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Les trois-quarts des personnes souffrant de la faim sont des paysans

Réunis à la FAO (1) dans le cadre du comité de la sécurité alimentaire (CSA) (2), 190 pays se rencontreront la semaine prochaine à Rome afin de prendre des mesures politiques concrètes pour lutter contre la crise alimentaire mondiale. Deux thématiques centrales seront débattues au cours de ce sommet, à savoir la vulnérabilité des paysans face au changement climatique et l’épineuse question de l’accaparement des terres. Mais d’autres points décisifs seront également discutés, dont la problématique de la volatilité des prix ou la création d’un cadre stratégique visant à garantir la cohérence des politiques commerciales ou énergétiques, telles que celles liées aux agrocarburants. Qualifiée à juste titre d’ « aberration » par Oxfam France, la situation actuelle veut que les trois-quarts des personnes souffrant de la faim dans le monde sont des paysans.

Afin d’inciter à la prise de mesures efficientes, les associations Oxfam France et Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières (AVSF) se sont associées pour lancer la campagne « Privés de terre, privés d’avenir ». Enrichi d’un site Internet dédié (3), ce programme propose des solutions et des exemples concrets, susceptibles de soutenir les agricultures paysannes précaires. Ainsi, au Guatemala, où les politiques agricoles guatémaltèques du 20ème siècle ont favorisé l’émergence de grandes exploitations de banane ou de canne à sucre, et plus récemment de palmiers à huile, notamment en vue de la production d’agrocarburants, l’accaparement des terres a conduit à l’exploitation des familles paysannes en main d’œuvre bon marché. Pour contrer cette tendance croissante, des communautés indigènes, soutenues par l’ONG locale SANK (4), se sont organisées pour défendre leurs droits collectifs sur leurs terres. En octobre 2008, 27 communautés, représentées par leurs autorités traditionnelles indigènes, ont ainsi obtenu des maires de Chisec et de Raxruhá, municipalités faisant partie des plus pauvres du Guatemala, leur reconnaissance comme sujets de droit collectif et donc aptes à agir juridiquement parlant.

Selon Oxfam France, 15 à 20 millions d’hectares ont été acquis par des investisseurs étrangers dans les pays du Sud depuis 2006. Malheureusement, les mesures volontaires proposées par la FAO et la Banque mondiale, bien qu’utiles, se sont avérées insuffisantes. L’enjeu annoncé pour la réunion prochaine vise donc un cadre contraignant pour les investisseurs à l’international.

Afin de faire pression sur l’Agence Française de Développement (AFD) et son nouveau directeur général, Dov Zerah, ainsi que sur les ministres français de l’Economie et de l’Environnement, Christine Lagarde et Jean-Louis Borloo, la campagne « Privés de terre, privés d’avenir » propose des cartes d’interpellations à renvoyer par voie postale ainsi qu’une pétition en ligne.

Cécile Cassier
1- Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture

2- Organisme intergouvernemental créé dans les années 1970, le CSA a été désigné l’année dernière comme l’organisme pouvant coordonner au niveau international les questions de sécurité alimentaire et de nutrition.

3- Le site est accessible à l’adresse suivante : www.privesdeterre.org

4- SANK est une organisation locale créée par des jeunes indigènes Q’eqchi’.
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Commentaires
jeanpierrecanot
8 octobre 2010 - 0 h 00 min

ILS ONT FAIM !

Ils ont faim Madame Reding ! Et la Commission Européenne dont il est dit que vous êtes un poids lourd indéboulonnable, n’a absolument rien fait depuis maintenant des décennies pour respecter à leur égard ce droit fondamental, imprescriptible et inaliénable, dont il serait bon qu’il fut le premier pour lequel vous devriez vous battre, qui est celui de tout être humain de pouvoir s’alimenter et de vivre dignement dans ses meubles, sans être obligé d’aller mendier la nourriture de sa famille à l’étranger.

Ils ont faim Madame Reding ces millions d’êtres humains que vous oubliez volontairement dans la défense de leur premier droit fondamental.

Ils ont faim Madame Reding ces millions d’êtres humains des pays du tiers monde ou des pays ex-communistes où la Commission Européenne a englouti des milliards en pure perte, pour les aider : pour les premiers à finir ce que nous avions entrepris pour leur développement avant d’être chassés, et pour les autres à réparer les immenses dégâts du communisme.

