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Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Alimentation - santé - eau » L’Europe s’inquiète du bien-être des animaux destinés à l’abattoir
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L’Europe s’inquiète du bien-être des animaux destinés à l’abattoir

Chaque année, environ 360 millions de porcins, d’ovins, de caprins et de bovins, de même que plusieurs milliards de volailles, sont conduits dans les abattoirs de l’Union européenne. Destinés à alimenter le commerce de la fourrure, quelque 25 millions d’animaux supplémentaires suivent le même chemin.

De tels chiffres ne peuvent que générer un trafic massif dont l’ampleur laisse peu de place à la prise en compte du bien-être des animaux.

Pour remédier à cet état de fait, la Commission européenne a présenté jeudi une proposition de règlement imposant aux abattoirs certaines dispositions destinées à limiter les souffrances des animaux. Les exploitants devront dès lors mettre en place des « modes opératoires normalisés pour garantir une utilisation correcte et fiable des normes relatives au bien-être des animaux ». Par le passé, ils étaient déjà soumis à une « méthodologie » similaire. Néanmoins, connue sous le nom de « système HACCP (analyse des risques et maîtrise des points critiques) », la version initiale avait pour unique vocation de satisfaire à des exigences de sécurité alimentaire.

S’attachant à limiter les douleurs infligées lors des phases de pré-abattage et de mise à mort, le projet de règlement prévoit deux mesures clés à destination de l’exploitant. D’une part, celui-ci sera tenu d’évaluer l’efficacité des méthodes d’étourdissement mises en pratique afin de s’assurer que l’animal n’ait pas repris connaissance avant l’abattage. Pour chaque technique d’étourdissement, les obligations actuellement en vigueur seront « actualisées » via la prise en compte des avis scientifiques les plus récemment émis. Dans cette optique, des changements techniques liés à « la construction, la configuration et l’équipement des abattoirs » devront être envisagés.

Par ailleurs, chaque exploitation devra se doter d’un « responsable du bien-être des animaux », lequel veillera au bon respect des mesures imposées. Seuls les abattoirs de petite taille seront dispensés de cette dernière mesure.

De leur côté, les fabricants de matériel d’étourdissement devront obligatoirement fournir les instructions nécessaires au fonctionnement et à l’entretien de leurs équipements.

Egalement concerné par la présente proposition, le personnel en charge des animaux devra être en mesure de présenter un « certificat de compétence ». Géré par des organismes agréés, celui-ci validera un examen indépendant et sera valable pour une durée n’excédant pas cinq ans. En parallèle, des « centres nationaux de référence sur le bien-être animal » verront le jour. Ils serviront d’ « appui technique » mis à disposition du personnel des abattoirs.

Le dernier volet abordé concerne plus particulièrement les animaux abattus dans un contexte d’alerte sanitaire. Ainsi, les abattages effectués pour lutter contre la propagation de certaines maladies (fièvre aphteuse, grippe aviaire…) devront être minutieusement encadrés et bénéficier d’une meilleure transparence en direction du public.

Si ce texte constitue une certaine avancée en matière de reconnaissance de la sensibilité animale, un point d’ombre majeur demeure quant au sort réservé aux animaux abattus à des fins religieuses. Rituel fondamental au sein des communautés juives et musulmanes, l’abattage par la saignée sans étourdissement préalable est, en l’absence de mention contraire, maintenu. Bien qu’il s’agisse d’une question épineuse, cette omission assure encore à de nombreux animaux une fin pénible.

Cécile Cassier

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commentaires sur cet article - Univers Nature

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Commentaires
Tam biêt
21 septembre 2008 - 0 h 00 min

