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Qualité des eaux de baignade : démêler le vrai du faux

La saison balnéaire close, le ministère de la Santé a communiqué les résultats récoltés dans le cadre du contrôle de la qualité des eaux de baignade. Concernant les eaux de mer, les données fournies pour l’année en cours attestent d’une bonne qualité de l’eau, proche de celle déjà constatée courant 2007. Ainsi, on estime que 95 % des plages françaises situées en bord de mer sont conformes à la réglementation en vigueur. L’année passée, ce chiffre était de l’ordre de 95,7 %.

Si ces chiffres semblent plus qu’honorables, ils sont toutefois à relativiser. S’étant intéressée à la question, une récente étude menée par l’association Surfrider Foundation Europe a ainsi rendu des conclusions pour le moins intéressantes. Somme toute relative, la représentativité des études menées doit, d’une part, être nuancée puisqu’elle n’inclut pas les sites fermés à la baignade pour cause de non-conformité à la réglementation en usage. De fait, nombreuses sont les associations de protection de l’environnement à craindre de voir de plus en plus de lieux interdits à la baignade sans qu’aucune action ne soit entreprise pour y remédier. La Grèce est de ce point de vue illustrative, laquelle qualifiait 100 % de ses sites de baignade en eaux douces « d’excellente qualité » en 2004 alors même qu’elle ne déclarait officiellement que 4 sites de baignade sur tout son territoire. Selon Surfrider Foundation, les états membres de l’Union européenne auraient rayé pas moins de 88 sites côtiers de leurs listes nationales pour la seule année passée.

L’autre réserve émise concerne le caractère prochainement obsolète de l’actuelle réglementation légiférant en matière de qualité des eaux de baignade. Actuellement, les critères de contrôle répondent aux normes fixées par la directive européenne de 1976 (76/160/CEE). Mais celle-ci sera bientôt remplacée par la nouvelle directive européenne (2006/7/CE) adoptée par le Parlement européen en 2006, destinée à prendre effet d’ici 2015. Or, si cette dernière ne prend plus en compte que 2 paramètres microbiologiques, elle durcit en revanche de manière significative les normes de qualité en divisant par 4 le seuil de qualité minimal. Par ailleurs, elle allonge notablement la durée des analyses en les espaçant sur l’ensemble des saisons.


En se basant sur des prélèvements effectués de 2004 à 2007, Surfrider Foundation a évalué le devenir de quelque 1 617 plages françaises après l’application de la nouvelle directive, les départements de l’Aude, des Alpes-Maritimes, de la Guadeloupe et de Saint-Pierre-et-Miquelon n’ayant pu être intégrés par manque de données disponibles. Les nouvelles dispositions classent en 4 catégories distinctes les plages selon leur degré de salubrité. D’après les prévisions avancées par l’étude, le nombre de plages dites « d’excellente qualité » passerait de 1122 à 1079, celui des plages de « bonne qualité » de 420 à 287 et enfin celui de plages définies comme de « qualité suffisante » de 71 à 120. L’ultime catégorie enregistre quant à elle la variation la plus importante, le nombre de plages dont la qualité est jugée « insuffisante » culminant ainsi à 131 contre 4 dans le cadre de l’ancienne directive. Au final, en France métropolitaine et outre-mer, 22 % des plages, soit 1 sur 5, seraient victimes de « déclassement », terme technique signifiant qu’une plage est rétrogradée suite à l’adultération de son eau.

Aussi, pour salutaire qu’il soit, le durcissement de la réglementation européenne pourrait entraîner par ricochet la fermeture de nombreux sites de baignade en l’absence de toute garantie de prise de mesures palliatives. Si elle préserve la santé des baigneurs, l’interdiction à la baignade des 131 plages présentant une qualité d’eau insuffisante n’assure aucunement que les sources de pollution seront identifiées et combattues.

Cécile Cassier

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 29 octobre 2008 à 12:00

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