Ils ont faim Madame Reding les premiers, encore plus que lorsque nous sommes partis, parce que l’aide que vous auriez dû leur apporter depuis a été ruineuse pour nous et inefficace pour eux, et les a tous ramenés dans une situation de famine, leur pays étant incapable d’assurer le minimum d’autosuffisance alimentaire.
Ils ont faim Madame Reding et sont condamnés depuis des années à recourir à la charité publique infamante, celle du programme alimentaire mondial, ou pour une infime minorité à venir chercher chez nous dans des conditions déplorables ce que nous étions en train de mettre en place chez eux lorsque nous avons été chassés.

Ils ont faim Madame Reding les autres, parce que les actions imbéciles, lamentables, stupides, inqualifiables devrais-je dire, menées dans les Pays de l’Est au titre des programmes PHARE ou TACIS ont ramené l’économie de ces pays à un niveau plus bas que ce qu’il était pendant la période communiste.
Ils ont faim Madame Reding au point qu’une très infime minorité des plus malheureux, de Bulgarie et de Roumanie entre autres, sont obligés de venir mendier chez nous parce que vous n’avez pas su faire respecter les droits fondamentaux du citoyen dans leur pays d’origine.

Ils ont faim Madame Reding, mais au lieu de faire en sorte que tous sans exception soient correctement nourris, soignés et éduqués dans leur pays, vous exploitez cette misère à des fins politiques, et entendez régler un compte à des pays qui ne pouvant accueillir toute la misère du monde, entendent n’en accueillir aucune, et préfèreraient que le problème fut réglé dans le pays de ces malheureux, au risque sinon qu’ils restent de perpétuels mendiants errants.

Ils ont faim Madame Reding et nous aurons très vite tous faim avec eux, parce que vous, les poids lourds de l’Union Européenne, avez lamentablement fait exploser, désintégré nos systèmes de production agricole dont vous ne supportiez pas, par jalousie maladive, que la France en possédât le plus exemplaire.
Ils ont faim parce que le sinistre Sicco Mansholt nouveau fléau de Dieu, et sans doute l’une de vos références dont vous devez être fière, à réduit à néant cette culture rurale ancestrale, celle de la France en priorité, qui faisait que nous pouvions tous accéder à ce droit fondamental de la nourriture voire aider les plus pauvres que nous.

Ils ont faim Madame Reding, Non ! Pas ces chefs d’Etats ou fonctionnaires européens bien nourris et parfaitement endimanchés, qui pour les premiers préférèrent, il y a peu, les pitreries de Copenhague au Sommet de la FAO à Rome, afin de ne pas entendre l’appel de ces affamés.
Ils ont faim Madame Reding ,pendant que vous palabrez et ergotez, tous ces petits enfants nus, qui tout près de chez nous meurent au rythme de dizaines par minute en nous jetant ce regard bouleversant de dignité où reste une toute petite lueur d’espoir.


jeanpierrecanot
8 octobre 2010 - 0 h 00 min

LE DRAME DE L’AIDE PUBLIQUE AU DÉVELOPPEMENT

Ils ne comprendront donc jamais que le drame de l’aide au développement n’est pas dû à un problème de ressource financière, mais à la façon dont cette ressource est employée!

Ils ne retiendront donc jamais les leçons de la crise financière dans laquelle nous sommes plongés due au fait que nous entendons faire de l’argent avec de l’argent!

Voilà que notre Président de la République veut prélever une taxe sur chaque échange financier!

Mais Monsieur le Président pour qu’il y ait des échanges financiers il faut qu’il y ait de la création monétaire, la première étape de cette création étant la production de céréales, de lait, de pommes de terre de nourriture quoi! à la sueur de notre front.
Or non seulement vous refusez d’assurer le développement des pays pauvres en ne respectant pas cette première étape indispensable de l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire, mais vous vous employez à ce que notre agriculture soit démantelée comme elle l’est dans tous les pays du monde! Qui va donc produire des pommes de terre entre autres, pour générer des échanges financiers?
Voilà que Philippe Douste-Blazy, le conseiller spécial du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, pour la question de l’aide au développement, déclare sans rire : « Sans les financements innovants, si nous conservons le statu quo, nous ne pourrons atteindre les objectifs du millénaire pour le développement en 2015»
Quels seraient ces «financements innovants» ? Ils peuvent inclure des taxes sur les billets d’avion, le tourisme, l’Internet, la téléphonie mobile et les transactions financières, et sans doute un loto proposé il y a peu par d’autres inconséquents !