Désolée…. Madame Cassier…. le titre contient un mot plutôt inapproprié (« bien-être ») mais, en lisant la suite de votre article bien documenté, comme tout ce que vous écrivez, j’ai été rassurée au sujet du fond de votre pensée.
Je voudrais ajouter :
. J’ai connu un homme qui avait choisi de travailler dans un abattoir « par plaisir »… Ne devrait-on pas faire passer des tests de « non sadisme » à ceux qui envisagent d’entrer dans cette terrible carrière? (Tant qu’elle existera…)
. Le transport de chevaux depuis la G.B…. (entre autres) (où l’on adore les chevaux et où on ne les mange pas (N’est-il pas??????)…vers le sud de l’Europe où ils sont abattus… loin des yeux et du coeur de ceux qui les aiment (???!!!)… Qui pourra dénoncer cela ?
Le passage « à vif » dans des broyeurs géants des petits canards pour faire évidemment un produit vendable.. aliments pour animaux(?) (je ne sais plus si ce sont les petits mâles ou les petites femmelles qui y passent)car ils ne sont pas aptes à être élevés pour faire du foie gras… (un article sur cela s’il vous plaît!). (On souffre moins en mourant à la naissance ????).
Enfin, je recommande à tou(te)s de lire l’article écrit par Mr BUI Doan, paru dans le N.OBs. du 8 au 14 mai 2OO8. « FRèRES HUMAINS, DEVENEZ VéGéTARIENS! » Sans larmes inutiles, BUI Doan explique, point par point, pourquoi dans l’intérêt de la survie de la planète et de ses habitants, il faut cesser de polluer avec l’élevage intensif et la consommation par de pauvres ruminants (et autres) des protéines qui pourraient nourrir directement et suffisamment le genre humain.
Désolée, cette fois-ci d’avoir écrit si longuement. TAM BIÊT!! = A Bientôt! Joséphine


fée
21 septembre 2008 - 0 h 00 min

erreur de manoeuvre…
Tolstoi disait à juste titre « tant qu´il y aura des abattoirs, il y aura des champs de bataille ».
L´idée de faire subir à des etres sensibles comme le sont nos frères animaux des souffrances indescriptibles a fait de moi une végétarienne.
Quand il s´agit de les utiliser justement pour leur sensibilité ils rentrent dans un contexte d´accompagnement psychologique: maisons de retraites, prisons, enfants souffrant d´autisme etc..
Il semble que peu se soucient de l´aspect hautement contradictoire de cette approche.
Pour moi c´est honteux.
Mon espoir: un jour toute cette tuerie sanguinaire cessera.


phigoudi
21 septembre 2008 - 0 h 00 min

… et il semble illusoire de le faire changer d’avis !


JeanPhir
22 septembre 2008 - 0 h 00 min

La sensibilité des animaux n’est pas à comparer avec la sensibilité humaine même si elle peut être proche concernant les mammifères les plus évolués sur le plan cérébral. Pour qu’un canard soufre il faudrait d’abord qu’il ait les structures cérébrales qui le permettent, un néocortex en particulier, et ce n’est pas le cas. Ceux qui disent que l’on ne peut pas se mettre à leur place oublient que leur remarque est valable aussi quand ils écorchent vif une carotte : ce n’est pas parce que ses cellules ont de la cellulose et des vacuoles en plus que ce ne sont pas des êtres vivants. La preuve, c’est la manifestation de stress chez les végétaux quand leur milieu est altéré… Donc, ce qui les gênent c’est plutôt de voir des êtres vivants mobiles capables de manifester quelque chose que l’on peut apparenter APPAREMMENT à une expression ou un sentiment humain. L’arrachage vivant des éponges dans la mer ne leur pose strictement aucun problème.
Ce n’est pas non plus parce que tous les Européens seront végétariens que ceux qui meurent de faim mangeront plus… Ce régime d’ailleurs pose quelques problèmes médicaux qui demandent de bonnes connaissances pour être résolus. Les végétariens que j’ai pu rencontrer jusqu’à présent ne m’ont pas semblé, en général, péter la santé…
Nos canines ne sont pas là non plus pour consommer des plantes. Finalement, il n’y aurait donc plus que les animaux qui auraient le droit de consommer de la viande ?

Ce n’est, bien sûr, pas une raison pour avoir des comportement barbares et traiter les animaux comme des objets inertes et cette décision est un réel progrès. Toutefois, ils ne se soucient guère du transport des animaux…


Tam biêt
22 septembre 2008 - 0 h 00 min

Merci FéE!!!! Malgré le caffouillage « en ligne »… j’ai tout compris et je vous remercie.
(Venez un jour partager quelques repas végétariens chez moi).
Demandez mon @mail à Univers-Nature….

