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Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Alimentation - santé - eau » Eau potable : une denrée rare en Eure-et-Loir
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Eau potable : une denrée rare en Eure-et-Loir

En septembre 2009, M. Jean-Jacques Brot, alors préfet de l’Eure-et-Loir, avait fait part de ses inquiétudes quant à l’approvisionnement problématique en eau potable, lors du Congrès des maires du département réunis à Châteaudun. Présentant l’eau potable comme une denrée rare en Eure-et-Loir, il expliquait alors que près de 100 communes, soit un quart des communes du département, ne délivraient pas une eau réglementairement conforme au titre des nitrates ou des pesticides. De par la diversification des approvisionnements, cela impliquait que toute la population de ces communes était touchée. Plus inquiétant encore, la situation continuait à se dégrader, le nombre de communes dans cette situation étant une augmentation constante. A cette époque, l’Eure-et-Loir était, en effet, en tête des départements de la région pour la qualité dégradée de son eau, 87 % des non-conformités aux nitrates de la région Centre se concentrant dans le département. Au plan national, en 2008, l’Eure-et-Loir représentait l’un des deux départements concentrant à eux seuls 75 % des restrictions de l’usage de l’eau liées aux pesticides. Illustratifs de cette situation préoccupante, plusieurs captages délivrant une eau potable durent être interrompus, après que les tests permanents qui y sont pratiqués aient révélé une dégradation de l’eau fournie.

En octobre 2010, la question de l’eau potable en Eure-et-Loir était toujours aussi problématique. Ainsi, à la veille d’une visite du président de la République à Bonneval (28), M. Claude Térouinard, maire de Chatillon-en-Dunois, affirmait que 40 000 personnes en Eure-et-Loir consomment encore une eau non conforme. Pour ce dernier, la réalisation des interconnexions de distribution d’eau nécessiterait un investissement de 100 millions d’euros sur dix ans, le renouvellement des canalisations nécessitant, quant à lui, un investissement estimé à 200 millions d’euros en vingt ans. Selon l’élu, pour atteindre ces objectifs, les communes, les agences de l’eau et le conseil général devraient investir 20 millions d’euros par an.

Selon l’association Eau secours 28 !, en automne 2010, des responsables du Conseil général d’Eure-et-Loir et du ministère de l’Ecologie admettaient en aparté que la reconquête de la qualité des eaux en Eure-et-Loir « engageait à une mutation radicale des pratiques agricoles sur 20 % de la surface agricole utile (SAU) du département ». Mais si cette piste visant à appréhender le problème en amont, et non plus seulement ses effets, a été abordée, l’échéance de 2015, fixée aux Etats membres par la directive cadre européenne sur l’eau d’octobre 2000, semble bien difficile à relever. En effet, selon cette directive, à cette date butoir, l’eau devra être aux normes sous peine de sanctions financières à l’encontre de l’Etat français.

Cécile Cassier

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 11 février 2011 à 12:00

3131 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 1999
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Commentaires
lea
12 février 2011 - 0 h 00 min

Si on comprend bien, dans le cas où rien n’est fait, (on vient d’assister à la diminution des aides à encourager l’agriculture biologique) nous allons continuer à nous empoisonner, et nos impôts, au lieu de servir à favoriser un changement de pratiques serviront à payer des sanctions financières imputées à l’état français. Ce sont les vrais responsables qui devraient être sanctionnés, ceux qui ne tiennent pas leurs engagements.


opaque
12 février 2011 - 0 h 00 min

Notons que 200 millions d’euros, c’est un tramway en moins,ou pire,50km de rocades non réalisées…

Les élus français découvrent bien tardivement le problème des pesticides et autres pollutions agricoles: d’ici à ce que le législateur s’en péocuppe, il faudra attendre que notre bon président se fende d’une déclaration en faveur des victimes, pardon,je voulais dire fustigeant la fatalité de notre système économique, qui ne peut se passer de Bayer, Monsanto et consorts…A moins que la FNSEA devienne subitement écologiste,ce qui précipiterait le processus démocratique vers la fin de la dictature…

