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La hausse des prix alimentaires, lucrative pour la grande distribution

Du 26 septembre au 10 octobre 2009, 102 associations locales, rattachées à l’association de protection des consommateurs UFC – Que Choisir, se sont rendues dans 1250 magasins de la grande distribution implantés en France. Ils y ont relevé les prix pratiqués en rayon de trois types de produits peu transformés, dont la matière première agricole constitue une part majeure, à savoir la volaille, la viande de porc et le lait demi-écrémé. Les résultats de l’enquête ont révélé l’écart scandaleux entre les prix agricoles et les prix alimentaires pratiqués en aval, permettant aux industriels et aux distributeurs de s’octroyer des marges pour le moins abusives. De fait, entre septembre 2007 et septembre 2009, alors que le prix du lait payé à l’éleveur a baissé de 7 %, le prix de la brique Candia a augmenté de 5 % et celle de la marque distributeur de 11 % (France Agrimer et INSEE).

Parmi les produits étudiés, le contraste le plus frappant concerne la barquette de deux escalopes de blanc de poulets commercialisée par la marque Le Gaulois. En effet, bien que le prix agricole moyen au kilo soit de 2,11 € pour ce produit, le prix moyen en rayon est de 11,99 €, accusant un différentiel de 9,88 €.

A la lumière de ces observations, l’UFC Que Choisir a invité, par courrier, les enseignes concernées à s’expliquer sur ces marges outrancières. Mais, sur les 1120 lettres envoyées, seules 226 ont obtenu une réponse, soit environ 20 %. Loin d’être éclairantes, ces réponses n’ont fait qu’éluder la question, certaines arguant que : « Nos prix d’achat sont confidentiels ».

Dénonçant ce manque de transparence quant à la « construction des prix alimentaires », Que Choisir entend mettre un terme à ces dérives et réclame l’extension du coefficient multiplicateur à l’ensemble des produits bruts ou peu transformés. Déjà en application pour les fruits et les légumes, ce dispositif consiste à calculer un prix de vente maximal, en multipliant le prix agricole par un coefficient défini en accord avec les professionnels. S’adaptant aux variations des prix agricoles, ce système préserve à la fois les consommateurs et les professionnels, en permettant à ces derniers de répercuter la hausse des cours agricoles mais en les contraignant également à baisser les prix en rayon en cas de baisse.

Selon l’INSEE, les ménages consacraient en moyenne 15,5 % (hors alcool) de leur budget au domaine alimentaire en 2006. Or, dans le contexte actuel de faible pouvoir d’achat, accentué en période de fêtes de fin d’années, une hausse des prix alimentaires s’avère difficilement soutenable pour les consommateurs, et plus encore pour les ménages aux revenus modestes.

Cécile Cassier

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commentaires sur cet article - Univers Nature

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Commentaires
thylacine
13 décembre 2009 - 0 h 00 min

Pourquoi donc s’obstine-t-on à appeler ça la « grande distribution »? Il semble bien qu’il s’agisse de plus en plus de groupements de racket! Racket des producteurs, racket des consommateurs, et racket du personnel… Il est clair que la « distribution » n’est plus, pour ces sociétés, un but, mais un moyen…


opaque
13 décembre 2009 - 0 h 00 min

il y a belle lurette que l’on connait le lien direct entre grande distibution et production intensive, agro chimie,dépendance des petits producteurs à des systèmes de marges ubuesques au profit des gros , etc.
tout ça pour au final acheter fort cher des produits dénaturés de piètre qualité , mais que soit disant ni l’agriculture de proximité ni l’agriculture bio ne pourraient offrir au consommateur à bas couts et en quantités suffisantes…
le seul problème en effet dans une société qui érige le grossier mensonge en mode de vie,c’est que le consommateur y est , par définition,sommé d’être con, et que ça marche encore , vu qu’il se rue en masse dans les grandes surfaces quarante ans après l’invention du premier supermarché, en croyant dur comme fer qu’il y fait des économies, et sans se poser de questions sur les fonctionnements iniques des marchés agricoles…
l’autre question de société à se poser reste celle de la part du budget des ménages consacrée à l’alimentation : 15,5% nous dit on, c’est devenu assez ridicule en effet. Mais à 25% on peut déjà se nourrir en bio sans trop de problèmes, du moins dans la limite d’une offre qui stagne faute de politique étatique ambitieuse en la matière(alors que la demande explose).
Mais quand le bio re-fournira 80% des besoins alimentaires avec des couts parfaitements maitrisables,c’est que la course aux profits faciles du système actuel aura cédé la place à une vraie politique alimentaire respectueuse des hommes et de la nature,imposée mondialement pour le coup dans le bon sens: dans un tel shéma de pensée, les hypers marchés ne servent par contre strictement à rien….


gigi
14 décembre 2009 - 0 h 00 min

pour l’instant la vente par les producteurs est anecdotique, et souvent, sous prétexte de « bio » c’est encore plus cher que la grande distribution, ce qui discrédite plutôt le discours des producteurs



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