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Donner une seconde vie aux médicaments obsolètes

C’est un fait reconnu de tous, la France est l’un des pays les plus gourmands en matière de consommation médicamenteuse. Souvent perçue comme une mauvaise habitude, cette inclination pour la solution médicamenteuse implique également un volume accru de déchets, les médicaments obsolètes venant enrichir nos collections pharmaceutiques personnelles.

Pourtant, depuis la loi 2007-248 parue au J.O. du 27 février 2007, les pharmaciens ont l’obligation de prendre en charge les médicaments périmés ou inutiles. Une mission qui n’est pas négligeable alors que les déchets issus de médicaments représenteraient environ 70 000 tonnes par an, soit 0,3 % des déchets ménagers et 1 % des déchets d’emballages ménagers, d’après l’organisme de collecte Cyclamed. Il s’agit à 90 % d’emballages, composés de papiers et cartons (notices…), de verre (ampoules, flacons…), de plastique (blisters, tubes…) et d’aluminium (tubes, blisters, bombes aérosol…).

Or, il semble que les consommateurs soient de plus en plus nombreux à adopter la démarche consistant à ramener les Médicaments Non Utilisés (MNU) à leur pharmacien. Une tendance qui n’est pas sans lien avec les importantes campagnes publicitaires menées notamment par le dispositif Cyclamed, rassemblant l’ensemble des acteurs de la profession pharmaceutique. En effet, après trois années de baisses successives de 7 % par an environ de la valorisation énergétique des MNU, de vastes campagnes d’information ont été initiées en 2008. Reconduites en 2009, elles se déclinent sous la forme de lettres d’information destinées aux professionnels, d’affiches dans les pharmacies et de bandes dessinées dans les cabinets médicaux promouvant l’effort de collecte. En outre, de nombreux spots publicitaires télévisés furent diffusés sur certaines chaînes hertziennes et TNT du 6 au 27 décembre 2008, initiative devant être reconduite en 2009.

Au final, en 2008, 12 530 tonnes de MNU ont été collectées par les pharmacies françaises et stockées par les grossistes répartiteurs avant valorisation, représentant une hausse de 2,4 % par rapport à l’année 2007. Sur ce chiffre, 12 311 tonnes ont fait l’objet d’une récupération énergétique. D’après Cyclamed, celle-ci est réalisée par l’intermédiaire de 53 incinérateurs, déclarés conformes aux normes environnementales, ayant pour fonction de récupérer l’énergie sous forme de chaleur et/ou d’électricité.

Les 219 tonnes restantes sont à mettre sur le compte de la redistribution humanitaire, laquelle visait, jusqu’à récemment, à faire bénéficier les populations les plus défavorisées des médicaments non utilisés. Mais ce système de redistribution a pris fin le 31 décembre 2008, suite à la mise en application d’une décision parlementaire prise début 2007.

Outre un intérêt environnemental justifié par la valorisation énergétique et la limitation de la pollution chimique via une élimination maîtrisée, le succès croissant de la collecte des MNU répond également à un souci de sécurité, les pharmacies des ménages représentant une source permanente d’accidents domestiques. D’après une enquête menée auprès du grand public par l’Institut Louis Harris (LH2), les trois quarts des Français déclarent, aujourd’hui, ramener leurs MNU en pharmacie. Ces trieurs sont plutôt localisés dans les petites agglomérations, en province et, plus particulièrement, dans le Nord et le Sud Ouest du territoire. Ce retour est systématique chez 57 % et fréquent chez 19 % des trieurs. En outre, sur la part des Français ne déposant pas leurs MNU en pharmacie, 88 % se disent prêts à le faire alors que, parmi ceux qui le font déjà, 99 % se déclarent prêts à continuer. Si on peut saluer cette bonne volonté affichée, la meilleure façon d’éliminer ces déchets reste encore d’en réduire la consommation en amont.

Cécile Cassier

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 29 avril 2009 à 12:00

3131 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 1999
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Commentaires
jp
30 avril 2009 - 0 h 00 min

Je suis un peu dubitative sur ce sujet. En effet, il y a déjà 2 ou 3 ans que j’ai commencé à faire ce tri, en apportant consciencieusement mes médicaments périmés, puis mes boites et cartonnages à mon pharmacien. J’ai été surprise de sa surprise. Et de sa réponse évasive. Etait-ce trop tôt? Je ne le fais plus. Mais je vais recommencer, pour voir. Quand aux médicaments eux-mêmes, j’ai été déçue de la disparition de l’association locale humanitaire chargée de rassembler puis d’envoyer des médicaments recueillis dans les pays qui en ont besoin.
Oui, moins consommer de médicaments, et moins consommer de tout. C’est tout notre système de consommation qui devrait changer,  »décroitre ».
jp


Linotte
30 avril 2009 - 0 h 00 min

Hahahahahahaha
Le lobby pharmaceutique va sûrement lancer une campagne dans le sens de la réduction de la consommation, en s’appuyant (comme d’hab) sur les médecins et les politiques sanitaires publiques…



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