Votre inscription à la newsletter a bien été prise en compte.

cliquez ici pour telecharger votre Stop Pub numérique

Fermer
Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Amalgames dentaires et Alzheimer
Vous avez aimé cet article ? Aidez nous en
partageant sur
X
L'éco-photo de la semaine
© 2015 Normand Primeau Fine Art Photography. All rights reserved.

  Recevez chaque semaine l'ACTUALITE
  d'Univers Nature par email

   150 280 abonnés
   des Actualités depuis 1999
   un STOP PUB numérique offert
   5 journalistes


La vidéo de la semaine


Chiffre Clé
· Le chiffre du moment : 42 millions de tonnes … ·
C’est le « chiffre » du moment, ou plus précisément, selon le dernier [...] Lire la suite ...

> Voir tous les chiffres clés

Articles les plus lus
  1. LES BÉNÉFICES ÉCOLOGIQUE DU CANNABIS
  2. Laurent Wauquiez s’en va en guerre contre la nature
  3. Les voyages en camping-car sont-ils écolos ?
  4. Des aigles contre des drones
  5. Expositions des enfants aux substances toxiques


Focus Sur
post-tweeter-440x220
Devenir BIOTONOME avec BIOCOOP.

Le dossier du mois
pollution-air-chine-morts
La pollution atmosphérique n’est pas un problème récent, cependant ses conséquences réelles et les conditions qui la rendent plus dangereuse sont au centre des recherches scientifiques. En effet, aujourd’hui la pollution de l’air tue plus de personnes que le SIDA, la malaria, le cancer du sein ou encore la tuberculose. Désormais, les ennemis de la santé publique sont principalement les particules fines. Si nous évaluons [...] Lire la suite ...

Archives depuis 1999





MOTS CLÉS :





Amalgames dentaires et Alzheimer

Reconnu très nocif pour la santé, le mercure continu d'être massivement utilisé comme amalgame dentaire

17 … c’est le nombre de tonnes de mercure placé, chaque année, sous forme d’amalgame dans la bouche des Français. Très largement en tête de l’utilisation du mercure dentaire en Europe, la France représente à elle seule le tiers du volume utilisé dans l’Union Européenne. En effet, contrairement à ce que laisse penser le terme “plombage”, un amalgame dentaire ne contient pas de plomb. C’est un alliage composé globalement d’environ 50 % de mercure, 30 % d’argent, 9 % d’étain, 6 % de cuivre et du zinc.

Or, le mercure est considéré comme le métal lourd (non radioactif) le plus toxique. Au niveau planétaire, reconnu comme neurotoxique (action sur le système nerveux), néphrotoxique (les reins), immunotoxique (le système immunitaire) et perturbateur endocrinien (le système hormonal), il fait partie des 10 substances qui préoccupent le plus l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). En Europe, mandatée par la Commission Européenne, la société d’expertise Bio Intelligence Service a produit une étude, en 2012, qui préconise l’arrêt du mercure dentaire. En effet, la toxicité du mercure n’est pas stoppée par l’amalgame, puisque comme pour tous les autres métaux lourds présents dans un amalgame dentaire, le mercure :

- s’évapore et pénètre dans les tissus par la respiration;

- passe, par l’intermédiaire des poumons, dans le sang, contaminant ainsi quasiment tous les organes;

- passe, à partir de la muqueuse buccale, directement dans les vaisseaux lymphatiques. Or, les veines du maxillaire supérieur le conduisent directement au cerveau…

En conséquence, depuis de nombreuses années de nombreuses études, publiées dans des revues scientifiques de référence, mettent en évidence qu’il existe un lien incontestable entre une exposition à de faibles doses de mercure et le développement de la maladie d’Alzheimer (ainsi que d’autres maladies neurodégénératives…). Il est vrai que la répartition mondiale de la maladie d’Alzheimer correspond étonnamment à celle des maladies carieuses, soignées avec des amalgames au mercure. Une réalité sauf au Japon, seul pays “riche” pour lequel la prévalence de la maladie d’Alzheimer reste faible (environ 2 %), malgré une progression des caries. Mais cette faible prévalence peut s’expliquer par l’interdiction d’utiliser le mercure pour les soins dentaires. Une explication d’autant plus plausible que les Japonais expatriés apparaissent quasiment aussi sensibles à cette maladie que les habitants de leurs pays d’adoption… Autre constat troublant, le cerveau des malades d’Alzheimer possède des concentrations mercurielles plus élevées que la moyenne, tandis que dans la majorité des cas, leur taux de mercure sanguin est 2 à 3 fois plus élevé…

Paradoxalement, alors qu’en Europe, tous les produits et/ou procédés faisant appel au mercure sont progressivement retirés du marché, l’amalgame dentaire, ou plombage, perdure et reste la principale source d’exposition au mercure sur le vieux continent. La situation est d’autant plus choquante que les amalgames ne subissent aucun test de toxicité avant leur commercialisation et que des techniques de substitution sont disponibles depuis longtemps. Certes, elles n’ont pas l’efficacité antibactérienne du mercure, ni sa durabilité, mais sanitairement elles ne constituent pas un cocktail aussi nocif qu’un amalgame comportant 50 % de mercure ! Les pays qui ont d’ores et déjà tournés le dos au mercure ne rencontrent pas de problème particuliers, à l’instar de la Suisse, la Géorgie, la Suède, la Norvège, le Danemark et l’Arménie, pour l’Europe. Or, en France, même la sécurité sociale ne fait pas la différence entre la pose d’un amalgame à base de mercure ou de son homologue en composite.

