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Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Alimentation - santé - eau » Les cosmétiques bio : ouvrir l’œil et le bon
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Les cosmétiques bio : ouvrir l’œil et le bon

Pour écarter toute prolifération bactérienne, les produits cosmétiques recourent à bon nombre de conservateurs chimiques figurant sur la liste des substances autorisée par la directive cosmétique européenne 76/768/CE, reprise en France par l’arrêté du 6 février 2001. Bien qu’autorisés, ces agents conservateurs n’en sont pas moins vivement décriés au regard de leur potentielle nocivité sur la santé humaine. Aussi, nombreux sont les femmes et les hommes à se tourner, aujourd’hui, vers des cosmétiques promus comme « bio ». Mais, pour prometteuse que soit leur appellation, ces produits, au même titre que leurs équivalents classiques, ne dérogent pas aux contrôles sanitaires, bien au contraire.

En 2008, l’Afssaps (1) et la DGCCRF (2) menèrent ainsi une enquête dans l’univers des cosmétiques bio via l’analyse de 28 « produits cosmétiques portant la mention « bio », revendiquant l’absence totale de conservateurs ou de certains d’entre eux (parabens et le phénoxyéthanol) ». Sur ce nombre, 22 produits se réclamaient de l’une des certifications suivantes : « Ecocert » (16), « Visagro » (3), « ICEA-AIAB » (2), « BDIH » (1). Une proportion de 12 produits sur les 28 sélectionnés garantissaient une composition sans conservateurs alors que 16 vantaient une composition dénuée de parabens et/ou sans phénoxyéthanol.

Pour mener à bien l’étude, deux critères d’analyse ont été retenus : la conformité de la composition chimique aux informations divulguées sur l’étiquetage d’une part, et le respect des normes en matière de protection microbienne, d’autre part.

Du point de vue de la qualité microbiologique, les résultats se sont révélés « satisfaisants », exception faite du produit « H2 biO HYGIENE INTIME » (lot n° 75086), commercialisé par la société H20, qui présentait une contamination bactérienne (Pseudomonas putida). Au regard de quoi, le fabricant a procédé au rappel des produits présents sur le marché. Un autre produit a également fait l’objet d’une remarque à cause d’une protection anti-microbienne jugée insuffisante.

Concernant la composition chimique des articles examinés, six produits décrits comme « sans parabens et/ou sans phénoxyéthanol » contenaient des traces de méthylparaben à des teneurs comprises entre 0,01 et 0,04 %. Un autre produit, vendu comme ne contenant pas de conservateurs, présentait des traces de sels d’acide benzoïque ou sorbique, les teneurs retrouvées étant toutefois « 20 à 60 fois plus faibles que les limites autorisées par la réglementation ». D’après l’Afssaps, leur présence pourrait résulter de leur utilisation dans les matières premières, notamment celles d’origine végétale. Ainsi, si la présence de produits conservateurs a été avérée dans 12 produits vantés comme exempts d’agents conservateurs, cela ne démontre pas forcément une malversation de la part des fabricants.

En revanche, la démarche consistant à mettre en avant l’absence d’un conservateur particulier, alors même que le produit en contient d’autres, révèle clairement un refus de transparence, induisant en erreur le consommateur quant à la composition réelle du dit produit.

Il serait néanmoins fâcheux que ces dérives en viennent à desservir les gammes de produits cosmétiques « bio » qui, même si elles ne tiennent pas toujours l’intégralité de leurs promesses, restent des solutions préférables aux formules strictement chimiques.

Cécile Cassier
1- Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé.

2- Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes.

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 23 mars 2009 à 12:00

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