Et que pensent donc nos élus des toilettes sèches, des stations d’épurations naturelles,de la gestion publique de l’eau douce ,sans chlore,sans taux de calcaire à 70%, de l’interdiction des bouteilles en plastique au profit du verre consigné..
de l’eau vive qui se boit à la source aussi polluée qu’à l’embouchure ?


dautreville
12 février 2011 - 0 h 00 min

bientot les regionnales … verras t-on EURE ET LOIRE voter vert à 99% ?
et ceux ci au lieu de se battre pour 2012 à savoir qui ils vont mettre comme candidat devoilé un programme ou ils diront franchement qu’ils veulent des le premier jour interdir les pesticides OGM et autres saloperies que l’on deversent a longueur d’année et tant pis si on exportent plus de denré agricoles et de l’eau et on vivra d’amour et d’eau fraiche!!


PNEUSLIC
13 février 2011 - 0 h 00 min

Nous sommes vraiment dirigés par des incapables !
l’agriculture d’aujourd’hui fait des agriculteurs empoisonneurs que l’on à formater pour servir l’industrie chimique en leur faisant croire que toujours plus de rendement était la seule solution de survie pour eux et l’humanité !et on importe d’Amérique du sud ,d’Afrique , d’Asie (bonjour la pollution ! ) des denrées à bas coup qui concurrencent directement nos producteurs qui pollueront encore plus pour essayer de s’en sortir.
En plus de l’eau non potable,les terres meurent, on mange de la merde ;
- merci aux chercheurs « scientifique » (qui seraient plus utile au chomage ):
-Depuis 1950, des chercheurs mesurent le contenu nutritionnel de l’alimentation. À côté des glucides, protides et autres lipides, la présence de micro-nutriments – vitamines, minéraux, oligo-éléments, acides gras et acides aminés – est indispensable à notre santé. Or dans les années 1950, manger une banane, une orange et une pêche, suffisait pourvoir les à « apports journaliers recommandés » (AJR) d’une personne en vitamine A. Aujourd’hui, vu les teneurs en nutriment, il faudrait 5 bananes, 10 oranges, et 26 pêches pour avoir sa dose de vitamine A ! C’est ce que révèle une étude menée au Canada en 2002 et publiée par le premier quotidien du pays, The Globe and Mail, et la chaîne de télévision CTV News. Cette étude compare les tableaux de nutriments publiés à différentes époques, avec les taux de vitamines et minéraux contenus dans 25 fruits et légumes.
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corsica
13 février 2011 - 0 h 00 min

tiens! on vient de s’apercevoir que l’eau est polluée en france, ce sont les agriculteurs les coupables, sans avoir rien à redire à cela! pas responsables alors…. quand va t on comprendre qu’il faut arrêter l’intensif et surtout comprendre qu’on est encore une fois trop nombreux sur cette planète.


vivi
18 février 2011 - 0 h 00 min

j’ai bien peur que nos élus ne soient tous corrompus par les industriels de l’agro-alimentaire, et je crois que bien sûr ils sont au courant des problèmes engendrés par les pesticides et la culture intensive, mais ils répondent à la logique du toujours plus et du profit, le reste passe au second plan! Nous sommes malheureusement passés dans l’ère de la finance…tout est permis dès lors que ça rapporte, et peu importe les dégâts collatéraux…
on le voit bien aujourd’hui et cela mondialement, ça n’est même plus une histoire locale ni même nationale !
la seule issue est le combat individuel et en associations et/ou collectifs de citoyens….
l’eau, les cultures, l’élevage industriel, la mal-bouffe, les maladies dégénératives, les cancers, les industriels de pharmacologie tout est lié et tous rapporte de l’argent et beaucoup d’argent à bon nombre de spéculateurs…..



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