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Sangliers morts en Côtes d’Armor : les algues vertes mises en cause

Entre début juillet et août 2011, des cadavres de sangliers ont été retrouvés en baie de Morieux, dans les Côtes d’Armor. En l’attente des résultats d’analyses et d’autopsies, plusieurs hypothèses ont été avancées pour expliquer ces morts massives, dont l’intoxication par l’hydrogène sulfuré (H2S), émis par des algues vertes en décomposition. Ce dernier scénario vient d’être confirmé par l’INERIS (1), qui estime que « l’hypothèse la plus vraisemblable est l’intoxication par l’H2S ». Sollicité par le ministère de l’Ecologie, l’Institut a réalisé deux campagnes de mesure, courant août, afin d’évaluer les niveaux de concentration en H2S à proximité des zones fréquentées par les populations.

Les mesures effectuées à la surface du sol révèlent d’importants dégagements de composés soufrés, dont du H2S, lors du perçage de la croûte des dépôts d’algues. Des libérations de gaz, de type « bouffées instantanées », se produisent alors, leur concentration diminuant à mesure que l’on s’éloigne du sol. Concernant l’analyse de l’air ambiant, les concentrations les plus élevées ont été relevées dans les zones les plus difficiles d’accès (zones escarpées, vasières). Sur la zone témoin de l’étude (hors des zones de dépôts d’algues), la valeur mesurée est 2,9 μg/m3 (2), soit légèrement supérieure à ce qui est généralement observé dans l’air ambiant en France (0,15 à 0,45 μg/m3).

Liée à la saison d’échouage des algues, s’étendant principalement de juin à septembre, l’exposition des populations, dite « sub-chronique », a été évaluée. Les valeurs de concentrations en H2S relevées étant inférieures à la valeur de 30 μg/m3 définie par l’ATSDR (3) pour ce type d’exposition, « la situation ne semble pas présenter de risque préoccupant pour la santé » selon l’Ineris. Toutefois, bien que peu probables, les scénarios d’exposition à des concentrations élevées ou maximales sont possibles. De fait, si « On peut en effet penser que les personnes circulant dans les zones fortement malodorantes ne s’y attardent pas et/ou ne s’approchent pas des zones à risques », reste l’éventualité d’un accident (enfant jouant dans le sable, chute…). Dans ce cas, les concentrations mesurées lors des « bouffées » survenant au niveau du sol ou dans les dépôts d’algues peuvent atteindre les seuils mortels.

Saisie de son côté par le ministère de l’Agriculture, l’Anses (4) a conclu que : « Au regard de l’ensemble des données disponibles, l’hypothèse d’une intoxication par le sulfure d’hydrogène (H2S) est la plus probable, sans pouvoir néanmoins affirmer qu’il s’agit du seul facteur contributif de la mortalité massive ». Recommandant des travaux complémentaires, elle estime que les enjeux sanitaires, liés à la décomposition d’algues vertes et à la production d’H2S dans les vasières, appellent à « explorer les émissions gazeuses des fonds d’estuaires et des lits de certaine rivières ».

Cécile Cassier
1- Institut National de l’EnviRonnement Industriel et des RisqueS.

2- Un microgramme (µg) équivaut à un millième de milligramme (mg).

3- Agency for Toxic Substances and Disease Registry, du Département de la Santé du gouvernement américain.

4- Agence nationale chargée de la sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail.

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commentaires sur cet article - Univers Nature

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Commentaires
loiclang
8 septembre 2011 - 0 h 00 min

« les enjeux sanitaires,…, appellent à « explorer les émissions gazeuses des fonds d’estuaires et des lits de certaine rivières »

Avec ça, nous sommes sauvés… Quand l’Etat se décidera à prendre enfin de vraies mesures sans céder au puissant lobby de l’industrie du cochon ? Il faut commencer par stopper toute nouvelle implantation de porcherie, et engager des mesures draconiennes de réduction des épandages d’effluents des installations existantes. Les éleveurs bovins ont lancé des politiques volontaristes mais l’élevage industriel porcin ne bougera pas sans mesure contraignante…



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