Jean Phir… Loin de vouloir entamer une polémique,je veux cependant préciser ce qui suit :
*Je suis végétarienne depuis vingt cinq ans et je suis en excellente santé, active intellectuellement et physiquement. (Vous-même, allez-vous chez le »toubib »?… Etes-vous une personne calme?)
* Avant d’affirmer d’une façon péremtoire que le végétarisme ne changera rien à la faim dans le monde, documentez-vous honnêtement. (pour un bon début, lisez l’article de Mr BUI Doan -N° du Nouvel Observateur déjà cité dans ma première réponse.

* L’argument de la carotte assassinée est un lieu commun avancé par tous les carnivores humains
* les animaux carnivores ont été programmés ainsi par la Nature qui, il faut le reconnaître, n’est gère tendre… mais, nous, humains, nous AVONS LE CHOIX de manger des cadavres frais ou des légumes frais…
* Et enfin, l’arrachage des éponges me pose effectivement problème. Je n’utilise que de vieilles chaussettes pour nettoyer chez moi!!!!
Pour conclure : les gens sensés et sensibles sont capables de changer d’avis surtout si c’est pour accomplir un geste généreux et humaniste.
Tam biêt = A bientôt. Joséphine Hô


mat1980
23 septembre 2008 - 0 h 00 min

Univers-nature : http: //www.univers-nature.com/infcontrib/actuc.cgi?idactu=3365

avant tout je crois que c’est une histoire de surconsommation et de gaspillage général… de caprice luxueux de l’homme capitalisme…

Trop de consommation… trop de gaspillage de pauvre bête… pour rien

pour ma part, je ne vais pas le cacher j’aime la viande, le foie gras, le bon poisson, les super bons légumes… mais je fais le choix d’en manger une fois de temps en temps…

Oui, l’homme des pays développés à quelque peu oublié que cette nourriture se gagne avec le temps, et que la qualité ne va pas avec la quantité.
J’ai fais le choix de manger des produits régionaux, de chez le fermier, d’aller au marché, de connaître mes commerçants et de là mes produits. Je sais que les poulets que j’achète ont une vie saine. J’achète mes œufs en regardant le numéro et leur origine (pour ceux qui ne le savent pas encore, premier chiffre sur l’œuf 0 et 1 -> plein air (0=bio), 2 et 3 industriel et honte à nous).

Et si les gens arrêtaient les excès et recommençaient à avoir conscience de ce qu’il mange… s’il y avait juste un peu de respect envers ce que nous donne la nature… là on ferait un pas en avant… là on aurait peut être une discussion qui ferait avancer le schmilblique.

Le mieux serait une politique économique régionale forte par rapport au pays, avec un tracé des produits et une proximité de commerce pérenne… un jour peut être (Gros Soupir)


catie
26 septembre 2008 - 0 h 00 min

« Ce n’est pas non plus parce que tous les Européens seront végétariens que ceux qui meurent de faim mangeront plus »… Et bien SI ! puisque pour produire une calorie carnée on a consommé 5 à 6 calories végétales : en gros la nourriture qui a servi à élever une volaille qui nourrit 4 personnes en aurait nourri 20.


taiga
28 septembre 2008 - 0 h 00 min

pas envie d’entrer dans la polémique, seulement une vidéo à proposer pour ceux qui veulent la visionner jusqu’au bout et s’informer :
http://www.youtube.com/watch?v=0gnmGRIrNQE
22 minutes pour tenter d’ouvrir nos consciences.


Cris
29 septembre 2008 - 0 h 00 min

Tam biêt, ce sont les femelles des canards destinés au gavage qui sont broyées ou étouffées juste après le sexage. Leur foie est jugé trop veineux.
Et comme les animaux en question ne sont pas à proprement parler élevés (ils n’ont pas le temps d’être nourris une seule fois) ni conduits à l’abattoir, ils ne sont pas considérés comme des animaux de rente et donc non pris en compte par les mesures sur l’abattage. Donc pas d’étourdissement ou autre mesure.



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