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Nanotechnologies : entre avancée technologique et catastrophe annoncée ?

De l’ordre du milliardième de mètre, les nanomatériaux possèdent des propriétés spécifiques, décuplées par rapport aux matériaux classiques (superplasticité…). Grâce à leur capacité hors du commun, ils gagnent de plus en plus de terrain, s’immisçant dans de multiples domaines d’application (agroalimentaire, électronique, industrie pharmaceutique, textile, cosmétologie…).

Mais comme beaucoup de procédés miracles, les nanotechnologies ont une contrepartie dont on ignore encore l’ampleur et les effets. Face à de telles incertitudes, l’Afsset (1) s’est fait l’écho en ce jour d’une expertise collective sur l’évaluation des risques liés aux nanomatériaux pour la population et pour l’environnement. Au cours de cette étude, plusieurs centaines de produits de grande consommation recelant des nanomatériaux ont été identifiées. Occupant une place omniprésente, ceux-ci engloberaient des produits textiles, cosmétiques, alimentaires, d’équipements sportifs, ou encore de matériaux de construction…

Aussi, admettant que « de nouvelles études suggèrent la possibilité de risques pour la santé et l’environnement de certains produits », l’Afsset appelle à un certain nombre de recommandations :

- rendre obligatoire la traçabilité des nanomatériaux, notamment via une obligation de déclaration par les industriels,

- mettre en place un étiquetage clair mentionnant la présence de nanomatériaux dans les produits,

- peser le rapport bénéfices / risques, et interdire le cas échéant l’usage de certains matériaux si l’utilité est faible par rapport aux dangers potentiels,

- travailler à l’harmonisation des cadres réglementaires français et européens, et notamment procéder à une révision du programme REACH pour que soient pris en compte de manière spécifique les nanomatériaux manufacturés.

Autre angle d’attaque, l’Afsset entend mettre au point une méthode d’évaluation des risques sanitaires spécialement adaptée aux spécificités des nanomatériaux. En ce sens, elle prévoit de s’autosaisir pour définir en 2 ans, avec son groupe de travail, un outil simplifié d’évaluation des risques. Il s’agit d’une grille de cotation des risques permettant de catégoriser les produits en plusieurs gammes de risques. En outre, soutenue par 18 organismes issus de 13 pays, l’Afsset coordonne « nanogenotox », un projet européen ayant pour ambition d’identifier la toxicité sur les gènes et l’ADN de 14 nanomatériaux.

Pour l’heure, l’Agence a déjà testé les méthodologies classiques d’évaluation des risques sur quatre produits courants intégrant des nanoparticules : la chaussette antibactérienne (nanoparticules d’argent), le ciment autonettoyant, le lait solaire (nanoparticules de dioxyde de titane), et la silice alimentaire à l’état nanométrique. Représentatifs des diverses voies d’exposition de l’homme (cutanée, inhalation, ingestion) et de la possibilité de dispersion environnementale, ces produits ont souligné les importantes carences en matière de connaissances relatives aux expositions et aux dangers potentiels des nanomatériaux. De fait, seuls 2 % des études publiées à ce jour sur les nanomatériaux traitent des risques pour l’homme et l’environnement.

Cécile Cassier
1- Agence Française de Sécurité Sanitaire de l’Environnement et du Travail.

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 25 mars 2010 à 12:00

3131 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 1999
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Commentaires
mhubin
28 mars 2010 - 0 h 00 min

J’ai travaillé pendant pluus de 30 années sur les matériaux en films minces, ancètres de ce qu’on appelle aujourd’hui par pur snobisme le plus souvent nanomatériaux. De quoi s’agit-il en fait : tout simplement de reproduire (par juxtaposition) des associations élémentaires d’atomes qui existent dans la nature mais qui le plus souvent sont éparpillées parmi d’autres. Les propriétés sont intéressantes sur le plan mécanique, pour le reste c’est généralement du vent et le mot nanomatériaux est un argument publicitaire de plus et ce n’est pas un hasard si ce sont les fabricants de cosmétiques (vendeur de vent en général : voir les pubs à la télé) qui s’engouffrent dans ce créneau qu’ils espèrent juteux. Mais en réalité le plus souvent il s’agit d’une usurpation de vocabulaire et l’on devrait plutôt parler d’additifs de type poudre (de perlinpin!). Cela bien évidemment implique qu’effectivement on se pose la question de l’inocuité de ces additifs pour la santé. Mais de grâce n’employons pas le mot nanomatériaux à toutes les sauces…la plupart de ces poudres ne sont pas des nanomatériaux mais des additifs chimiques traditionnels pulvérisés (et à l’échelle des poussières et non du nanomètre).


JeanPhir
28 mars 2010 - 0 h 00 min

Non, les nanoparticules ne sont pas forcément des « associations élémentaires d’atomes qui existent dans la nature ». Du reste, ce n’est pas parce que cela existe déjà dans la nature que c’est inoffensif !
Les nanofibres de carbones n’existent pas dans la nature. Il s’agit d’assemblage d’atomes de carbone du dureté extrême et leur emploi pourrait, à mon sens, être aussi dangereux que celui de l’amiante, mais simplement à une échelle inférieure.
Les couches minces, comme le nom l’indique, présentent une échelle réduite seulement dans une dimension et, sauf erreur, ces couches sont fixées sur un support et non libre. Ces couches ne sont pas destinées non plus à être ingérées.
Les couches minces ne sont pas du tout les ancêtres des nanoparticules et leur mode de fabrication n’a pas beaucoup de rapport. C’est le microscope à effet tunnel qui a lancé cette technologie, ainsi que la découverte de fibres dans l’arc électrique d’électrodes de carbone, principe qui n’existe pas dans la nature…
Je suis d’accord avec vous en revanche concernant les cosmétiques mais tout est à peu près faux dans ce qu’ils annoncent, où plutôt s’arrangent à laisser croire… D’ailleurs, si les substances étaient vraiment actives elles devraient subir des tests de type médicament alors qu’il n’y a que l’innocuité qui est vérifiée.
Les propriétés chimiques des nanoparticules peuvent être extrêmement différentes de celles des substances chimiques, par exemple celles de l’oxyde de titane cité…



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