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Perturbateur endocrinien (1) dont la présence dans certains emballages alimentaires est vivement décriée et désormais interdite dans les biberons, le Bisphénol A (BPA) nen finit pas dalimenter le débat. Bien que lAutorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) nait pas jugé opportun de réviser la dose journalière admissible (DJA), fixée à 0,05 milligramme/kg de poids corporel, les études scientifiques confirmant la toxicité du BPA saccumulent.
Des chercheurs de lINRA de Toulouse viennent ainsi dapporter un nouvel éclaircissement sur lexposition humaine au BPA. Leur curiosité est née du constat que les mesures de résidus de BPA trouvés dans les tissus humains ne concordent pas avec lexposition théorique de la population, calculée par extrapolation des quantités de BPA présentes dans les aliments. Constatant que la contamination alimentaire ne peut à elle seule expliquer les taux de BPA retrouvés chez certaines personnes, les scientifiques en viennent à suspecter dautres sources dexposition, et notamment cutanée. Les soupçons se sont alors tournés vers les « papiers thermiques » tels que les tickets de caisses enregistreuses et les reçus de cartes de crédit, dont la majorité abrite du BPA en « assez grande quantité ». En effet, celui-ci est utilisé comme révélateur de la coloration à limpression des tickets. Confirmant cette hypothèse, une équipe américaine a décelé, en août dernier, des niveaux résiduels de BPA plus importants dans lorganisme des hôte(sse)s de caisse.
Afin dévaluer la capacité du BPA à pénétrer la peau, les chercheurs de lINRA ont exposé ex vivo des explants (2) viables de peau de porc. Ils ont noté quenviron les deux tiers du BPA déposé à la surface de la peau traversaient la barrière cutanée et ce, quelle que soit la dose déposée. Par la suite, la même expérience a été menée sur des explants de peau humaine, débouchant sur des conclusions similaires.
En décembre 2009, une précédente étude de lINRA avait déjà mis en évidence une très forte sensibilité de lappareil digestif du rat à de faibles doses de BPA.
1- Un perturbateur endocrinien est un leurre hormonal. Le BPA est ainsi capable de mimer leffet des hormones sexuelles féminines que sont les strogènes.
2- Les tests biologiques ex vivo sont réalisés en dehors de lorganisme, à linstar des cultures cellulaires effectuées à partir de cellules extraites dun organisme. Lexplant désigne un fragment de tissu prélevé sur un organisme.
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