît pas tout les phénomènes qui induisent les changements majeurs du climat qui se sont produits à différentes reprises sur notre globe. La différence, majeure elle aussi, c’est que jusqu’à une période très récente (infime à l’âge de la Terre), celle-ci était très peu peuplée et qu’il était possible aux populations touchées par une catastrophe naturelle ou climatique d’émigrer vers des terres plus accueillantes. C’est ainsi que dans l’Antiquité et le haut Moyen-Âge se sont déplacés vers d’autres lieux, les Phéniciens, les peuples nomades des steppes d’Asie centrale, les Germains, les Hommes du Nord (Vikings) pour ne citer que les plus connus. Mais au IIe siècle, la population mondiale estimée était de 250 millions d’habitants dont 50 millions dans l’empire romain et 50 autres millions dans l’empire chinois. Alors qu’aujourd’hui, la population mondiale ne peut plus s’étendre sans dévaster les ressources naturelles pendant que, paralèllement, les terres arables s’appauvrissent ou sont dévorées par le désert ou la mer. Si on ajoute la fermeture des frontières et la chasse aux migrants, c’est la quadrature du cercle. L’homme n’a plus sa place sur une Terre qui ne veut plus de lui parce qu’il l’a détruite pour que quelques uns puissent s’enrichir à outrance.


Mary
21 avril 2008 - 0 h 00 min

A mon avis, l’article essaye de reduire la responsabilite des societes humaines sur le rechaufement climatic.

Ce n’est pas nouveau (et pourtant, pas de surprise) que les zones humides sont propices a former de methane et influencer le climat. Mais les tons que les humains producent due a leur activites economiques par caprice et promenade, sont le probleme reel et jusqu’a maintenant on prefere fermer les yeux a la realite.


simon34
21 avril 2008 - 0 h 00 min

La sibérie est couverte de plusieurs mètres de tourbe sur une surface gigantesque. On imagine l’ampleur du dégazage lorsque la fonte du permafrost rendra possible la dégradation de toute cette matière organique accumulée. ça commence déjà, et ce n’est pas prêt de s’arrêter, quoi que fassent nos chers hélicologistes.
Simon



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