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Progression importante des formes multirésistantes de tuberculose

Transmissible par voie aérienne, la tuberculose est une maladie infectieuse extrêmement contagieuse. Le simple fait de tousser, d’éternuer ou même de parler occasionne la projection de germes appelés bacilles tuberculeux. La tuberculose pulmonaire en est la forme la plus répandue. Ces dernières années, de nombreux traitements ont été mis au point pour lutter contre ce syndrome. Pourtant, aujourd’hui plus que jamais, l’heure est à l’inquiétude.

Interpellée par l’évolution récente de ce fléau, l’OMS a publié récemment une enquête menée de 2002 à 2006 auprès de 90 000 malades répartis respectivement dans 82 pays. L’objet de cette étude était de rendre compte de l’essor qu’a connu au cours de cette période une forme particulièrement agressive de la tuberculose : la tuberculose dite « multirésistante » ou TB-MR.

A son stade premier, la tuberculose est « pharmacosensible » et peut être soignée grâce à la prise régulière d’antituberculeux. Si ces médicaments dits de « première ligne » sont correctement prescrits et administrés, la guérison n’est pas problématique. Mais l’absence ou l’arrêt prématuré du traitement, permet aux germes infectieux de s’immuniser contre les remèdes standards. On diagnostique une TB-MR lorsque les deux antituberculeux de première ligne les plus puissants, l’isoniazide et la rifampicine, s’avèrent inefficaces. La guérison devient dès lors bien plus aléatoire. En effet, la chimiothérapie de seconde ligne alors requise est beaucoup plus longue, plus coûteuse et plus toxique pour le patient que son équivalente de première instance. Pour les populations des pays à faibles ressources tels que les pays de l’ex-Union Soviétique, principaux foyers de mutation de la bactérie, l’approvisionnement en médicaments n’en est que plus problématique.



Carte mondiale, en mars 2006, des cas de résistance aux médicaments antituberculeux (les MDR), cause de la tuberculose multirésistante, ou TB-MR. Les cas de tuberculose ultrarésistante, ou TB-UR, figurent sous forme de tache.


Au total, on dénombre près de 500 000 nouveaux cas de TB-MR chaque année de par le monde. Pour enrayer l’épidémie, l’Organisation Mondiale de la Santé travaille à mettre sur le marché des médicaments de seconde ligne de haute qualité à prix abordables. C’est dans ce cadre que le Plan mondial Halte à la Tuberculose 2006-2015 a vu le jour. Actuellement en cours de révision, il a pour objectif de renforcer la surveillance des tuberculoses pharmacorésistantes, d’assurer un suivi médical de proximité efficace et de promouvoir la recherche de nouveaux tests diagnostics. Secondé à l’échelle de l’Europe occidentale par le projet EuroTB, le programme souhaite agir en partenariat avec les acteurs locaux pour lancer une campagne de sensibilisation.

Autre facteur alarmant, une variante plus virulente encore de tuberculose résistante se développe en parallèle de la TB-MR. Il s’agit de la tuberculose ultrarésistante ou TB-UR. Selon la définition agréée par le Groupe De Travail mondial de l’OMS en octobre 2006, cette déclinaison particulièrement tenace de la maladie résiste à n’importe quel fluoroquinolone (1) et au moins à l’un des trois médicaments de seconde ligne que sont la capreomycine, la kanamycine et l’amikacine. Autrefois rarissime, elle tend elle aussi à se propager.

Les efforts à fournir pour remédier à cet état de fait sont considérables. Rien que pour l’année 2008, la bataille menée contre les tuberculoses MR et UR devrait nécessiter un milliard de dollars. A l’heure actuelle, on estime que le déficit de financement dans la prévention et l’éradication de ces deux stades évolutifs de tuberculose serait de l’ordre de 500 millions de dollars. Ces données peu encourageantes ne sont qu’une estimation, de nombreux pays n’ayant pas été pris en compte faute de ressources matérielles nécessaires pour évaluer la propension réelle des cas avérés. Chacun s’accorde à dire que seule l’amélioration des méthodes de dépistage pourra alléger la facture tant humaine que financière. Ce qui ne semble pas irréalisable en regard des actions menées en Estonie et en Lituanie, où la vague déferlante de tuberculose MR a pu être, si ce n’est stoppée, tout du moins freinée.

Cécile Cassier
Carte © OMS

1- Le fluoroquinolone est un antibiotique bactéricide.

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Commentaires
c.dvd
8 mars 2008 - 0 h 00 min

Ce dont on ne parle pas dans l’article est le vaccin contre la tuberculose. Sert-il à quelque chose ?


LISAA
9 mars 2008 - 0 h 00 min

J’ai eu la tuberculose en 1998. mon fils agé de 10 ans revenait du match france afrique du sud. quelques jours après il toussait et avait une enorme fièvre. il a fallu trois semaines pour le guérir. puis c’est moi qui me suis mise à tousser, à avoir de la fièvre. les medecins m’ont soigné en vain durant trois semaines pour une grosse bronchite, mais voyant que ça n’allait pas mieux je suis allée de moi même consulter un pneumologue qui m’a passé immédiatement à la radio et hospitalisée le soir même dans sa clinique. graçe à lui je m’en suis sortie. il a détecté une tuberculose et m’a mise en quarantaine à la clinique. j’ai eu deux mois de traitement intensif, dès les quinze premiers jours déjà il a vu à la radio que je guérissais à la vitesse grand V. puis il m’a appelé deux mois après et m’a juste dit  » arretez tout le traitement, vous êtes guérie ». je n’ai pas compris pourquoi il interrompait le traitement qui logiquement doit durer au moins 6 mois. cela fait 10 ans aujourd’hui de cela. je m’en suis sortie sans séquelle aux poumons mais j’ai l’estomac fragilisé depuis .
il y a eu deux cas de tuberculose dans ma ville la meme semaine.
voilà, c’était juste un temoignage pour dire qu’on s’en sort. (selon la forme de tuberculose car certaines sont mortelles. la mienne ne l’était pas. ) un coup de bol!



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