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L’illusion des compléments alimentaires

A la frontière entre le produit alimentaire et le médicament, le concept de complément alimentaire ne cesse de faire de nouveaux adeptes. Fruit de la transposition dans le droit français de la directive européenne 2002/46/CE, les compléments alimentaires se définissent aujourd’hui comme des « denrées alimentaires dont le but est de compléter le régime alimentaire normal et qui constituent une source concentrée de nutriments ou d’autres substances ayant un effet nutritionnel ou physiologique seul ou combin酠». Mais, bien que ces produits soient majoritairement vendus en pharmacie, à mesure de 60 % du marché, leur utilité est largement sujette à caution. Dans certains cas, ils pourraient même avoir l’effet inverse que celui escompté, en nuisant au bon fonctionnement de l’organisme.

Forts de leur succès, les compléments alimentaires ont peu à peu embrassé des usages de plus en plus diversifiés. Réalisés à base de plantes, de vitamines ou de minéraux, ils ont envahi de multiples secteurs liés au tonus, à la digestion, au stress, au solaire, à la beauté, à la minceur, à la ménopause… Un engouement dont les industriels ont su tirer parti en développant un marché pour le moins lucratif. Selon une enquête parue dans le magazine Que Choisir, celui-ci aurait enregistré une hausse de 50 % entre 2004 et 2007. Dépassant d’ores et déjà le milliard d’euros, on estime que le marché dévolu aux compléments alimentaires devrait encore doubler d’ici 2012.

Mais, pour productive qu’elle soit, cette nouvelle branche ne bénéficie pas de mesures de contrôle satisfaisantes. Certes, préalablement à toute mise sur le marché, l’industriel doit déposer une demande auprès de la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes). Néanmoins, cette formalité s’avère peu exigeante, l’étude du dossier se cantonnant à vérifier que les ingrédients déclarés sont déjà sur le marché français ou commercialisés dans tout autre pays de l’Union européenne. En l’absence de preuves formelles attestant de risques pour la santé humaine, le principe de la libre circulation des produits au sein de l’UE prévaut et contraint l’administration française à valider la commercialisation du dit produit.

Face au développement spectaculaire observé ces dernières années, UFC-Que Choisir a souhaité évaluer l’efficacité réelle de cette nouvelle forme d’automédicamentation et s’assurer de son innocuité. Pour ce faire, elle a étudié la composition de 33 produits, intégrant 12 compléments en oméga 3, 9 faits à base de vitamine C et 12 affiliés au domaine de la minceur.

A titre d’exemple, voyant ses propriétés démultipliées, l’oméga 3 est dès lors conseillé pour améliorer le fonctionnement intellectuel, stabiliser l’humeur, apporter sérénité et bien-être moral, favoriser la mémoire, la concentration etc., alors même que les seuls bienfaits établis par la communauté scientifique ont trait à la prévention des maladies cardio-vasculaires. Par ailleurs, si les teneurs en divers polluants sont généralement inférieures aux seuils réglementaires, certains produits font exception, à l’image du produit « Oméga 3 PsychoForce » de la marque Melvita. Celui-ci contient en effet, selon L’UFC-Que Choisir un contaminant classé « cancérogène probable », connu sous l’appellation de benzoapyrène.

Des réserves similaires sont émises concernant les compléments en vitamine C. Cumulés à une alimentation riche en légumes et en fruits, certains produits peuvent entraîner un surdosage se traduisant par des calculs urinaires et des troubles digestifs dus à l’acidité de la vitamine C. Illustratif à l’extrême, le médicament « Nutrition Acérola poudre » commercialisé par la marque Orthonat peut conduire à l’absorption en une seule prise de près de 1000 mg lorsqu’un comprimé standard en contient entre 120 et 180 mg.

Attestant d’une efficacité relative et de nuisances potentielles, cet état des lieux démontre que les compléments alimentaires ne peuvent en aucun cas se substituer à une alimentation équilibrée et non carencée.

Cécile Cassier

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 30 octobre 2008 à 12:00

3131 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 1999
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Commentaires
vincent
31 octobre 2008 - 0 h 00 min

avec cet article.
Bien sûr on ne va pas « sauver » le monde avec les compléments alimentaires mais ceux-ci, employés à bon escient, sont sources de santé, en témoignent l’essor de nouvelles formations universitaires en pharmacie et médecine telles que le DU en micro-nutrition à l’université de Dijon : prévenir la maladie & guérir par les aliments et/ou les compléments alimentaires.
Il faut rendre à César ce qui est à César et ne pas tomber dans le piège marketing des allégations santé alléchantes que l’on peut lire sur certains produits.

Cordialement,
Vincent


Melvita
31 octobre 2008 - 0 h 00 min

Bonjour,

La revue Que Choisir n°464 s’en prend à plusieurs compléments alimentaires.

