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Spirales anti-moustiques : des effets fumeux sur la santé ?

A l’heure estivale, les dîners qui s’attardent et les barbecues en terrasse reprennent leurs droits. Mais des indésirables peuvent également s’inviter à la fête, à l’instar des moustiques notamment. Pour les chasser, le marché des produits anti-moustiques, disponibles en tous genres et sous toutes les formes, n’a eu de cesse de se développer. Faisant partie des inconditionnels, les spirales anti-moustiques font toujours des adeptes.

Toutefois, il se pourrait que ces dispositifs ne soient pas seulement nocifs pour les intrus qu’ils ciblent. En effet, certaines publications scientifiques témoignent des craintes de leurs auteurs quant aux risques sanitaires liés à ce type de protection anti-moustique, en raison de leur procédé de combustion très émissif.

Du côté des instances faisant autorité en matière de santé, les avis diffèrent selon la source. Ainsi, le Haut conseil de la santé publique recommande, pour sa part, de n’utiliser les spirales qu’à « l’extérieur ou bien dans une pièce aérée ». Prenant le contre-pied de ce discours, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) indique que les spirales anti-moustiques peuvent être utilisées dans les chambres à coucher pendant la nuit. Ce flottement se répercute sur l’étiquetage des spirales anti-moustiques, semant la confusion chez les consommateurs. En outre, relevant de la directive « Biocides », si les spirales anti-moustiques sont destinées à être soumises, à terme, à une autorisation de mise sur le marché, elles restent actuellement accessibles en vente libre.

Saisie le 4 août 2008 par la Direction générale de la prévention des risques (DGPR) du ministère chargé de l’environnement et la Direction générale de la santé (DGS) du ministère chargé de la santé, l’Afsset (1) a été chargée de procéder à une analyse des risques sanitaires liés à l’utilisation de spirales anti-moustiques, notamment en vue de fournir des recommandations ou contre-indications d’utilisation.

En étudiant la composition chimique des fumées et des vapeurs émises lors de la combustion de ces dispositifs, l’expertise a démontré que l’utilisateur s’expose « à un grand nombre de substances constituant ainsi un mélange complexe de polluants ». On a notamment pu identifier des substances actives biocides (d-alléthrine, esbiothrine, transfluthrine), des particules, du monoxyde d’azote, monoxyde de carbone, dioxyde de carbone, des COV (benzène, xylène, phénol etc.), des aldéhydes et cétones incluant le formaldéhyde ou encore des résidus de pesticides. Si l’émission de la plupart de ces composés est comparable à tout processus de combustion de bois, « la spécificité des spirales concerne la présence de substance active biocide qui constitue généralement 0,1 % de la composition intégrale de ces produits ».

Concernant l’impact sur les utilisateurs, l’enquête souligne de possibles effets irritants des voies respiratoires. En revanche, les résultats s’avèrent encore insuffisants pour conclure à une causalité, voire même à une association, entre l’exposition à ces spirales répulsives et le développement de cancers du poumon et du nasopharynx.

Malgré ces soupçons, l’Afsset rappelle que la protection contre les moustiques n’est pas anodine, ces derniers pouvant être vecteurs de maladies graves telles que le chikungunya, le paludisme ou la dengue. Aussi, en attendant l’évaluation réglementaire des spirales anti-moustiques en vue de l’octroi d’autorisation de mise sur le marché, il est recommandé de « limiter le recours aux spirales à une utilisation en extérieur et dans les zones à risque de transmission de maladies par les moustiques ». En intérieur, il est conseillé de privilégier d’autres moyens de protection.

Cécile Cassier
1- Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail.

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 30 juin 2010 à 12:00

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Commentaires
marseille42
1 juillet 2010 - 0 h 00 min

Dans les pays tropicaux et équatoriaux -mais le sud de l’Europe n’est plus indemne- les moustiques sont les vecteurs de maladies qui, comme le paludisme ou la dengue, sont beaucoup plus graves que les émanations des spirales insecticides. Il ne faut pas oublier non plus que l’espérance de vie d’un Africain est, en moyenne mais quelquefois davantage, inférieure de 50% à celle d’un ressortissant d’un riche pays du Nord. Dans ces conditions les recommandations de l’OMS se justifient: entre deux maux, il faut choisir le moindre c’est-à-dire celui qui n’agit que lentement et à moyen ou long terme.


ecolibre
1 juillet 2010 - 0 h 00 min

Evidemment, les composants de ces spirales sont peu catholiques…mais qui les utilisent en environnement fermé? Et les moustiques sont présents en été, quand notre environnement est ouvert. On a déjà incriminé les bâtonnets d’encens, pour d’autres raisons.
Bientôt, il faudra vivre dans une bulle, et manger de la nourriture en comprimés. Car entre les nuages de cendres volcaniques, les saumons transgéniques, les eaux polluées etc… j’en passe et des meilleures, nous vivons dans la peur. Et lire toutes ces alertes dès le matin au réveil,devant son café du petit déjeuner, il y a de quoi plomber la journée; attentive à la détérioration de l’environnement, essayant à la hauteur de mes moyens de ne pas trop en rajouter, je voudrais pouvoir apprécier de temps en temps ce qu’il me reste à vivre. C’était l’humeur du jour!


Tikehau
1 juillet 2010 - 0 h 00 min

Pour avoir séjourné une dizaine d’années dans plusieurs pays sous les tropiques où sévissent paludisme, dengue hémorragique et filariose je peux affirmer que l’usage d’insecticides genre Baygon et tortillons « chinois » est à proscrire. La prévention citronelle, mousticaire, fermeture des fenêtres à la tombée de la nuit pour une réouverture éventuelle plus tard dans la nuit noire (c’est vrai sous les tropiques) sont des attitudes tout autant efficaces que le « gazage » et l’intoxication dont les conséquences, j’ai pu l’observer chez des amis usagers immodérés de la méthode, sont de sévères allergies irréversibles (adultes et enfants). Au risque de paraître excessif j’ai la même attitude vis à vis de la consommation permanente d’anti-paludéens. Et je ne suis pas impaludé pour antant aujourd’hui…


nicole
13 juillet 2014 - 23 h 49 min

merci de nous éclairer sur la façon d’utiliser les spirales anti moustiques. Je trouve cependant que le texte est rempli de fautes. Un correcteur de texte aurait dû être utilisé.


Frigidaire
17 juillet 2014 - 19 h 45 min

Quelle est la comparaison de nuisance avec les anti moustique qui chauffe un liquide ou une pastille électriquement ? On brule pareil des produits chimique pour tuer les moustiques ?
Je pense que les spirales sont « attaquées » par raison de lobbying car coutent beaucoup moins cher que les autres produits.


gerfin
8 août 2014 - 19 h 19 min

les spirales sont très efficace et je préfere dormir dans une chambre spiralé que dans une chambre moustiqué lol



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