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Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Alimentation - santé - eau » Extraction d’or en Amazonie: les scientifiques tirent la sonnette d’alarme
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Extraction d’or en Amazonie: les scientifiques tirent la sonnette d’alarme

Depuis la hausse des cours de l’or, l’orpaillage a été démultiplié et menace l’environnement dans de nombreuses régions du monde. Principal eldorado des prospecteurs, les rivières amazoniennes payent depuis plusieurs années un lourd tribu à l’extraction d’or. Jusqu’alors décrié principalement par les écologistes, cet état de fait a été dénoncé mardi par la principale association internationale de scientifiques du monde tropical (Association for Tropical Biology and Conservation – ATBC). Dans un communiqué, l’association estime que ‘La situation a atteint des proportions critiques particulièrement en Guyane française, au Guyana, au Surinam, au Vénézuela et au Brésil’. Selon ATBC, ‘Des dizaines de milliers de chercheurs d’or artisanaux ont envahi les parcs nationaux et réserves naturelles, où ils dégradent les fleuves et rivières, contaminent les eaux au mercure (utilisé pour agglomérer l’or), se livrent au braconnage, détruisent la forêt et menacent les populations locales indiennes’. L’association, à l’instar de nombreuses associations locales, appelle les différents gouvernements concernés à agir rapidement.

La Guyane française fournit une bonne illustration de la situation en Amazonie. Début 2004, les autorités de gendarmerie reconnaissaient officiellement la présence d’environ 10 000 travailleurs clandestins dans les camps d’orpaillage et la présence d’une trentaine de barges flottantes sur le fleuve Approuague, pratiquant un orpaillage désastreux pour l’environnement, la santé et la sécurité des biens et personnes.

Au-delà des discours et des opérations ‘coup de poing’ de la Gendarmerie (destruction des villages clandestins…), le laxisme de l’Etat fait que la Guyane, un des territoires à la biodiversité la plus importante de la planète, a la plupart de ses fleuves pollués par l’activité aurifère illégalle, avec des conséquences désastreuses sur l’environnement (rejets de mercure, cours d’eau asphyxiés par les boues rejetées…).

La santé publique n’est pas reste, à titre d’exemple, plus de 65 % des amérindiens du Haut Maroni sont au-dessus du taux limite de mercure fixé par l’organisation mondiale de la santé (OMS), 5 à 10 tonnes de ce métal étant déversées chaque année dans les rivières guyanaises. En outre, en multipliant les bassins d’eau, l’extraction de l’or favorise également la pullulation des moustiques et l’arrivée du paludisme dans une région qui en était exempte.

L’insécurité est à la hausse avec des conflits entre les orpailleurs clandestins et la population locale, tandis que les vols et dégradations suivent la même courbe, y compris au sein des réserves naturelles (en 2004, un centre du CNRS a été pillé, représentant une perte de 75 000 euros de matériel).

Si l’association appelle les gouvernements à mettre un terme à l’orpaillage illégal dans les espaces protégés, la superficie du terrain et la faiblesse des moyens engagés est en faveur des exploitants clandestins. Même si la France a interdit l’utilisation du mercure en Guyane, à compter de 2006, l’expérience du Vénézuéla, qui a déjà adopté cette mesure, montre que cela ne sera assurément pas suffisant pour stopper une activité ‘florissante’ dans ces terres reculées où la loi du plus fort s’impose.

Alex Belvoit

Photo barge d’orpaillage sur une rivière © CNRS-LEESA-Université Bordeaux 1

Photo aérienne d’un site d’orpaillage © CNRS-LTHE, Photo : Jean-Paul Gaudet

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 05 janvier 2005 à 12:00

3131 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 1999
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