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Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Alimentation - santé - eau » Jeunes enfants guadeloupéens : une génération nourrie au chlordécone ?
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Jeunes enfants guadeloupéens : une génération nourrie au chlordécone ?

En 2007, le professeur Belpomme révélait la très forte pollution aux pesticides dont était victime la Martinique. Un insecticide en particulier, le chlordécone, fut massivement employé pour lutter contre les charançons dans les bananeraies de Martinique et Guadeloupe. Bien qu’interdit en 1993 dans les Antilles, le chlordécone est très persistant et bioaccumulable. Aussi, est-il encore présent dans les sols, initialement utilisés pour la culture bananière, et désormais dévolus à la culture vivrière. Cette pollution résiduelle laisse craindre la présence potentielle de chlordécone dans certaines denrées végétales ou animales, ainsi que dans les eaux de certains captages.

Depuis 2002, l’Anses (1) est chargée d’évaluer les risques alimentaires liés au chlordécone. Le 12 septembre dernier, elle a publié les résultats d’une enquête sur les habitudes alimentaires des enfants guadeloupéens âgés de 18 mois. L’objectif était de mesurer l’exposition potentielle au chlordécone via l’alimentation, durant la phase de diversification alimentaire. En terme d’exposition chronique, les niveaux d’exposition estimés des enfants guadeloupéens, âgés de 18 mois, ne dépassent pas la limite tolérable au plan toxicologique. Ils sont moins élevés que ceux précédemment estimés pour des tranches d’âge supérieures. Toutefois, cela s’explique par la spécificité du régime alimentaire des jeunes enfants, qui repose encore à 68 % sur la consommation de lait. Contrairement au reste de la population, ces enfants consomment donc pas ou peu les aliments susceptibles d’être contaminés par le chlordécone.

En terme d’exposition à court terme, des dépassements de la limite tolérable ont été observés pour le dachine (2). Selon l’Anses, ces dépassements s’observent uniquement lorsque cet aliment est contaminé aux valeurs les plus élevées, observées avant l’entrée en vigueur de la réglementation établissant des teneurs maximales dans les denrées. Plus largement, l’exposition la plus forte s’observe chez les enfants âgés de trois à cinq ans. Mais loin de faire valoir le principe de précaution, l’agence estime trop restreintes les données sur les habitudes alimentaires de cette classe d’âge. Dans le cadre du plan chlordécone 2 (2011-2013), elle appelle ainsi à la recherche de « données complémentaires sur des effectifs plus importants afin de mieux caractériser l’exposition de cette population ». De son côté, l’Inserm (3) étudie actuellement l’éventuel impact du chlordécone sur le développement de l’enfant. A la lumière de ses prochaines conclusions, l’Anses se réserve le droit de réévaluer le risque lié à l’exposition des enfants à cette substance.

Cécile Cassier
1- Agence nationale chargée de la sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail.

2- Egalement appelé madère ou chou de Chine selon les régions, le dachine est un tubercule à forme allongée ou arrondie.

3- Institut national de la santé et de la recherche médicale.

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 19 septembre 2011 à 12:00

3131 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 1999
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Commentaires
rose
22 septembre 2011 - 0 h 00 min

Selon le même professeur Belpomme cette contamination au chlordécone perdurera dans les Antilles françaises pendant environ 600 ans, donc ce scandale sanitaire n’en est qu’à ses débuts.
Les populations de Martinique et de Guadeloupe, notamment, risquent d’être décimées par des cancers directement imputables au chlordécone encore de longues années.
Mais les principaux responsables, les autorités politiques et sanitaires (qui dépendent des premières), ne sont eux jamais inquiétés. Et on répand toujours plus de poisons dans notre environnement. Qu’importent les conséquences, pourvu que ça soit lucratif.


marseille42
22 septembre 2011 - 0 h 00 min

Bien d’accord, Rose. Le pognon est ce qui préoccupe encore et toujours nos dirigeants en s’asseyant sur la santé publique. Sinon, autoriseraient-ils que notre alimentation soit aussi nocive et notre air, notre environnement pollué ? Mais qui élit les dirigeants, les parlementaires qui rédigent et votent les lois sinon les électeurs des pays dits démocratiques? C’est donc un choix du court terme au mépris de l’avenir de leurs enfants que les Occidentaux, dans l’ensemble, préfèrent. Et, avec les moyens actuels, ils sont informés…à condition de vouloir l’être. Mais il n’est pire sourds que ceux qui ne veulent pas entende



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