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Vin bio : ébauche d’une nouvelle réglementation européenne ambiguë

Bien que très attendue et vivement souhaitée, la nouvelle réglementation relative au vin bio, actuellement à l’étude à la Commission européenne, suscite toutefois des inquiétudes de part et d’autres. Jusqu’à aujourd’hui, le domaine viticole ne disposait pas d’un label propre à son domaine d’exercice et s’en remettait au label AB, commun à l’ensemble du secteur agroalimentaire. Or, si cette appellation garantissait un vin produit à partir de raisins issus de l’agriculture biologique, aucune exigence ne légiférait en matière du mode de vinification employé.

Mais, s’il apparaît aujourd’hui essentiel d’intégrer cette étape clé de la fabrication du vin au processus de labellisation bio, se pose désormais la question du degré d’exigence à appliquer quant aux procédés de vinification autorisés par le nouveau règlement. Et là, les divergences apparaissent. Selon l’association de protection des consommateurs UFC-Que Choisir, l’ébauche de texte actuellement en discussion à la Commission européenne pêcherait par excès de laxisme. Serait notamment admise la technique de la « flash pasteurisation », consistant à chauffer les cuves à 73°C. Principal reproche opposé à cette pratique œnologique, elles détruit les levures et les bactéries naturellement présentes dans le moût, nécessitant, de ce fait, l’ajout de levures industrielles. Or, comme le souligne Michel Issaly, président du mouvement des Vignerons Indépendants de France (VIF), cette destruction du vivant se pose en totale contradiction avec les principes fondateurs de la culture bio revendiquant la « préservation de la naturalité ». Mais cela vaut également pour l’adjonction de substances plus naturelles, telles que la caséine (1), à la matière première brut telle qu’elle est rentrée initialement dans les cuves.  

Toutefois, Michel Issaly se défend d’adopter une vision trop tranchée du débat opposant vin artisanal et vin conventionnel. De fait, ce dernier est également soumis à un cahier des charges surveillé, destiné à écarter tout risque pour la santé du consommateur. Le débat se joue sur le procédé même de fabrication, qui départage procédés artisanaux et procédés industriels, et ne doit pas être simplifié par un duel bon / mauvais vin. Cette approche est importante pour permettre l’adoption d’un cahier des charges exigeant lorsque sera définie la future réglementation européenne, laissant libre tout producteur d’y adhérer ou non. La mise en place d’une production bio fiable mais non imposée est ainsi jugée préférable à une solution de compromission, élargissant l’accès à une labellisation bio vinicole finalement rendue moins astreignante. 

 

Déjà repoussée puisque initialement prévue pour fin 2009, l’adoption du règlement devrait être effective d’ici mars 2010, l’entrée en application étant, quant à elle, attendue pour mi-2010. Outre le respect de l’éthique bio, se jouera alors le respect du droit du consommateur à être informé sur la nature et les pratiques de fabrication qui se cachent derrière les produits qu’il consomme.

Cécile Cassier
1- La caséine est une protéine extraite du lait.

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commentaires sur cet article - Univers Nature

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Commentaires
lupus
23 janvier 2010 - 0 h 00 min

à l’heure actuelle ce ne sont plus les vignerons qui font du vin ce sont les chimistes.


pavupapri
24 janvier 2010 - 0 h 00 min

cela fait 20 ans que le consommateur est trompé sur la nature du vin qu’il croit bio parce que les raisin sont AB et que depuis quelques années ce label rassurant a le droit d’être apposé sur les bouteilles. hélas la cave de nombreux vigneron s’est transformée en laboratoire y compris chez les bios. pourtant Nature et Progrès pionnière de la bio fait respecter depuis 30 ans à ses adhérents un cahier des charges exigeant qui évite au maximum toute adjonction de produit chimique de synthèse et qui s’oppose à l’industrialisation de la vinification. il est curieux que de nombreux distributeurs de la bio ne reconnaissent pas cet effort. une fois de plus nous nous en remettons à un label bio de + en + déconnecté des associations de producteurs et consommateurs militant pour une vraie bio écologique et sociale. Ainsi le label AB est maintenant régit par la commission européenne, celle là même qui a ravagé les campagnes d’europe, organisé le plus grand exode rural de son histoire, pollué les sols et les eaux pour des décennies .Quelle cynique reconnaisance ! ce dernier pan du label AB concernant la vinification consacre une agriculture bio de + en + industrielle.
il serait temps que les consommateurs réagissent et soutiennent les vraies alternatives agricoles et alimentaires avec les AMAP, les groupements de conso, les asso comme Nature et Progrès, les quelques Biocoops qui ne sont pas devenues des supermarchés . Pascal (petit vigneron)


patou
24 janvier 2010 - 0 h 00 min

il y a bio et bio comme dans les super marché qui font du bio indistriel et les petites surfaces spécialisées qui ont du vrais bio .pour les vins il faut choisir le label demeter en bio dynamie ou nature et progres en bio .sinon bien connaitre le viticulteur ….


tga44
25 janvier 2010 - 0 h 00 min

Au delà du débat bio ou pas, je trouve personnellement lamentable que le vin (quelque soit son mode de culture et de production) échappe aux obligations que tous les autres produits alimentaires transformés doivent respecter. Pourquoi le vin ne comporterait-il pas une étiquette listant de façon exhaustive tous ses ingrédients ? Pourquoi une ratatouille se doit de préciser dans les moindres détails tous ses constituants et pas une bouteille de vin ? Quid du sucre ajouté, des sulfites (et leur quantité!), et des autres additifs ?
Les lobbys et la tradition aidant, on reste pour le vin dans un système complètement opaque qui ne lui fait pas honneur et qui ne peut qu’inciter à la méfiance.


nicolekretchmann
28 janvier 2010 - 0 h 00 min

quel bonheur ce serait si les vignobles cédaient une partie de leurs hectares pour que soient semées des céréales… bio, afin que plus d’enfants puissent manger…
Le vin. En dehors de la gourmandise ne présente pas un intérêt très important pour la santé. Le raisin, oh oui !



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