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Plus d’un million de victimes par an dû aux serpents en Afrique

En se fondant sur une centaine d’articles scientifiques, d’actes de conférence et de rapports cliniques publiés de 1970 à 2010, un chercheur de l’IRD (1) a évalué que plus de 300 000 personnes en Afrique sub-saharienne sont soignées chaque année suite à morsure de serpent. Toutefois, si l’on tient compte de la difficulté d’accès aux centres de santé et du recours fréquent à la médecine traditionnelle, ce chiffre ne traduit qu’entre un tiers et un cinquième de la réalité selon les spécialistes. D’après les conclusions de l’IRD, les serpents font, en réalité, jusqu’à un million et demi de victimes par an. Probablement sous-estimés eux aussi, les décès des suites d’une morsure atteignent 7 000 cas et les amputations des membres de 6 000 à plus de 14 000 cas par an.

Si une seule morsure de serpent sur deux est venimeuse, les complications cliniques peuvent être très graves, voire fatales. Parmi les espèces africaines les plus dangereuses, on oppose les cobras et les mambas, dont le venin est neurotoxique, aux vipères dotées d’un venin hémorragique et nécrosant. Ainsi, une morsure de cobra ou de mamba peut entraîner une paralysie respiratoire et conduire à la mort par asphyxie dans les 6h suivant l’accident. La morsure d’une vipère cause des œdèmes, des nécroses des membres et une hémorragie. Celle de l’échide ocellée, une vipère très répandue dans les savanes africaines, peut ainsi provoquer des hémorragies, entraînant le décès en quelques jours.

On estime que 95 % des morsures se produisent en milieu rural, plus particulièrement dans les plantations. Alors que l’agriculture constitue la principale activité économique africaine, les travailleurs agricoles représentent ainsi la frange de la population la plus exposée à ce danger. Toutefois, bien que l’incidence des morsures y est environ dix à vingt fois plus faible qu’en milieu rural, les villes ne sont pas immunisées pour autant. Dans certaines régions, les envenimations représentent plus de 10 % des hospitalisations lors de la saison des pluies.

Malgré son ampleur, cet important problème de santé publique reste sous-estimé par les autorités sanitaires. L’injection d’antivenin par voie veineuse, le plus tôt possible après la morsure, demeure le seul traitement efficace. Or, à l’heure actuelle, seules 10 % des victimes sont soignées en raison d’un manque d’antivenins. Le coût élevé de ces remèdes ainsi que leur courte durée de vie, estimée de 3 à 5 ans, ont découragé les approvisionnements. Un autre problème de taille tient au manque de formation du personnel médical quant à l’emploi des antivenins, d’où des résultats peu probants qui dissuadent de réinvestir dans ces traitements. En conséquence de quoi, les fabricants rechignent à produire des antivenins qu’ils ne sont pas certains de réussir à vendre. Ce phénomène s’est traduit par une réduction à terme de leur accessibilité. Depuis les années 1980, le nombre de doses vendues a été divisé par dix en Afrique, passant d’environ 200 000 par an à moins de 20 000 au début des années 2000.

En fournissant des données précises, reflétant l’ampleur réelle de ce problème, le chercheur de l’IRD à l’origine de ces conclusions espère interpeller les autorités sanitaires et les inciter à prendre des mesures efficaces. Selon lui, 500 000 doses d’antivenin seraient nécessaires chaque année.

Cécile Cassier
1- Institut de Recherche pour le Développement.

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