Votre inscription à la newsletter a bien été prise en compte.

cliquez ici pour telecharger votre Stop Pub numérique

Fermer
Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Alimentation - santé - eau » La médecine traditionnelle indienne se met à l’abri du pillage
Vous avez aimé cet article ? Aidez nous en
partageant sur
X
L'éco-photo de la semaine
© 2015 Normand Primeau Fine Art Photography. All rights reserved.

  Recevez chaque semaine l'ACTUALITE
  d'Univers Nature par email

   150 280 abonnés
   des Actualités depuis 1999
   un STOP PUB numérique offert
   5 journalistes


La vidéo de la semaine


Chiffre Clé
· Le chiffre du moment : 42 millions de tonnes … ·
C’est le « chiffre » du moment, ou plus précisément, selon le dernier [...] Lire la suite ...

> Voir tous les chiffres clés

Articles les plus lus
  1. Réduire l’impact environnemental des chats en ...
  2. Améliorer l’isolation de son logement par la ...
  3. La voiture électrique : pas totalement ...
  4. La filière éolienne de plus en plus puissante ...
  5. LES BÉNÉFICES ÉCOLOGIQUE DU CANNABIS


Focus Sur
post-tweeter-440x220
Devenir BIOTONOME avec BIOCOOP.

Le dossier du mois
pollution-air-chine-morts
La pollution atmosphérique n’est pas un problème récent, cependant ses conséquences réelles et les conditions qui la rendent plus dangereuse sont au centre des recherches scientifiques. En effet, aujourd’hui la pollution de l’air tue plus de personnes que le SIDA, la malaria, le cancer du sein ou encore la tuberculose. Désormais, les ennemis de la santé publique sont principalement les particules fines. Si nous évaluons [...] Lire la suite ...

Archives depuis 1999






La médecine traditionnelle indienne se met à l’abri du pillage

En Inde, pour protéger les savoirs traditionnels contre les dépôts de brevet abusifs, une librairie digitale a été crée et vient d’être rendue accessible à l’Office Européen des Brevets (OEB). Elle contient près de 230 000 formulations traditionnelles, notamment à base de plantes, comme celles utilisées en Ayurvéda, un système de médecine traditionnelle vieux de 5 000 ans. Cette base de données, unique en son genre, sur laquelle 200 chercheurs travaillent depuis 1999, a été établie en étudiant les textes anciens de la thérapeutique indienne, Ayurveda, Unani, Siddha et Yoga. Disponible en anglais, français, allemand, espagnol et japonais, cette base permet de contrôler l’existence de précédent à tout dépôt de brevet, et donc tout développement commercial, et d’en contrôler la « nouveauté », une qualité qui seule constitue l’argument juridique à l’appropriation d’une technologie.

Cette librairie virtuelle, TKDL (Traditional Knowledge Digital Library), marque certainement un véritable changement dans les relations Nord-Sud. Jusqu’alors, la forme même sous laquelle existent les savoirs traditionnels les rendait difficilement compatibles avec le système des brevets internationaux. Pourtant, l’Institut national des sciences de la communication et de l’information en Inde (NISCAIR) identifiait, en 2000, qu’environ 80 % des 4 896 brevets médicaux à base de végétaux déposés aux Etats-Unis sont en lien direct avec sept plantes médicinales d’origine indienne. Or, les connaissances traditionnelles étaient jusqu’alors totalement exclues du système international. L’Institut constatait que les bureaux officiels en charge d’accorder les brevets n’utilisaient aucune documentation en provenance des pays en voie de développement, comme le Brésil, la Chine ou l’Inde, sur les 131 journaux académiques servant de base à la vérification des précédents. En 2003, ceci concernait plus de 15 000 brevets en rapport avec les plantes médicinales enregistrés pour les USA et l’Europe.

L’Inde s’est donc décidée à prendre des mesures, notamment suite aux procédures juridiques qui ont annulé des dépôts de brevets, celui de 1994 en Europe sur l’anti-fongique issu du margousier, et en 1995, le dépôt par les USA d’un curatif à base de curcuma, une racine pourtant utilisée de longue date en médecine ayurvédique.

Mais cette base de données sur les savoirs traditionnels ne va pas sans quelques inquiétudes. Moins restrictive que les dispositions prises par la Chine, qui de son coté a établi une liste de 32 000 formulations, qui sont, elles, brevetés et protégées au même titre que des nouvelles technologies, certains pensent que la mise en accès de la base indienne peut conduire à des détournements. Elle peut être une source d’informations désormais ouverte aux multinationales qui, en modifiant les formulations, pourraient toujours obtenir des agréments pour leurs brevets. Cette base devra donc peut-être être sécurisée, notamment en en rendant l’accès payant. Néanmoins, elle s’affirme sans conteste comme un premier rempart à la biopiraterie, et devrait permettre d’éviter les longues batailles juridiques que les défenseurs des connaissances autochtones ont connu durant ces dernières années.

Elisabeth Leciak

>> Réagissez sur cet article avec votre compte Facebook

commentaires sur cet article - Univers Nature

PARTAGER / ENVOYER PAR E-MAIL


Commentaires
Anibé
20 février 2009 - 0 h 00 min

Magnifique réponse à la cupidité des multinationales de la chimie et de la pharmacie.
On ne peut que se réjouir d’une aussi élégante solution.


Thierry59
22 février 2009 - 0 h 00 min

« Cette base devra donc peut-être être sécurisée, notamment en en rendant l’accès payant. »

Je ne vois pas en quoi le fait de rendre l’accès payant à une base de données pourrait la protéger d’une exploitation abusive par une multinationale pharmaceutique.

Je pense plutôt que cela la protège des personnes privées.


freetibetnow2a
22 février 2009 - 0 h 00 min

réduire la capacité de nuisance de ces multinationales prédatrices, à défaut de leur donner le coup de grâce!


Linotte
23 février 2009 - 0 h 00 min

N’est-ce pas justement à elles (les multinationales) qu’elle profite ?
Bonne nouvelle en tous cas, que cette action !



Partager sur
S'inscrire à la newsletter
Commenter cet article    
49

Votre nom : Votre adresse mail :
Votre message :  
 




à lire aussi
     
Flux RSS