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L’Afrique de l’Ouest sombre sous les eaux

Les fortes inondations sévissant actuellement en Afrique de l’Ouest, lesquelles devraient perdurer jusqu’en septembre, inquiètent les services sanitaires de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) quant aux répercussions qu’elles pourraient avoir sur la santé des populations locales.

En effet, cette pluviosité abondante favorise la propagation de maladies transmissibles endémiques et épidémiques, courantes en Afrique de l’Ouest. Menace majeure, le paludisme est la « principale cause de morbidité et de mortalité dans la région ». Mais d’autres maux sont également à craindre tels le choléra, la méningite et la fièvre jaune, responsables de nombreux décès. Particulièrement exposés, les enfants sont plus vulnérables aux manifestations diarrhéiques et aux infections respiratoires. Selon l’OMS, le Bénin, le Togo, le Niger, le Mali, la Mauritanie et le Burkina Faso nécessitent une aide d’urgence. En ce sens, l’organisation mondiale travaille à réunir des fonds pour répondre aux difficultés rencontrées par les populations sinistrées. Les efforts se concentrent tout particulièrement sur l’approvisionnement en eau potable, la mise en place de systèmes d’assainissement adéquats, la distribution de moustiquaires et le ravitaillement en médicaments, dont le vaccin antirougeoleux. Mais l’acheminement des équipes médicales est freiné par la destruction d’un grand nombre de voies de circulation. Les intempéries ont ainsi causé d’importants dégâts aux ponts, aux routes, et aux chemins de fer, notamment en Sierra Leone, au Libéria ainsi qu’en Guinée-Bissau. Les habitations n’ayant pas été épargnées, un minima de 150 000 personnes ont dû être déplacées au Bénin suite aux inondations de cette année contre 24 000 habitants au Niger et 12 000 au Togo. En 2008, près de 300 millions d’euros ont été demandés pour l’assistance à destination de l’Afrique de l’Ouest, dont environ 50 millions d’euros dédiés exclusivement aux soins sanitaires d’urgence. A l’heure actuelle, seuls 22 % du budget requis ont été satisfaits.

Si ces incidents ne sont pas exceptionnels sur cette partie du continent africain à la saison des pluies, ils pourraient néanmoins remettre en question un contexte de sécurité alimentaire déjà très instable. En effet, ces phénomènes de précipitations soutenues dévastent les terres agricoles et les récoltes tant attendues. Les greniers de vivres sont emportés, réduisant à néant les faibles réserves de denrées alimentaires constituées. Face à ces pertes, on craint fortement de voir les prix des produits alimentaires poursuivre leur courbe ascendante.

Intégrés par l’OMS à sa liste des 21 états sujets à la crise alimentaire, le Niger, le Mali et le Burkina Faso « dépassent le seuil d’urgence mondiale de la malnutrition, avec plus de 10 % des enfants âgés de moins de cinq ans atteints de malnutrition aiguë (1) et plus de 40 % de malnutrition chronique (2) ».

Aggravé par la croissance démographique, le développement économique de certains états émergents et l’introduction des agrocarburants, la crise alimentaire ne cesse de prendre de l’ampleur. D’après la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), 830 millions de personnes souffraient de la sous-nutrition dans les pays en développement en 2004.

Cécile Cassier
1- On parle de malnutrition aiguë lorsque le sujet souffre d’une perte de poids rapide s’accompagnant d’un affaiblissement général et d’un risque croissant de décès.

2- D’un processus plus lent que la malnutrition aiguë, la malnutrition chronique freine, voire stoppe, le développement d’un individu, affectant sa taille et sa capacité d’assimilation.

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 22 août 2008 à 12:00

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