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La France reste une grande consommatrice d’antibiotiques

L’Afssaps (1) vient de publier un bilan de l’évolution de la consommation d’antibiotiques en France de 1999 à 2009. Pour ce faire, elle s’est appuyée sur les déclarations de ventes dont elle dispose, ainsi que sur des données fournies par la Caisse Nationale d’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés. Globalement, il ressort de cet état des lieux que la consommation totale d’antibiotiques en France a diminué de 14 % à 16 % au cours de ces dix dernières années. Toutefois, cette baisse a été plus marquée en début de période. Les actions mises en œuvre afin de favoriser un moindre et un meilleur usage des antibiotiques ne sont pas étrangères à cette tendance, même si elles montrent quelques signes d’essoufflement. En effet, depuis 2005, les évolutions sont irrégulières et attestent même d’une légère tendance à la hausse de la consommation.

Non homogène, la consommation globale présente des disparités en fonction de l’âge, du sexe et du lieu de résidence. Ainsi, la consommation d’antibiotiques progresse avec l’âge et atteint des niveaux très importants pour la frange de population la plus âgée. Ce constat est à prendre en compte au regard de l’actuel vieillissement de la population. Du point de vue du sexe, il apparaît que les femmes sont de plus grandes consommatrices que les hommes. En outre, le niveau de consommation est globalement plus élevé dans les régions du nord de la France que dans les Pays de la Loire ou la région Rhône-Alpes.

Fait plus inquiétant, le nombre de substances antibiotiques disponibles en France a diminué de 15 % au cours de la période, passant de 101 à 86. Ceci s’explique par l’arrêt de la commercialisation de 25 substances, alors que seulement 10 nouvelles substances ou associations de substances ont été commercialisées. Le nombre de substances actives antibiotiques disponibles diminue ainsi régulièrement, l’arrivée de nouvelles molécules innovantes étant très faible. Or, au regard du niveau de résistance de certaines bactéries aux antibiotiques disponibles, l’appauvrissement progressif de « l’offre » restreint les antibiotiques dits « de réserve » ou « solutions de recours ». Spécifique aux antibiotiques, cette problématique conduit les prescripteurs à des impasses thérapeutiques. De fait, le choix des classes d’antibiotiques utilisées doit être d’autant plus pertinent que le développement de souches résistantes a déjà instauré des situations d’impasse thérapeutique. A ce titre, il est aujourd’hui indispensable que les prescripteurs établissent toujours une distinction entre les antibiotiques de première ligne et les antibiotiques de recours.

A l’heure actuelle, la consommation nationale française d’antibiotiques reste très au-dessus de la moyenne européenne et classe la France parmi les pays à forte consommation. Selon le rapport de l’Afssaps, l’Europe peut, dans le cas présent, être schématiquement divisée en trois zones : les pays du nord faibles consommateurs d’antibiotiques, les pays de l’est consommateurs modérés et les pays du bassin méditerranéen forts consommateurs.

Cécile Cassier
1- Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé.

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 22 juin 2011 à 12:00

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Commentaires
zygo
22 juin 2011 - 0 h 00 min

J’aimerais savoir pourquoi on parle toujours des antibiotiques à visée curative chez l’homme, et presque jamais des antibiotiques utilisés par tonnes par l’élevage industriel, et qui déclenche également énormément de résistances (sans parler de la pollution de l’environnement… et de la viande!) On préfère culpabiliser le public (certes à juste raison pour une bonne part) au lieu d’interdire l’usage de ces produits comme facteur de croissance pour les bêtes (et également pour pallier les maladies provoquées par l’élevage intensif).


thylacine
23 juin 2011 - 0 h 00 min

Nous vivons dans un monde de bactéries! Ecologiquement, l’utilisation des antibiotiques est TRES dangereuse! En France, les biomasses bactériennes sont de plusieurs centaines de grammes par m2, dans un bon sol. La dispersion massive, dans la nature, d’antibiotique a des effets sans doute massifs eux-aussi, dont on ignore presque tout.
Si l’on considère que les bactéries sont extraordinairement plus nombreuses que nous (un million de milliards par m2 de sol!!), imaginons le nombre de reproductions et de possibilité de mutations correspondant… Utiliser des antibiotiques revient en fait à sélectionner, parmi cette énorme quantité renouvelée en permanence, les formes résistantes. Lesquelles, bien sûr, prolifèrent rapidement. L’Homme a peu de chance de gagner la « guerre » contre les Bactéries. Et s’il la gagne, il risque de se retrouver dans un monde étrangement mort!…



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