Au rythme où vont les choses, si l’on ne fait rien, le mercure dentaire et la continuité de pose des amalgames qui l’incorporent pourraient être le prochain grand scandale politico sanitaire et financier francophone. En effet, pour le ministère français de la santé, « aucune étude scientifique rigoureuse n’a pu mettre en évidence des effets néfastes des obturations en amalgame sur l’état de santé général des patients » et « rien ne permet d’affirmer aujourd’hui que les amalgames dentaires présentent un risque sérieux pour la santé de la population ». Bref, « Braves gens dormez tranquille, nous veillons sur vous comme nous l’avons fait pour l’amiante et autres scandales sanitaires… »

Dans ce contexte, plusieurs élus écologistes et le Réseau Environnement Santé (RES fédère une vingtaine d’associations de scientifiques, de professionnels de la santé, de malades et de protection de la nature) proposent une loi visant à ne plus rembourser, à compter de 2015, les amalgames au mercure, interdire leur utilisation sur les dents de lait, stopper l’enseignement de cette technique et promouvoir à l’inverse les techniques alternatives, telles le ciment verre ionomère et les matériaux composites/résines.

Il est parfois des situations où le choix n’est pas possible… Mais lorsqu’il s’agit de santé publique et qu’il suffit d’une décision politique pour limiter les risques et faire de très probables économies d’échelle dans un avenir proche, il ne devrait pas y avoir lieu de tergiverser, et pourtant…

>> Réagissez sur cet article avec votre compte Facebook

commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 10 décembre 2013 à 07:00

3131 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 1999
PARTAGER / ENVOYER PAR E-MAIL


Commentaires
GENEVOIS
11 décembre 2013 - 17 h 50 min

Pourquoi ne pas lancer une pétition à la Ministre de la Santé : elle pourrait servir à quelque chose d’utile !


Madeleine Durand-charre
11 décembre 2013 - 19 h 53 min

Deux remarques:
- Pourquoi est-ce que l’on ne s’intéresse pas aussi à la maladie de Parkinson?
- La présentation laisse supposer que l’amalgame serait moitié moins actif que du mercure pur compte tenu des concentrations. C’est complètement faux, car dans l’amalgame le mercure est combiné avec d’autres éléments pour donner des composés définis extrêmement stables, donc susceptibles de relarguer très peu de mercure. Ceci dit, je ne conteste pas du tout l’éventuel effet toxique à la longue de très faibles doses. Mais attention aux raccourcis et aux raisonnements scientifiques trop sommaires.


Sibylline – Faune marine
11 décembre 2013 - 22 h 57 min

… »pour le ministère français de la santé, « aucune étude scientifique rigoureuse n’a pu mettre en évidence des effets néfastes des obturations en amalgame sur l’état de santé général des patients » et « rien ne permet d’affirmer aujourd’hui que les amalgames dentaires présentent un risque sérieux pour la santé de la population »

Le Ministère de la santé ne doit pas savoir lire l’anglais !

In Amalgams fillings : a considerable source of exposure to heavy metals, Lakartidningen, 1992

« Le mercure des amalgames dentaires : quels risques pour la santé et l’environnement ? », D.U « Approche de la relation Environnement et santé », Faculté de Médecine de Montpellier, octobre 2000. Marie Grosman

Travaux de Skare et Engqvist, de l’Institut de Médecine du Travail de Stockholm (1994) sur les taux moyens de mercure libérés chez les porteurs d’amalgame.

Etude de l’Université de Tübingen (Roller, Weiss, Maier et Clédon, 1997) sur le relargage de mercure dans la salive (échantillon de 20 000 patients porteurs d’amalgames).


Sibylline – Faune marine
11 décembre 2013 - 22 h 58 min

KOURGAROU
15 décembre 2013 - 2 h 56 min

Mercure = Alzheimer ! N’allons pas trop vite, « évitons l’amalgame »… Arf !
J’ai plusieurs plombages, çà doit être pour çà que j’oublie mes rendez-vous chez mon dentiste…


jazcques
15 décembre 2013 - 11 h 06 min

On part de deux constatations que personne ne conteste, le mercure est toxique et le mercure des amalgames est absorbé donc le mercure des amalgames est toxique.
En fait, c’est plus compliqué :
Human brain mercury levels related to exposure to amalgam fillings.
(Ertas E, Aksoy A, 2013) : Après des autopsiese, « The results of the present study showed no correlation between the presence of amalgam fillings and brain Hg level. » donc pas de corrélation entre amalgame et mercure dans le cerveau.
Pourquoi : « Mercury is found in the earth’s crust and is ubiquitous in the environment, so even without amalgam restorations everyone is exposed to
small but measurable amount of mercury in blood and urine. Dental amalgam restorations may raise these levels slightly, but this has no practical or clinical significance. (The Dental Amalgam Toxicity Fear: A Myth or Actuality
Monika Rathore, 2012). Le mercure est présent dans notre environnement et le mercure dentaire n’augmente pas suffisamment le niveau pour conduire à une toxicité qui entraîne des manifestations cliniques.
Kourgarou a raison, n’allons pas trop vite.


nardoel
21 décembre 2015 - 14 h 14 min

jazcques et kourgarou : au Japon, où on n’utilise pas d’amalgames au mercure, il n’y a pratiquement aucun cas d’Alzeimer. Alors suicidez-vous si vous voulez, moi j’ai un dentiste qui n’utilise pas le mercure et cela me convient.



Partager sur
S'inscrire à la newsletter
Commenter cet article    
5257

Votre nom : Votre adresse mail :
Votre message :  
 




à lire aussi
     
Flux RSS