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Jusqu’à présent la faune et flore invasives – autrement dit sur un territoire différent de celui d’origine – ont toujours été vues d’un mauvais il. En effet, des nuisances ou menaces sont régulièrement constatées concernant les populations des territoires qui subissent l’introduction – parfois volontaire – de certaines espèces.
Cependant Jacques Tassin, chercheur écologue au Cirad, veut nous montrer une nouvelle façon de considérer ces espèces. Pour lui il nous faut les considérer comme positives et s’éloigner de nos anciennes idées d’une faune et flore immuables. De plus il nous rappelle que malgré les dégâts qu’elles peuvent causer, ‘aucune plante invasive na jamais entraîné la disparition dune autre espèce’.
Il conclut sur la perception que nous avons de la nature. Il serait peut-être temps d’en changer, non seulement du fait du réchauffement climatique aidant les nouvelles espèces à s’installer dans les aires d’accueils, mais aussi et surtout du fait d’une évolution naturelle constante…
Et nous pourrions finir sur le fait que l’introduction de la majorité de ces espèces est due à l’intervention de l’homme qui devrait peut-être laisser la nature faire, au lieu de s’en mêler et de créer des catastrophes écologiques comme il sait si bien le faire.
A lire sur le sujet :
Invasion par les coccinelles asiatiques
La peur du « pas comme nous » transparait à tous les niveaux, nous catégorise blanc – noir – bon – mauvais, alors que tout élément à sa place, sa fonction. La Terre est une immense machine complexe, constituée de multiples éléments interagissant entres-eux pour parvenir à un équilibre globale.
Alors bravo à ce chercheur pour cette prise de position courageuse et merci à Univers nature de la relayer. Une interview de Jacques Tassin serait-elle aussi envisageable ?
Répondre à la question « est-ce bien ou mal? » est de l’ordre de la morale, donc de la culture. La science, elle, s’occupe uniquement des faits, et ne répond rien à ce genre de question. C’est donc uniquement une décision culturelle (de l’ordre des « valeurs ») qui nous fait juger les espèces invasives en bien ou en mal. La science peut juste décrire le phénomène, nous permettre de le mesurer, et de prédire son évolution future. Elle ne le juge pas.
Alors bien sûr, à l’évidence, le phénomène des « espèces invasives », apparaît comme une réponse dynamique de la Nature aux coups de boutoir que nous lui portons, comme les flux migratoires « invasifs » humains sont une réponse de la Nature aux changement démographiques et économiques mondiaux. Nous voyons là la Nature en action, dans toute sa force, et non des événements négatifs qu’il faut empêcher, comme le croient certains protectionnistes qui sont encore fixistes sans le savoir, et pensent que rien ne doit changer. Pourtant, Darwin à publié son bouquin il y a plus de 150 ans…
Le rejet des espèces invasives, tout comme leur acceptation totale, est à nuancer et à prendre au cas par cas. Ces affirmations du CIRAD sont un processus mental tellement loin des réalités du terrain …. tout comme son autre extrème. Et puis se poser la question : Qu’est ce qui est invasif, ce qui a été amené dans le poil d’un chevreuil ou les plumes d’un oiseau est il invasif?
Le cirad peut se rhabiller et lire l’article suivant sur les chauves souris …. pas de disparition d’espèces?
« aucune plante invasive na jamais entraîné la disparition dune autre espèce »…
Peut être pour les plantes (à vérifier toutefois), mais pour les animaux, par contre, des dizaines d’espèces notamment îliennes ont disparu après l’introduction accidentelle d’espèces comme les rats.
« pas de disparition d’espèce », à voir (ou à venir !), mais de la raréfaction à gogo : frelons asiatiques, visons d’amérique, écrevisses de lousiane, algues en méditerranée, renouée du Japon, etc etc, tout cela au détriment de notre faune/flore locale.
Que la nature évolue sans cesse, c’est une chose, mais que l’homme bouleverse les écosystèmes constamment, c’en est une autre, et je vois mal en quoi cela peut être positif…
Beaucoup d’espèces invasives ont fait disparaître la flore, les algues et la faune autochtones. Ou ont désertifié une terre donnée -exemple: les chèvres de l’île d’Elbe. Mais si on considère qu’environ 75%des légumes et fruits que nous cultivons et consommons aujourd’hui en France sont originaires d’autres continents, dont 60% du continent américain, il faut admettre que les espèces invasives importées volontairement ou non ne sont pas une nouveauté.














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