Parmi ceux-ci elle critique dans Oméga 3 Psychoforce une présence excessive en benzo[a]pyrène, un contaminant que l’on trouve souvent dans les produits issus de la mer ou issus de semi-combustion (l’huile de poisson est obtenue par chauffage). Depuis 2005, la présence de ce contaminant est limitée à 2µg/kg pour les huiles de consommation. La fiche du lot incriminé (sur nos étuis : G 295 précédé du numéro d’ordre de conditionnement) produite à l’origine par notre fournisseur d’huile de poisson (la société Polaris) précisait que le produit était conforme à cet égard. Lorsque Que Choisir nous a avisé de ses propres résultats, Polaris a fait procéder à une contre analyse par SGS et les résultats ont donné une valeur inférieure à 1µg/kg alors que Que Choisir annonçait 2,7µg/kg. A la suite de notre contestation, la revue a fait procéder à une première contre analyse qui l’a beaucoup troublée parce que la teneur alors trouvée (2,05 µg/kg) était à la limite de la norme. Une deuxième contre analyse étant cependant venue confirmer la teneur initialement décelée la revue s’en est tenue à sa première quantification.

La version d’Oméga 3 Psychoforce actuellement sur le marché, qui provient d’un autre fournisseur d’huile, n’est pas concernée par ce problème et les analyses et contre analyses réalisées montrent que les autres lots (H 197 et H 269) sont en tous points conformes.

Bien que nous déplorions sincèrement cet état de fait, nous tenons cependant à souligner que la teneur en benzo[a]pyrène rapportée à une capsule de 500mg d’huile est de facto extrêmement faible (0,0014µg) en comparaison de ce qui est toléré pour les viandes fumées, les poissons fumés et les crustacés (5µg/kg) ou les mollusques bivalves (10µg/kg) et qu’il est même admis que l’eau potable puisse présenter une teneur en benzo[a]pyrène de 0,01µg/litre.

“Tout est poison, rien n’est poison, c’est la dose qui fait le poison” disait Paracelse et il faut donc aussi raison garder.

Melvita


phigoudi
2 novembre 2008 - 0 h 00 min

Si Vincent se base sur le fait qu’une nouvelle formation d’une université en pharmacie et médecine se met en place, ça en dit long sur la main-mise des lobbyes du para-médical et de l’alimentation industrielle sur nos misérables destinées.
Braves gens, rejetez en bloc tous ces aliments – et leurs compléments – frelatés, dénaturés.
Si notre alimentation était plus saine, on ne parlerait même pas de ces compléments qui font les choux gras des industriels et autres empoisoneurs.


art nat 13
6 novembre 2008 - 0 h 00 min

vous faites une enquete aupres de qui ?des fabricants de medocs qui font plus de benefices que de bien aux patients .je suis infirmiere ma fille chez qui on a detecte une maladie dite orpheline ou mal connue à10ans seule solutions un corcet jusqu’a ???et anti inflammatoires à vie des que douleurs!!!super!!! depuis 4 ans regime sans gluten et sans lait de vache une alimentation tres riche en fruit legumes viandes bio complements alimentaires bien doses ???UNE VIE COMME TOUTES LES FILLES DE SON AGE + REEDUACATION POUR SON DOS ,NATATION 1 FOIS PAR SEM ,ET DE L EQUITATION SANS DOULEURS SANS PROBLEMES alors arretz de raconter n importe quoi il y a du bon apprendre dans toutes les medcines elles doivent etre complementaires la secu s en portera mieux.Et laissez les gens choisir leur façon de se soigner au lieux de les affoller !!!
cool ça fait du bien !merci de vos aerticles!!! CECILE une maman un peu en colere!


helene
8 novembre 2008 - 0 h 00 min

Pourquoi jeter le discrédit de cette façon sur les compléments alimentaires, et surtout, sur base de quoi ?? Quelles sont les études qui ont été prises en compte pour écrire ce que je viens de lire ? Où sont les arguments ? Les témoignages ?
Je peux déjà faire part de mon témoignage : je me sens en pleine forme depuis que je prends des compléments alimentaires. Et beaucoup de gens dans mon entourage aussi !! Je ne pense pas qu’il y ait des risques d’être en surdosage en mangeant beaucoup de fruits et de légumes en plus de compléments alimentaires, si ces derniers sont de très bonne qualité et d’origine organique (comme ceux qu’on pourrait trouver dans l’alimentation); le corps éliminera lui-même ce dont il n’a pas besoin. De toute façon, avec l’agriculture intensive, le transport et la cuisson, que reste-t-il comme nutriments dans les aliments ?

Les compléments alimentaires, c’est un marché lucratif ? Et alors, c’est une preuve qu’ils ne sont pas efficaces ??

Je ne connais pas du tout la marque Orthonat, mais je voudrais quand-même dire que si la plupart des compléments ne contiennent que 120 à 180 mg de vitamine C, ce sont peut-être eux qui n’en contiennent pas assez, et que 1000 à 2000 mg de vitamine C par jour constitue l’apport optimal recommandé pour être en bonne santé!! Les études dont j’ai connaissance ne prouvent pas qu’un surdosage en vitamine C augmente le risque de calcul rénal.

Dommage que l’on se méfie ainsi des bénéfices que l’on peut tirer d’une bonne nutrition… C’est notre carburant, quand-même !!



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