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La feinte du moustique stérile contre le chikungunya

Dans le domaine de la lutte contre le paludisme et le chikungunya, l’éradication des moustiques, vecteurs pullulant de ces maladies, est une des principales stratégies adoptées. La technique de l’insecte stérile, une nouvelle méthode dans cette lutte anti-vectorielle, va être testée sur l’île de la Réunion.

Pour la prévention et la limitation de maladies, comme le paludisme, le chikungunya ou encore la dengue, la destruction des moustiques qui transmettent l’infection peut être un efficace complément à la protection médicamenteuse. Face à ces parasitoses aigues, la lutte anti-vectorielle a réellement débuté à la fin du XIXe avec les hygiénistes. Mais ce n’est que durant la seconde mondiale, avec la sombre révolution du DDT, que les programmes de contrôle des insectes vecteurs ont vraiment pris l’ampleur qu’elles ont aujourd’hui. Pourtant, si le paludisme a régressé de façon spectaculaire dans la zone tempérée, le pourtour méditerranéen et le Sud-est asiatique, l’éradication du moustique n’a certainement pas eu lieu, et une telle maladie tue encore des millions de personnes chaque année dans le monde.

Et la course à l’armement ne fait que commencer

Aujourd’hui le DDT, interdit dans de nombreux pays, a été remplacé par des moyens qui s’attaquent autant aux larves qu’aux adultes de moustiques. Des larvicides chimiques ou biologiques (comme le BTI, toxines de la bactérie Bacillus thuringiensis israeliensis, toxiques pour le moustique mais pas pour d’autres espèces animales) sont appliqués directement au niveau des gîtes larvaires dans les eaux stagnantes. Les adulticides, insecticides répandus par pulvérisateur, sont chimiques, de type organophosphoré ou à base de pyréthrinoïdes. Les plus utilisés sont la deltaméthrine, classée T (toxique aigu) et le Fenitrothion, classé Xn (nocif), tous les deux considérés comme « très toxiques pour les organismes aquatiques, [et qui] peuvent entraîner des effets néfastes à long terme pour l’environnement aquatique ». Non seulement, ces insecticides sont nocifs pour l’environnement et la santé humaine, mais, en plus, la formidable adaptabilité du moustique, qui devient résistant aux produits par des mutations génétiques rapides, montre encore la limite des traitements.

La TIS, un nouveau moyen pour limiter les populations de moustiques

Alors les scientifiques cherchent toujours de nouveaux moyens pour limiter les populations de moustiques vecteurs. Par exemple, l’année dernière, une équipe de recherche américaine publiait des résultats sur une lignée de moustiques génétiquement modifiés pour résister au paludisme et suffisamment compétitifs pour se propager au sein des populations naturelles. Cette « arme génétique », au stade expérimental, n’est pas encore sortie des laboratoires de recherche, par contre, la TIS, la Technique de l’Insecte Stérile, sera appliquée dans les prochaines années sur l’Ile de la Réunion.

Jamais utilisée avec le moustique, la TIS a déjà fait ses preuves sur la mouche lucilie bouchère, ou mouche de Libye, qui fut éradiquée aux USA en 1982, ou encore au Honduras en 1996. Grâce à cette technique, la mouche tsé-tsé fut également éliminée de l’île de Zanzibar (Tanzanie) en 1997.

Le principe en est extrêmement simple, il consiste en l’introduction de mâles stériles au sein de la population. N’y voyant que ‘du feu’, les femelles vont se reproduire avec ces individus, et, dès lors, n’auront pas de descendance. Si la population de mâles stériles introduite dépasse en nombre celle des mâles déjà présents dans le milieu (elle doit être de 10 à 50 fois supérieure), à terme les insectes vont tendre à disparaître. Dans le projet qui va être mis en œuvre à la Réunion, les mâles des espèces ciblées, notamment, Anopheles arabiensis, vecteur du paludisme, et Aedes albopictus, vecteur du chikungunya, rendus stériles par une irradiation à faible dose au rayonnement gamma, seront lâchés par millions dans l’île. D’après la presse locale, le Ministère de la Santé vient d’accorder les premiers 700 000 € (sur les 2 millions budgétés) à cet innovant programme de lutte anti-vectorielle porté par le CRVOI. Les lâchés sont prévus pour 2012.

Elisabeth Leciak

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commentaires sur cet article - Univers Nature

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Commentaires
cuicui
15 janvier 2009 - 0 h 00 min

Rappelons que les chauves souris et les hirondelles se nourrissent de moustiques ,stériles ou pas , et qu »il convient de les protéger.Pas besoin d’équipe de recherche américaine pour cela mais des nichoirs fabriqués avec quelques bouts de planche par vos soins seront plus efficaces.


simon34
16 janvier 2009 - 0 h 00 min

D’un point de vue évolutif, il est probable qu’il se passe la même chose qu’avec les pesticides : parmi les femelles qui se reproduiront, il y aura celles qui ont eu de la chance, mais il serait naïf de croire qu’il n’y en aura pas quelques unes, ne serait-ce qu’une sur quelques milliards, qui soit capable de détecter la stérilité des mâles, ou tout simplement qui ait un comportement reproductif qui minimise le risque (partenaires multiples ?), tout comme il est apparu successivement des moustiques résistants à toutes les molécules que nous avons inventé. Ce type de souche, qui peut commencer par un individu, sera sélectionné par un traitement global, à moins de préserver des îlots « source » où on ne combat pas les moustiques (pour polluer génétiquement les souches résistantes), chose impossible ici. La probabilité est donc forte pour que cette stratégie de lutte devienne de moins en moins efficace avec le temps. Ceci dit, sachant que les insecticides doivent être renouvelés tous les 5 ou 10 ans actuellement pour contourner les résistances, il apparaît aujourd’hui que le panel de molécules chimiques utilisables (et pas trop dangereuses) n’est pas infini. On comprend donc pourquoi on est contraint de se tourner vers ce genre de stratégies, mais bien sûr on ne fait que repousser le problème pour un peu plus tard. Derrière le « tendre à disparaître » il faut comprendre qu’on va simplement diminuer leur nombre de manière provisoire… En attendant, il y en a qui s’en mettent plein les poches.



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