On croit rêver et pendant ce temps :
« En Afrique les projets de Lutte contre la pauvreté appauvrissent les populations ! ».

C’est une femme admirable qui le dit. Une Sénégalaise qui depuis Saint-Louis œuvre inlassablement pour aider les femmes de la vallée du fleuve Sénégal à faire renaître l’agriculture de la région. Les hommes eux sont, contre l’avis des femmes et au péril de leur vie, partis en Europe pour essayer de gagner quelque argent…

« L’AIDE FATALE : Les ravages d’une aide inutile et de nouvelles solutions pour l’Afrique ».

C’est Dambisa MOYO, une autre Africaine qui a écrit ce livre, elle sait de quoi elle parle pour avoir travaillé à la Banque Mondiale…

« Ne pas avoir peur de dire aux Africains qu’on veut les aider, mais qu’on veut aussi que cela nous rapporte…/… ».

C’est un homme qui le dit, un Français, le Secrétaire d’État à la coopération, le même qui ajoutera un peu plus tard qu’il faut créer un loto pour financer l’aide publique au développement ! ».

« Ce sont les entreprises –et non les ONG- qui doivent prendre toute leur place dans l’aide au développement ! ».

C’est un autre homme qui le dit le 29 juin 2010, Dov ZERAH nouveau directeur de l’AFD qui confirme ainsi que l’on veut bien aider mais qu’il faut que ça nous rapporte !

Tout a donc été dit et sur le constat d’échec de l’aide et sur le peu de chances qu’il y a dans sortir si l’on continue à refuser les leçons qui auraient dues être tirées de ce constat.

Jacques DIOUF le Directeur Général de la FAO n’arrête de le clamer haut et fort : « Nous ne sortirons de la famine qu’en aidant ces pays à assurer en priorité leur autosuffisance alimentaire ». Or au lieu de le faire en commençant par le développement de leur secteur primaire, ce qui permettrait aux populations de vivre dignement dans leurs meubles, nous recherchons des marchés permettant d’assurer notre précieuse et sacro–sainte croissance.
Nous recherchons au travers de l’immigration prétendument choisie une main d’œuvre pour des taches que nous ne voulons plus accomplir.

Au lieu d’aider ces pays à assurer leur développement en commençant par atteindre leur autosuffisance alimentaire, non seulement nous les incitons, en dissimulant au besoin le tout derrière le commerce dit équitable, à faire de l’agriculture industrielle en prétendant, imbécillité suprême, qu’ils dégageront les devises nécessaires à l’achat chez nous de leur nourriture ; mais nous leur faisons comprendre en prime que notre aide à leur développement doit avant toute chose nous rapporter.

Au lieu d’aller écouter et soutenir Jacques DIOUF et la FAO au sommet de ROME sur la faim, nos chefs d’État irresponsables et inconséquents, ont préféré se livrer aux pitreries de COPENHAGUE, dont il ne pouvait rien sortir s’agissant de la recherche de solutions à un faux problème.

Nous avons pendant deux décennies tenté de mettre en place des outils de développement, de financement notamment, qui ont fait la preuve de leur inefficacité et accentué pauvreté et famine dans les pays que nous entendions aider.

Ce furent les funestes « ajustements structurels » imposés par la Banque Mondiale qui, pour simplifier, consistaient à pousser les pays à une indépendance et autonomie financière.
Il fallait pour cela


nicolekretchmann
14 octobre 2010 - 0 h 00 min

merci, Jean-Pierre Canot, merci.
Nous, les riches, nous comprendrons quand nous aurons faim. Nous réapprandrons à vivre de l’essentiel et alors seulement les milliards d’êtres humains partageront et respecteront les ressources de chaque région, de chaque contrée, de chaque pays.



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