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Le gaspillage alimentaire culmine en période de fêtes

Certes, les repas de fêtes sont des moments privilégiés de convivialité. Pourtant, ils ne doivent pas faire oublier que la profusion de bonne nourriture s’accompagne souvent de lendemains chèrement payés en terme de gaspillage alimentaire. Et si, nous, consommateurs finaux ne sommes pas les seuls « gaspilleurs », nous n’en assumons pas moins une part importante. Ainsi, le gâchis alimentaire global pour la seule Grande-Bretagne est estimé entre 18 et 20 millions de tonnes par an. Sur ce total, les foyers pèsent pour 37 %, les industriels de la transformation alimentaire pour 23 %, les restaurateurs et les traiteurs pour 17 % et les détaillants et les distributeurs pour 9 %. Le reste est à mettre sur le compte de l’agriculture et de la restauration collective (écoles…).

Distinguant le gaspillage alimentaire primaire, attribué aux ménages, du gaspillage secondaire, imputé à l’ensemble des acteurs de la chaîne de production et de distribution, l’Observatoire Bruxellois de la Consommation Durable évalue la part de nourriture jetée sans être consommée à un quart des aliments produits à l’échelle mondiale. Collectées à Bruxelles, les données révèlent que 8 % du sac poubelle du tout-venant sont constitués d’aliments jetés intacts. Malheureusement commune à tous les pays industrialisés, cette réalité est d’autant plus inacceptable que le nombre de personnes souffrant de la faim ne cesse de croître. D’après la FAO, 963 millions de personnes souffraient de la faim à travers le monde en 2007.

En outre, autre impact majeur de ce gaspillage généralisé, le volume des déchets augmente de façon notable, la fraction organique s’ajoutant à la fraction emballage. Ce surplus a un coût, lequel influe tant sur la collecte que sur le traitement des déchets.

Intrinsèquement lié aux habitudes alimentaires, le gaspillage alimentaire ménager a évolué au cours des dernières années. Ainsi, d’après l’Observatoire bruxellois, il représentait 7,6 % de la poubelle ménagère en 2001, dont 3,1 % de produits périmés et 4,5 % de produits entamés. En 2004, la part périmée avait diminué, passant de 30,4 kg/an par ménage en 2001 à 23,1 kg/an trois ans plus tard. A l’inverse, la part dédiée aux produits entamés n’a cessé d’augmenter pour représenter 5,6 % de la poubelle ménagère en 2004. Les aliments entamés se composent à 33 % de plats cuisinés, à 28 % de pain et à 22 % de fruits et légumes.

Réalisée de manière inconsciente et involontaire, cette dilapidation a des causes diverses. Elle s’explique d’une part par la réduction du temps accordé à la préparation des repas et à l’engouement croissant pour les plats préparés. Sont également cités comme facteurs aggravants la difficulté de prévoir les courses sur du moyen terme, l’inadéquation entre les quantités achetées et les besoins, la programmation aléatoire des activités et des repas familiaux, les offres promotionnelles et le non-usage de listes de course durant les achats.

Le gaspillage alimentaire étant également synonyme de pertes économiques pour le consommateur, ce dernier a dès lors tout intérêt à limiter au maximum l’envoi à la poubelle de produits non ou peu consommés. Certains réflexes peuvent l’y aider : dresser une liste de courses ciblant les achats nécessaires, tenir compte des dates de péremption et des portions figurant sur le conditionnement, conserver et accommoder les restes, privilégier les commerces de proximité et des courses régulières… Reste bien entendu la solution du compostage domestique qui, si l’on observe certaines règles, est une bonne alternative.

Bien que les périodes de fêtes riment souvent avec une surenchère à la consommation, penser à mettre les restes de dinde dans un Tupperware ne devrait en rien nuire aux festivités, bien au contraire.

Cécile Cassier

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 31 décembre 2008 à 12:00

3131 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 1999
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Commentaires
Tam biêt
31 décembre 2008 - 0 h 00 min

Cam on nhieu !! = Merci beaucoup! Mme Cécile Cassier d’avoir eu l’esprit d’à propos et le courage d’écrire cet article, durant cette périodes de fêtes, ***(que fête-t-on ? que veut-on oublier en faisant bombance ??? Le pauvre Jésus s’en retournerait sur sa croix s’il voyait comment sa naissance est célébrée…. Fort heureusement pour lui, il n’était que bêtement humain…… )*** sur deux problèmes importants (au moins deux….) évoqués par vous.
Même si nous gaspillons sans remords, même si nous ne pensons qu’à nous-mêmes, il est évident qu’il faut cesser de jeter la « bouffe ». En dilapidant moins d’argent, en remplissant moins leurs poubelles, en passant leur temps à autre chose qu’à acheter pour jeter, les « heureux » consommateurs de notre Société de… « Fuite en Avant Toute!!! » se porteraient un peu moins mal car jeter, dégoûte même les plus irresponsables. Et puis, si la peur n’est que le seul moyen d’attirer l’attention sur le « presque milliard de « crèves la faim » (il y en a des millions aussi aux Etats Unis….)sachons bien que quand tout sera pollué, dilapidé, en particulier hors de notre monde occidental d’inconscients , … quand « ces gens-là », n’auront plus RIEN à perdre…. ils franchiront les frontières, les mains vides, le ventre creux… (et sans visa d’entrée)… le désespoir fera leur force.
Hen gap lai! (A bientôt!)


jackie
3 janvier 2009 - 0 h 00 min

n’oublions pas non plus de préciser que le végétarisme ne cautionne pas la faim dans le monde car les protéines végétales que l’on donne aux animaux pour nourrir nos ventres repus, pourraient être distribuées au tiers-monde.
Seulement voilà, toutes ces petites personnes ne savent pas se nourrir proprement!
notre tour de crever la faim n’est peut-être pas si loin que ça!


marseille42
4 janvier 2009 - 0 h 00 min

Dans toutes les grandes villes françaises il est courant de voir des miséreux, SDF ou non, « s’approvisionner » dans les poubelles publiques, quelquefois dans les conteneurs destinés aux poubelles des particuliers. Scandaleux? Certes mais ça ne bouleverse plus grand monde. Par ailleurs, la disparition du petit commerce de proximité (quasi invisible dans certains quartiers de Marseille) ne permet plus d’acheter la quantité dont a besoin une personne seule. Il ne faut oublier que les ménages d’une seule personne sont de plus en plus nombreux. Ce n’est pas une raison pour gaspiller la nourriture et la jeter. Mais tout est fait pour pousser les gens à le faire. Un exemple banan: trouver du « bon » pain qui se conserve demande souvent de faire plusieurs kilomètres sans moyens de transport public adéquat. Si vous êtes seul et marchez difficilement, vous acheter la baguette qui durcit et devient immangeable au bout de deux ou trois heures. Ferez-vous du pain perdu tous les jours pour sauver le pain qui reste?



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